Cannabis et corruption, un vrai bordel.

En un rien de temps, l’histoire des 4×4 de hautes personnalités bien basses qui transportaient des kilos de chanvre a fait le tour des réseaux sociaux avec les numéros de voiture en prime. Voilà donc ce qu’est devenu notre pays, suite logique de toutes ces gabegies, de ces abus de pouvoirs, de ces impunités qui constituent les caractéristiques principales des personnalités politiques et qui poussent tout le monde à vouloir absolument être dans les sphères du pouvoir quitte à retourner vingt mille fois leur veste.

En effet, ceux qui roulent dans les 4×4 vitres fumées, ceux qui veulent absolument les passeports diplomatiques, les gardes du corps, les crédits téléphone, les indemnités, les immunités demandent tous ces avantages dans cet océan de malheur dans un objectif inavoué : pouvoir s’en donner à cœur joie dans les trafics en toute impunité.

Lorsque le Président comme une incantation sautille en parlant de lutte contre la corruption, il le sait certainement qu’il est juste pathétique car la population sait que la première lutte anti-corruption doit être menée dans les hautes sphères du pouvoir.

Lorsque le premier Ministre dit que le pays n’a pas les moyens de satisfaire toutes les revendications des syndicats, il le sait probablement qu’il ment comme un arracheur de dents dans la mesure où l’Etat a les moyens d’acheter des voitures rutilantes neuves à tous les hauts dignitaires qui au final n’ont de «haut» que de titre et que l’Etat a les moyens de verser des indemnités faramineuses à ces mêmes personnes pour ne rien faire sinon bénéficier de la fameuse immunité qui signifie impunité.

Lorsque des voitures 4×4 avec les cocardes se font arrêtées transportant des produits illicites, il est évident que finalement ces incessantes demandes d’immunité et autres inepties ont pour unique objectif de permettre à ces personnes de mieux violer sans honte ni vergogne les lois en vigueur.

Lorsqu’on parle de trafic de bois de rose, de trafic d’or, etc, la population sait pertinemment bien que les seuls responsables sont les détenteurs de ces immunités, champion de l’impunité et qui malheureusement sont ceux qui détiennent le pouvoir à Madagascar. On ne s’étonne donc pas finalement que tous, les uns autant que les autres, cherchent absolument à détenir le pouvoir pour pouvoir exclusivement s’en donner à cœur joie dans les trafics en tous genres et faire l’apologie de l’impunité.

Les lois sont faites pour qui au fait dans ce pays ?

Anaïs T. LGDGI. 

Tranonjaka Jack à NDAO HANDALINA POLITIKA AVO LENTA

Vaovao marina avy any Ihosy. Ireo ny sarin’ireo fiara 4*4 efatra tratra tao ihosy: 0623 TBA, 0280 TAU, 5370 UC, 5699 TAD, izay nohofainio lehilahy @ sary io v( Atoa SAMBO monike, tomponireo rongony tratra tao Ihosy).

– 

Tohinin’ny resaka rongony tratra tao anaty fiara-na manam-pahefana

Mahakasika ireo rongony kosa, dia nodorana teny amin’ny gara ny atoandro teo natrehin’ireo manamboninahitra teto antoerana, ny Procureur sy ny substitut, ny commissaire, ny solotenan’ny Faritra sy ny Ben’ny Tanàna ary ireo mpanao gazety ».

Source : Région Ihorombe. G Valosoa.

Scandale médiatique – L’Assemblée nationale une nouvelle fois éclaboussée

 

07.05.2016 |

La session ordinaire de l’Assemblée nationale s’ouvre sous les auspices d’un scandale de trafic de stupéfiant et d’escroquerie. Dès le départ donc, l’image de l’institution est, une nouvelle fois, écorchée.

Tourmente. A peine la première session ordinaire de l’année ouverte, voilà que l’Assemblée nationale est, à nouveau dans l’œil du cyclone médiatique pour cause de scandale judiciaire. Un dossier de trafic de chanvre et un autre concernant une escroquerie d’envergure viennent animer la rentrée des classes de députés. Ces derniers dont l’image est déjà sensiblement entachée par les multiples affaires douteuses et autres altercations politiques de l’année passée.

Cette semaine, en effet, deux affaires judiciaires éclaboussent l’institution de Tsimbazaza. Mercredi, il y a eu la saisie de cent trente sacs de chanvre à Ihosy, une lourde cargaison transportée par quatre véhicules tout terrain, tous munis de cocardes pour éviter les fouilles systématiques des agents de circulation. En début de semaine, par ailleurs, des opérateurs économiques locaux affirmant avoir été escroqués par une députée, pour cause de contrat d’importation de marchandises en provenance de la Chine, non exécuté, ont bombardé la plupart de la presse privée de la capitale de leur demande de réparation.

Un ministre, mais aussi, un député sont fortement éclaboussés par l’affaire de stupéfiants saisis à Ihosy. Hier, Tondraha Razaha, député élu à Toliara s’est exprimé devant la presse révélant qu’en fait, selon ses dires, la personne impliquée dans le dossier n’est autre que son assistant parlementaire. « Je l’ai immédiatement limogé », affirme-t-il, tout en affirmant ne rien avoir dans le dossier. L’assistant parlementaire limogé donc, serait, par ailleurs, un neveu de Jean de Dieu Maharante, ministre de la Fonction publique et partage le même nom de famille avec le membre du gouvernement.

Immunité

La députée accusée d’escroquerie reste, jusqu’ici, muette. Quoi qu’il en soit, à peine la session entamée, voilà que la Chambre basse est, de nouveau, ébranlée par des affaires judicaires. En 2015, en effet, les élus de Tsimbazaza ont été pointés du doigt, soupçonnés d’acte de corruption ayant lien avec les frondes contre l’Exécutif. Il y a, aussi, le bras de fer entre le député Niarisy Mara et les forces de l’ordre autour d’un cas de rapt de bovidé et de détention d’armes non autorisées, à Ankazoabo Atsimo.

Dans le dossier de saisie de la grosse quantité de chanvre à Ihosy, le gouvernement est, aussi, secoué. Ce dernier reste, pour l’heure, stoïque. Du côté de l’institution législative, toutefois, des députés sont, particulièrement, remontés et réclament la vérité sur l’affaire de trafic de stupéfiant, notamment. Visiblement, plusieurs élus sont lassés d’être amalgamés dans des affaires douteuses, voire criminelles. Du côté du bureau permanent de l’Assemblée nationale, toutefois, la prudence est de mise.

« Les informations sont trop confuses. Laissons l’instruction suivre son cours, nous verrons ce qu’il en sera après », déclare Jean Adrien Vanovason, questeur en charge des relations publiques. Guy Rivo Randrianarisoa, questeur en charge de la transparence et de la bonne gouvernance, lui aussi, préfère jouer la prudence. Les deux membres du bureau permanent de la Chambre basse affirment, par ailleurs, tous deux que pour l’instant, aucune demande de levée de l’immunité parlementaire des députés pointés du doigt dans le tourbillon médiatique actuel n’est enregistrée à Tsimbazaza.

Quelques élus contactés et qui se sont exprimés à la presse semblent, néanmoins, favorable à une levée de l’immunité parlementaire de leurs pairs, « si cela est nécessaire aux besoins de l’enquête et afin de laver l’image des députés concernés, s’ils sont innocents mais aussi, de l’Assemblée nationale ». Une position contraire à celle prise par les élus de la Chambre basse sur le cas du député Niarisy Mara, qui semble être sans suite-

L’Express Mada :

C’est avec impatience qu’on attend la suite de la mésaventure de l’assistant parlementaire et de ses acolytes arrêtés à bord de 4×4 fourrées de sacs de cannabis.
L’affaire sera-t-elle étouffée ou les enquêtes se feront-elles en toute transparence? Déjà, les parlementaires et non moins proches de l’assistant l’ont désavoué.
Mais peut-on imaginer que ce dernier serait le cerveau d’un trafic d’une telle ampleur d’autant plus mené audacieusement? Je vois mal un boss jouer au convoyeur.
Si l’assistant parlementaire n’est donc pas le patron, cette arrestation permettra-t-elle de remonter la filière jusqu’au sommet qui, au vu des moyens utilisés, graviterait dans les hautes sphères des institutions. En voilà une bonne épreuve pour la Justice malgache.

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Gtt Inter Geneve; 7 Mai 2016.

Des députés exigent le nom de leur collègue trafiquant de drogue

Le député de Toliara, soupçonné d’être impliqué dans ce crime (car c’en est un! Il y a eu 131 sacs de cannabis quand même!), a affirmé qu’il avait été abusé par son assistant parlementaire « mpiandry » !!

C’est risible! Il aurait donc pêché par naïveté, cet élu du peuple! Il faudrait qu’il avance d’autres arguments plus rationnels s’il voulait convaincre l’opinion publique de son innocence car, à priori, les soupçons de complicité pèsent lourdement sur lui.

Avec tous ceux qui vont à l’église et au temple le dimanche et les « mpiandry » (qui seraient donc au-dessous de tout soupçon), il ne devrait plus y avoir d’esprits mal intentionnés, ni de délinquants et encore moins de criminels à Madagascar.

Souvenons-nous que les « mpiandry » ont participé à la prise par effraction des ministères en 2009 ont apporté leur bénédiction aux ministres putschistes …!!

Espérant que les députés iront jusqu’au bout de leur demande et que les criminels soient punies de leurs actes.

Mpiandry à Ambohitsirohatra (2009).

Mpiandry à Ambohitsirohatra (2009).

Un dépotoir… national

07/05/2016
Un député impliqué dans le trafic de cannabis ? Il n’y a rien d’alarmant ou d’étonnant à cela. L’on a déjà vu un député émetteur de chèques sans provision qui reste malgré tout encore dans la haute sphère politique du pays, un député faux-monnayeur qui a malheureusement disparu de la circulation, un député accusé de viol et beaucoup d’autres qui s’affichent bagarreurs siégeant encore à Tsimbazaza, sans parler de ceux dont les noms sont cités à maintes reprises dans le trafic des bois de rose. Et la liste est loin d’être exhaustive.

L’Assemblée a toujours été un dépotoir… national où l’on peut retrouver tous les malfaiteurs de tout bord : des brigands, des fainéants, des trafiquants, des illettrés, ainsi que d’autres gens qui, heureusement ne sont pas si mauvais que cela. Néanmoins, cette institution risquera toujours de l’être car aucun critère de moralité, ni de bonne conduite ne se pose aux prétendants au poste de parlementaire. Tout le monde peut postuler, du moment qu’il remplisse les conditions générales d’éligibilité. Ainsi, l’on se bouscule au portillon pour pouvoir bénéficier de ce que l’on appelle immunité parlementaire.

Si la question législation passe souvent au second plan, pour ne pas dire la dernière des préoccupations de certains parlementaires, c’est parce que leurs intérêts sont ailleurs. Depuis l’avènement du régime Rajaonarimampianina, nombreuses lois promulguées par les députés ont été jugées non conformes à la Constitution par la Haute cour constitutionnelle. Certes, l’intégrité et l’indépendance de cette dernière peuvent être remises en cause dans certains cas, toutefois, de vrais législateurs comme les députés devraient l’être ne devraient pas se faire avoir comme… un bleu.

Si à chaque nouvelle session parlementaire, la question d’attribution de voitures tout-terrain aux députés revient ainsi toujours sur la table des discussions de l’Hémicycle, en dépit des critiques de toutes parts sur le sujet, c’est parce que cela concerne leurs propres intérêts. Si par contre, les propositions de loi de Finances par le gouvernement passent souvent comme une lettre à la poste, c’est parce que les députés s’y intéressent peu, pour ne pas dire qu’ils ne s’y connaissent même pas. Pareillement pour les autres textes jugés importants pour l’organisation de la société.

Enfin, si cela ne tient qu’à certains spécialistes en la matière, l’Assemblée nationale aurait déjà voté la loi sur la légalisation de la consommation de cannabis sur le sol malgache, aboli les textes interdisant la pratique de la contrefaçon de monnaie, autorisé le viol comme le mariage pour tous, libéré le trafic des bois de rose et d’autres ressources naturelles du pays… C’était comme ils avaient proposé, à l’époque, la libéralisation de la commercialisation de l’alcool prohibé d’Ambositra, communément appelé « Toaka gasy ».

A l’image du pays, à l’Assemblée nationale, beaucoup de choses ne tournent pas rond.

AFFAIRE CANNABIS À IHOSY. MAHARANTE JEAN DE DIEU CLOUE SON NEVEU

A la Une | dimanche, 08 mai 2016 21:59

Ph. Sobika. FB.

L’affaire cannabis appréhendés à Ihosy défraie toujours la chronique et après la parution à la télévision du député de Toliara I, défendant sa cause et celle du ministre de la fonction publique, du travail et des lois sociales, voilà le directeur de cabinet de Maharante Jean de Dieu a également intervenu.

Vendredi dernier, il a clairement souligné que l’affaire ne concerne en rien le ministre Maharante Jean de Dieu. En effet, pour s’acquitter de toute accusation, le directeur de cabinet a fait part qu’il s’agit d’un membre de la famille Maharante mais pas le ministre mais plutôt son neveu. Il l’a accusé publiquement que les voitures 4×4 ainsi que les drogues appartiennent au fils de la sœur de Maharante, toujours ses dires.

De ce fait Maharante Jean de Dieu a livré son neveu et exige à ce que justice soit faite. « Le ministre ne veut en aucun cas intervenir et laisse l’affaire entre les mains des autorités compétentes et que la loi soit appliquée comme il se doit » a martelé le directeur de cabinet.

Pour sa part, le DAF, directeur administratif et financier, du ministère a précisé que la fonction publique n’a que 2 voitures 4×4, l’une utilisée par le ministre et l’autre comme voiture de fonction du directeur de cabinet, et ces deux voitures sont de marque et couleur différente de ceux utilisées par les dealers, entre autre le neveu du ministre.

Mais le directeur du cabinet du ministre, en défendant bec et ongle son patron, qui, d’après lui, ne doit pas être démis de ses fonctions, n’a pas donné une explication sur la présence de la cocarde tricolore sur l’une des voitures transportant du cannabis. A qui appartient-elle alors ce symbole de l’Etat qui normalement ne doit pas se séparer de la voiture du ministre ou du député?

En tous cas, comme Maharante Jean de Dieu l’a bien souligné, il faut appliquer à tous la loi, et que le ministre ne jette pas en pâture son neveu pour cacher que l’une des 4 voitures a porté la cocarde de la République appartenant à un haut responsable de l’Etat. Et si c’est le cas la complicité est avérée, mais si à l’insu du propriétaire dépositaire de la cocarde, le neveu et sa bande risquent en plus une autre charge, et ils risque gros, en plus du trafic de drogue qui déjà peut les amener de 1 mois à 2 ans d’emprisonnement.

En matière de drogue, il y a une différenciation de peine entre détention, commercialisation et consommation de drogue. Et la peine est maximale pour la vente, c’est le cas ici à priori.

On attend toujours le Procureur de la République pour donner des informations pour les contribuables au lieu d’entendre tous les concernés défilés à la télé pour leurs plaidoiries. C’est trop facile après d’accuser les journalistes de mensonge et diffusion des fausses informations alors que le minimum d’information exigé par le public est retenu par les responsables.

Présomption d’innocence oui, secret de l’instruction, encore oui, mais information officielle, c’est la contrepartie des Droits à l’information garantie par la Constitution Malagasy. Écrit par  Tigre

www.sobikamada.com
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Convoi de drogue – Le neveu du ministre Maharante incarcéré

09.05.2016 | 8:30 

Un attaché parlementaire du député de Toliara I, neveu du ministre de la Fonction publique, a été mis en détention préventive avec sept autres prévenus. Ils ont été arrêtés à bord de quatre tout-terrains chargés de cannabis.

Du fil à retordre. Traduit devant le parquet du tribunal à Ihosy vendredi soir, l’assistant parlementaire de Tondraha Razaha, député élu à Toliara I, a été jeté en prison vendredi soir pour trafic de drogue. Ce neveu du ministre de la fonction publique et de la réforme de l’administration, Jean de Dieu Maharante est placé en détention préventive aux côtés de ses compagnons.
Pour raison de grève de l’administration pénitentiaire, ils sont détenus provisoirement dans la chambre de sûreté de commissariat de police à Ihosy. Alors que les trois Nissan Patrol ainsi que le pick-up Hardbody, à bord desquels ils transportaient cent-trente sacs tissés de cannabis, sont toujours saisis, toute la drogue a été en revanche incinérée vendredi, lorsqu’ils ont été présentés devant le parquet.
L’assistant parlementaire placé sous mandat, a été désavoué et limogé, par le député Tondraha Razaha. « Sachant qu’il est un chrétien dévoué, occupant de grandes  responsabilités dans son église, je l’ai engagé pour être mon assistant parlementaire. En s’adonnant à de telles magouilles, il salit le nom de famille de son oncle, membre du gouvernement en exercice », a déploré le parlementaire lors d’une conférence de presse qu’il a donnée jeudi, à sa descente de l’avion à l’aéroport de Toliara.

Leurre
« À partir de cet instant, je déclare officiellement qu’il est démis de ses fonctions, et ne fait désormais plus  partie de mon équipe. C’est l’honneur de la ville où je suis élu qui est
souillé », a-t-il signifié dans la foulée.
Le député dont l’assistant parlementaire est placé sous les verrous, est lui même un proche collaborateur du ministre de la fonction publique et de la réforme de l’administration , Jean de Dieu Maharante. Avant la nomination à la  tête de ce département ministériel en avril 2014, celui-ci était lui-même député de Toliara I, après avoir été élu sous la liste Miaraka Amin’ny Président Andry Rajoelina (MAPAR). Tondraha Razaha, le député en exercice, lui a succédé
lorsqu’il a rejoint le gouverne­ment.
Le pick-up intercepté serait celui de l’assistant parlementaire écroué. Parmi les Nissan Patrol contrôlées, des numéros d’immatriculation de véhicules de la présidence, mis à la disposition de membres de gouvernement lors de la Transition, sont en revanche relevés. «Parmi ces 4×4 se trouvent des véhicules administratifs, voilà tout ce que l’on sait. Les enquêteurs s’efforcent de garder secrète l’identité du propriétaire, mais cela n’est plus qu’un secret de polichinelle à ce stade de l’affaire», lance une source à Ihosy.
Ces huit prévenus ont été arrêtés mercredi après-midi sur la RN7 à la sortie d’Ihosy, à bord de leurs tout-terrain, pleins à craquer de chanvre indien. Des cocardes ont été collées sur les pare-brise à l’avant pour duper les forces de l’ordre.
Le convoi a quitté Toliara, phares et signaux de détresse allumés, jusqu’à ce que les fameuses cocardes sur tous les 4×4 du convoi, aient mis la puce à l’oreille des policiers, en train de faire des contrôles à l’entrée Sud de la ville. Ayant réussi à passer, les trafiquants se sont fait coincer à la sortie d’Ihosy, lorsque d’autres policiers, mis au parfum d’un trafic,  les avaient attendus de pied-ferme, et ont déployé une herse sur la route.
Se targuant d’être des autorités, les trafiquants ont usé de trafic d’influence pour échapper au contrôle, mais la police n’a pas cédé.

Trafic de drogue à Ihosy : l’exemple vient d’en haut

10 mai 2016
L’assistant parlementaire du député Razaha Tondraha, qui est aussi le neveu du ministre Jean de Dieu Maharante a été placé sous mandat de dépôt. Il a été pris en flagrant délit de transport d’une grosse quantité de cannabis à Ihosy. Le suspect est-il juste un transporteur de drogue ou est-il également propriétaire de la marchandise ?

Qui sont ses fournisseurs et clients ? S’agit-il de son premier voyage ou fait-il cela à titre habituel ? Utilise t-il toujours ou occasionnellement le véhicule d’un député pour transporter des stupéfiants ? Nous n’aurons probablement pas de réponses à ces questions car l’affaire sera étouffée comme tant d’autres ou alors le prévenu n’écopera que d’une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis.

Si les drogues douces sont transportées dans des véhicules officiels munis d’une cocarde, il est évident que les drogues dures suivent le même parcours. Dans ce contexte d’impunité, le trafic de stupéfiants a de beaux jours devant lui. Si l’exemple ne vient pas d’en haut, d’où viendra t-il ? On est en droit de penser que le narcotrafiquant arrêté sera remplacé par un autre. La question ultime est de savoir si cet épisode d’Ihosy va faciliter, ou au contraire compliquer, le travail des associations, policiers et gendarmes qui luttent au quotidien contre le trafic de stupéfiants.

M. GASPARD

MADAGASCAR

a la dérive

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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