Mayotte « L’attitude colonialiste cela suffit !, fulmine Abdou Salam Baco… ». Xenophobie, des victimes malgaches.

 

Le préfet de Mayotte quitte son poste sur fond de dégradation de la sécurité dans l’île.

Dans un article paru ce mardi sur le site lemonde.fr, on évoque le départ de Mayotte du préfet Seymour Morsy, qui, selon le média national, quitte le 101ème département dans des « conditions sécuritaires déplorables ». Ci-dessous l’intégralité de l’article :[ Dans le bureau du préfet de Mayotte, Seymour Morsy, était affiché en majesté un imposant kakémono : « projet Mayotte 2025 », le plan de développement de l’Etat. « C’est une belle feuille de route », disait-il à ses visiteurs, les mains sur les hanches. Il n’aura pas eu le temps d’en commencer la mise en œuvre. Le 4 mai, cet homme né il y a 53 ans au Maroc, grand et un peu voûté, a été nommé préfet de l’Indre.

« Une évolution classique de carrière », assure le ministère de l’outre-mer. Mais le préfet quitte son poste sous de vives critiques, et après un mois d’avril marqué par un violent conflit social. Seymour Morsy sera resté un peu moins de deux ans en poste, le cycle habituel des préfets à Mayotte, sans doute l’un des départements les plus difficiles.

Vendredi 15 avril, alors qu’il allait récupérer son fils au judo, Christophe Brousset, résidant à Mayotte depuis une vingtaine d’années, est mortellement poignardé. Trois jours plus tard, 6 000 Mahorais défilaient à Mamoudzou pour crier leur ras-le-bol : entre 2014 et 2015, les agressions physiques ont augmenté de 50 %. Le préfet est accusé d’avoir laissé la sécurité se dégrader, même par certains de ses soutiens habituels. « Il a été totalement impuissant, explique Eric Hourcade, secrétaire général de l’UNSA Mayotte. Aujourd’hui, des gens se font justice eux-mêmes. » « La sécurité n’a pas été sa priorité », assène un haut fonctionnaire.

A sa prise de poste en septembre 2014, Seymour Morsy, débarquant d’Essonne où il était préfet délégué à l’égalité des chances, avait fait bonne impression. « Très vite, il s’était rendu sur le terrain à la rencontre des élus et habitants des dix-sept communes », raconte Bacar Ali Boto, premier adjoint à Mamoudzou. « Régulièrement, il réunissait les maires dans son bureau. Avant lui, ces rencontres n’étaient pas aussi structurées. » Dans l’éducation, un enjeu de taille à Mayotte au vu de la démographie, Eric Hourcade rappelle le plan d’urgence de construction d’écoles lancé en novembre 2014. « Il fallait faire vite, cela a été son premier mérite. » Le président du Medef local, Thierry Galarme, se souvient d’un homme engagé. « Nous avons signé ensemble en janvier une charte pour aider à l’intégration des jeunes dans les entreprises. »

Mais sur l’île, certains acteurs lui reprochent un certain autoritarisme, un ton jugé parfois méprisant face aux élus locaux. « Lorsqu’une subvention était donnée à ma commune, il me lançait : ‘’Madame le maire, vous n’avez même pas dit merci’’. Cet argent il est pour nos concitoyens, nous ne sommes pas des mendiants ! », maugrée Anchia Bamana, maire de Sada.

Mardi 19 avril, la rupture a été consommée lorsque préfet, autorités et élus se sont retrouvés autour de la table pour discuter sécurité. Le ton est vite monté et les élus ont claqué la porte. « L’attitude colonialiste cela suffit !, fulmine Abdou Salam Baco, fonctionnaire à la mairie de Koungou. Ce n’est pas à lui de décider quels sujets sont importants pour nous, Mahorais. Le débat sur l’immigration clandestine ne doit pas être un tabou. »

« Il a oublié qu’il n’était pas gouverneur et que la décentralisation a bien eu lieu », ironise un édile.

Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, « conscient de la dégradation des conditions sécuritaires » dans l’île, doit annoncer « d’ici à la fin du mois » de mai un « dispositif global » concernant la sécurité à Mayotte, après l’annonce par le premier ministre, Manuel Valls, d’un plan contre l’insécurité et l’immigration clandestine et d’une série de mesures s’élevant à 50 millions d’euros en faveur de Mayotte. C’est désormais le successeur de M. Morsy qui aura la mission de mettre en œuvre ces mesures. ]

(lemonde.fr)

« Mayotte xénophobe »… Les Comoriens s’entretuent.

Mayotte c
Mayot’ News. 28/04/2016.

Immigration clandestine : Mayotte, lagon de la xénophobie selon l’Humanité.

Avec l’inquiétante augmentation de l’insécurité dans l’ile et la participation active de nombreux immigrés clandestins dans ce fléau, plusieurs milices se sont formés dans des villages de Mayotte pour expulser de leur case les personnes impliquées dans les différents délits (cambriolages, violences, vandalisme…). Dernier exemple en date ce mercredi à M’tsangaboua dans le nord, où les villageois ont procédé à deux opérations d’expulsion à l’encontre de deux domiciles qui hébergeaient deux ressortissants impliqués dans des cambriolages et des violences verbales. En écho à cette situation, le média national « L’humanité » a rédigé sur son site un article accusant les mahorais de xénophobie. Nous reproduisons ci-dessous intégralement l’article. Chacun se fera sa propre opinion :

» Sur l’île, des groupes violents se sont constitués et mènent une véritable chasse aux étrangers sous le regard complice des autorités françaises. Les associations tirent la sonnette d’alarme.

Un ouragan de xénophobie est en train de frapper Mayotte, l’île comorienne devenue département français, depuis 2009. Depuis le début de l’année, plusieurs centaines de comoriens originaires d’autres îles de l’archipel subissent harcèlements et expulsions de la part de groupes mahorais violents. «Du côté de la préfecture, silence radio. Indique la Cimade. Elle laisse perdurer une situation d’impunité totale et ne remplit pas ses missions de préservation de l’ordre public. Cette absence de réaction de l’État est honteuse et dangereuse pour les habitants de Mayotte.»

– Femmes, enfants, vieillard jetés à la rue –

En décembre, dans un village du sud de l’île, un premier groupe s’est constitué en «collectif des habitants de Tsimkoura». Il adresse alors un courrier aux autorités et fixe un ultimatum aux propriétaires afin qu’ils expulsent les étrangers à qui ils louent leur habitation.

Les 10 et 17 janvier entre 200 et 300 personnes sont violemment expulsées de leurs bangas par ces groupes xénophobes. Des femmes, des enfants, des vieillards en situation régulière ou non sont jetés à la rue en pleine période de pluie.

Le 22 février, la violence monte encore d’un cran, avec l’incendie de plusieurs habitations. Au mois de mars, le vent de la haine souffle sur d’autres villages. Le 17 mars, Solutions éducatives, une association comorienne du village de Poroani, adresse un courrier au préfet, à la mairie, à la gendarmerie et au procureur en sollicitant leur intervention. «La seule réaction publique a été de renforcer la présence de gendarmes sur place, déplore l’association. Mais ces derniers étaient uniquement chargés de veiller à ce qu’il n’y ait pas de violences sur les personnes. Ils ne sont donc pas intervenus pendant les expulsions.» Plusieurs dizaines d’habitants ont été chassées de chez eux.

Dans cette autre partie de l’île, une deuxième vague d’expulsions a eu lieu le dimanche 27 mars. «Les gendarmes filmaient les destructions des habitations mais n’intervenaient pas», explique encore Solutions éducatives.

– Les autorités complices –

A l’inaction des pouvoirs publics s’ajoutent les déclarations du premier adjoint du chef-lieu de l’île, parlant de «guerre de libération», ainsi que l’appel du directeur de publication d’un hebdomadaire mahorais à «envoyer l’armée pour nettoyer les bidonvilles des clandestins».

La Cimade lance un cri d’alarme et «appelle le gouvernement à repenser sa politique mahoraise, à en finir avec le régime dérogatoire du droit des étrangers outre-mer». Renforcement du contrôle de la frontière avec les Comores, maintien du «Visa-Balladur», augmentation des expulsions, négation du droit du sol…

La logique sécuritaire qui sévit depuis trop longtemps dans cette enclave coloniale française, rend les autorités doublement complices de cette tempête xénophobe.  »

(humanite.fr)

Mayot’ News. 9 Mai 2016.

Immigration clandestine : Chasse aux clandestins à Choungui et Koungou.

Les expulsions des sans-papiers se poursuivent et se multiplient dans les différents villages de Mayotte.

Opérées par les villageois eux-mêmes, ces actions de force ont notamment pour but de les expulser des cases qu’ils ont illégalement construites sur des terrains appartenant à la population mahoraise.

Pour les expulsés, il s’agit essentiellement de comoriens en situation irrégulière. A Choungui ce dimanche, c’est une cinquantaine de cases qui a été détruite et ses anciens occupants priés de quitter le village.

A Koungou hier, la population a également mené des opérations similaires à l’encontre de clandestins venus d’Anjouan qui ont été expulsés de la commune. Pour le porte-parole du collectif de Koungou, il s’agit d’une « lutte pour récupérer les terres spoliées illégalement par une population en situation irrégulière qui est devenue au fil du temps indésirable ».

A noter que les forces de l’ordre ont assisté à ces différentes opérations d’expulsion mais ne sont pas intervenues.

A souligner également qu’un collectif des habitants de Bouéni a vu le jour dernièrement et qu’il entend procéder à son tour à des expulsions de clandestins dans la semaine.

Mayot’ News. 10/05/2016.

Immigration clandestine : Les expulsés de Choungui sont à la rue.

Nous le relations hier, une cinquantaine de cases construites et occupées illégalement par des clandestins à Choungui ont été détruites ce dimanche. D’autres opérations de destructions ont également eu lieu dans la nuit de lundi à mardi.Ces expulsions qui sont opérées par les villageois ont désormais pour conséquence le regroupement de ces plusieurs familles de clandestins tout le long de la route principale menant à Choungui.

Femmes et enfants pour la plupart se retrouvent sans domicile mais surtout sans direction fixe tandis que le Maire de la commune de Kani-Kéli, Ahmed Soilihi, dit ne pas avoir les moyens de reloger ces personnes en situation irrégulière.

Selon le Premier Magistrat, il appartient au Préfet de Mayotte de proposer des solutions durables qui permettraient à toutes ces personnes de sortir de la rue.

(image : ktv)

Les Comoriens expulsés

FRANCE 10/05/2016

La chasse aux Comoriens bat son plein en toute impunité à Mayotte

Près de 300 personnes d’origine comorienne dorment le long d’une route depuis dimanche à Mayotte. Ces familles, installées pour certaines depuis plusieurs années sur l’île, ont été expulsées de leurs habitations par un groupe de Mahorais, les habitants de Mayotte, qui les accusent notamment de vol. Un nouvel épisode dans la vague de violences que subissent depuis plusieurs mois les personnes d’origine étrangère dans ce département français d’outre-mer.

Selon la presse locale, près de cinquante maisons de fortune, appelées bangas, ont été détruites, laissant plusieurs familles à la rue dimanche 8 mai dans la ville de Choungui, au sud de l’île. Ces personnes sont originaires de Grande Comore ou d’Anjouan, deux îles de l’archipel des Comores, à l’ouest de Mayotte dans l’océan Indien. L’archipel des Comores comprend quatre îles : trois constituent un État indépendant, et la quatrième, Mayotte, est un département français, qui attire les familles comoriennes pour des raisons économiques ou médicales, les hôpitaux comoriens étant souvent dans un état catastrophique.

« Les maisons ont été cassées et pillées, une petite fille a été blessée à l’œil »

Mohamed Moigni

Mohamed Moigni

Mohamed Moigni et l’un des responsables de l’association de la communauté comorienne du sud de Mayotte, créée en février 2016 après une expulsion similaire à Tsimkoura, un village à 5 km de Choungui. Il coordonne l’organisation du camp.

Je me suis rendu ici à Choungui dimanche après-midi. Les familles m’ont assuré qu’elles avaient été expulsées par une centaine de Mahorais du même village, dimanche matin. Les maisons ont été cassées et pillées. Une petite fille a été blessée à l’œil. La raison ? On les accuse d’occuper des terrains illégalement et d’être des voleurs. En réalité, la plupart des Comoriens de Choungui travaillent pour des Mahorais. Ils sont dans la construction, font des ménages…

Avec mon association, nous avons aidé les populations expulsées à installer un camp à 50 mètres du village. Les forces de l’ordre entourent le campement pour éviter d’autres incidents. Il y a beaucoup d’enfants, dont certains en bas âge. Nous avons essayé de récupérer des bâches pour faire des tentes, mais cela fait deux jours que les familles dorment à même le sol et ici, il y a beaucoup de moustiques. Il faut absolument trouver une autre solution mais les autorités locales nous disent qu’elles n’en ont pas.

Et au lieu de s’occuper de reloger tout le monde ou de punir les auteurs de cette expulsion forcée, les forces de l’ordre ont fait venir ce matin la police des frontières qui a embarqué une cinquantaine de familles en situation irrégulière ! Les familles qui restent sont elles en situation régulière. Certains enfants sont nés à Mayotte et d’ailleurs ils sont quasiment tous scolarisés ici, même si depuis lundi ils n’y vont plus. Tout le monde reste dans le camp par peur des représailles.

Certains Mahorais n’approuvent pas ce genre d’expulsion et nous avons pu constater une certaine solidarité : plusieurs personnes apportent des vivres depuis lundi.

Contacté par France 24, le maire de la ville assure : « La mairie n’a pas de solution de relogement : c’est à la préfecture d’en trouver une. Je condamne l’intervention des habitants, mais je rappelle que ces familles squattaient des terrains. Par ailleurs, la ville a connu une recrudescence des vols, ce qui explique que les habitants se fassent justice eux-mêmes. »

Dès le mois d’avril, l’association française Cimade, qui défend les droits des personnes étrangères, a pointé du doigt la multiplication des violences faites aux familles d’origines comoriennes sur l’île depuis le début de l’année 2016.

 

« Il y a un discours ambiant xénophobe, les étrangers sont accusés d’être à l’origine de la délinquance sur l’île »

La Cimade Mayotte

La Cimade Mayotte

Yohan Delhomme est l’un des responsables de la Cimade Mayotte :

Les violences envers les étrangers ont toujours existé à Mayotte. Mais depuis quelques mois, nous faisons face à un phénomène nouveau. En décembre 2015, à Tsimkoura, un autre village au sud de Mayotte, un groupe d’habitants s’est constitué en collectif et a envoyé un courrier à la maire de la ville et à la gendarmerie demandant que tous les étrangers soient expulsés avant le 10 janvier 2016, sans quoi ils interviendraient eux-mêmes. Et c’est ce qu’ils ont fait.
Ils sont entrés dans les bangas et les ont saccagées avec des bâtons ou des pierres. Ils ont remis ça le 17 janvier.

Toujours dans le même village en février, ils ont incendié des maisons appartenant à des Comoriens. Au total, entre 200 et 300 Comoriens ont dû quitter Tsimkoura au début de l’année. Plusieurs d’entre eux sont venus à la Cimade pour nous expliquer ce qu’il s’était passé et nous montrer qu’ils étaient en situation régulière sur l’île.

« Il n’y a pas de surreprésentation des étrangers dans les cas de délinquance »

D’autres expulsions ont eu lieu à Poroani, toujours au sud de l’ile, en mars. Les habitants avaient pourtant alerté les autorités locales des menaces. Le 20 mars, une expulsion a eu lieu sous les yeux des gendarmes, qui devaient seulement s’assurer qu’aucune violence physique ne soit commise. Et de plus en plus de tracts sont déposés dans les villes pour prévenir des prochaines expulsions. Ce phénomène s’amplifie. Tout le monde est au courant : leurs actions sont revendiquées à l’avance ! Mais rien n’est fait pour empêcher les collectifs d’habitants d’agir. Ils opèrent en toute impunité.

Le tract de la prochaine « expulsion » à Mayotte. Photo envoyée par la Cimade.

Derrière ce phénomène il y a deux problèmes. D’abord, un vrai problème posé par l’immigration à Mayotte qui est d’ordre démographique : il n’y a pas assez de place dans les écoles et il n’y plus assez de parcelles constructibles.

Ensuite, il y a un discours ambiant xénophobe, les étrangers sont accusés d’être à l’origine de la délinquance sur l’île. Certains habitants de Mayotte ont l’impression que rien n’est fait pour leur sécurité et ils tentent de se faire justice eux-mêmes. Pourtant, selon le procureur de la République Joël Garrigue, il n’y a pas de surreprésentation des étrangers dans les cas de délinquance [En revanche, les chiffres prouvent bien une augmentation des violences en 2015 par rapport à l’année précédente : + 15,82 % pour la délinquance générale, + 16,90 % pour les atteintes aux biens et + 45 % pour les atteintes aux personnes, NDLR]. Cette chasse aux étrangers s’accompagne également de cas de lynchages de présumés voleurs.

Le climat à Mayotte est explosif depuis plusieurs mois. Début avril, de nombreuses violences urbaines avaient éclaté en marge de la grève générale lancée le 30 mars pour demander « l’égalité réelle » entre la métropole et le département d’outre-mer.

Par ailleurs, Mayotte doit faire face à une très forte immigration clandestine : selon l’Insee, les étrangers représenteraient 40% de la population totale. Ils sont pour la plupart venus des Comores, un archipel situé à seulement 70 km. Parmi eux, beaucoup de mineurs, souvent non scolarisés et livrés à eux-mêmes. En 2014, près de 20 000 migrants ont été reconduits à la frontière.

Migrants malgaches à Mayotte.

victimes malgaches dans le naufrage… Mayotte.

A ce jour,7 Mai 2016. On déplore huit (8) victimes malgaches.

 …

Et nous allons vous croire.

« il s’agit d’un banal accident de navigation en pleine nuit après une course poursuite!!! »

Un naufrage a fait 5 morts à Mayotte

Aux alentours de 3 heures du matin ce lundi 02 mai, aux abords de la passe Saziley, une vedette des douanes a tenté d’arraisonner une embarcation de type kwassa, équipé de moteurs bien plus puissants, en provenance de Nosy Bé. Il s’agissait plutôt d’un kinga, un bateau rapide commun à Madagascar. Celui-ci avait pénétré le lagon pour beacher une quinzaine de personnes. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu .
Les douaniers a fait une course poursuite jusqu’à hauteur du kinga pour permettre à un agent de sauter sur le bateau à pleine vitesse. Le pilote aurait fait une embardée que la vedette des douanes n’aurait pu éviter et qui aurait propulsé à la mer les passagers.

Les forces de l’ordre s’affairent immédiatement au repêchage des naufragés. Malheureusement, 5 victimes sont à déplorer, 3 femmes et 2 fillettes qui n’ont pu être sauvées. 2 personnes sont portées disparues et 10 autres ont pu être recueillies par l’entreprise des transports posthumes.

Une enquête de la section de recherches de la gendarmerie a bien évidemment été ouverte. Pour l’heure, d’après les survivants qui ont pu être interrogés, il s’agit d’un banal accident de navigation en pleine nuit après une course poursuite. Les passages des barques malgaches, assurent aussi bien souvent un trafic de drogue en plus de clandestins.

Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve doit, avec la ministre de l’Outre-Mer George Pau-Langevin, dévoiler à la fin du mois un plan de lutte contre l’immigration clandestine et contre la délinquance. Il reste à espérer qu’il soit à la hauteur des besoins et des attentes. Pour l’heure, seules 5 embarcations et 4 radars sont dédiés à la chasse aux kwassas pour un lagon de 1 000 km2.

Naufrage à Mayotte – Cinq migrants malgaches meurent noyés

04.05.2016 |

OUTREMER-MAYOTTE-IMMIGRATION

 

Pris en chasse par une vedette des douanes mahoraises, une embarcation de migrants ayant quitté Nosy-Be a coulé, suite à une collision en haute mer. Cinq morts et deux disparus sont répertoriés.

Naufrage dramatique dans la passe de Saziley à Mayotte dans la nuit de dimanche à lundi. D’après  le Journal de Mayotte (JDM), il s’agit d’un bateau malgache qui a levé l’ancre à Nosy-Be dimanche après-midi. Cinq occupants de l’embarcation ayant fait naufrage, dont trois femmes et deux fillettes, ont trouvé la mort d’après ce journal en ligne. Deux autres personnes, dont le pilote, sont en revanche portées disparues. Dix rescapés en sont sortis indemnes.
Dans son article, JDM  indique que l’embarcation faisait cap sur Mayotte avec à son bord des candidats à l’immigration clandestine. Ces derniers ont emprunté un bateau de pêche, équipé de poste de pilotage intérieur, avec de moteurs relativement puissants.

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Prise en chasse par une vedette des douanes françaises, l’embarcation tous feux éteints aurait mis pleins gaz, pour tenter de semer les poursuivants.
À 2 h 40, la vedette se trouvant dans le sillage de l’embarcation suspecte, a  tenté de remonter à sa hauteur, bord à bord. L’individu qui était aux commandes du bateau fugitif, et qui serait un Malgache d’après le journal, aurait commis l’irréparable en effectuant une brusque manœuvre. Son embarcation s’est du coup télescopé avec la vedette des autorités. L’impact aurait eu lieu à l’arrière du bateau, au niveau du moteur, dans la partie de la cabine de pilotage. L’embarcation s’est du coup  renversée, pour finir sous les eaux.
Le sort du pilote étant incertain,  les autorités Mahoraises ne peuvent pas beaucoup avancer durant les auditions. « Si son décès est avéré, l’action publique s’éteindra », confirme Joël Garrigue,  procureur de la République.

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Contradictions
Dans son article publié hier,  JDM indique que toutes les personnes qui ont fait cette traversée qui a viré au drame, étaient des Malgaches, biens qu’elles ne viennent pas toutes de l’île aux parfums. L’identification des victimes relèverait d’un casse-tête, du fait que ces dernières n’avaient en leur possession aucun document. Pour leur part, les rescapés n’auraient  pu donner que leurs noms  et prénoms, outre des petits détails qui ne permettent pas d’avancer dans les investigations. Le JDM indique que les gendarmeries française et malgache, auraient pris attache pour tenter d’avancer, en partant du point de départ de l’embarcation. Joint au téléphone hier soir, le commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie de Nosy Be  affirme ne pas être informé par les autorités françaises de cette catastrophe maritime, de même que le chef de la police  des frontières. « Il n’y a plus de départ de clandestins vers Mayotte en partance de  Nosy Be », lance l’officier de police Odin Tovolahy, chef de la police des frontières

OR, Trafic aussi. un exemple.

TRAFIC EN PROVENANCE DE MADAGASCAR

Mayotte : 484 kilos d’or saisis depuis 2010

Posté par le Mercredi 17 Décembre 2014 à 09H46
À l’occasion de la visite à Mayotte du général de division malgache Richard Ravolomanana du 4 au 10 décembre, des échanges avec les forces de gendarmerie du 101ème département ont fait état de 484 kilos d’or interceptés depuis 2010, pour une valeur de 15,17 millions d’euros, rapporte France Mayotte ce mercredi 19 décembre 2014. Selon le quotidien mahorais, « il est donc permis de dire que l’île au lagon est une pierre angulaire du trafic d’or au départ de Madagascar ».

France Mayotte rappelle tout d’abord une affaire datant de février 2013 : « un passager en provenance de Madagascar, un Réunionnais nommé Wilson Lauret, était interpellé à l’aéroport de Pamandzi par les douaniers alors qu’il transportait dans ses valises pas moins de 66 kilos d’or ». Le quotidien ajoute que « quelques jours auparavant, un bateau avait été intercepté au large des côtes mahoraises avec 5 kilos d’or à son bord », soulignant que « là encore, la cargaison provenait de Madagascar ».

Et si aucune autre saisie n’a été signalée depuis, la récente visite à Mayotte du général de division malgache Richard Ravolomanana, du 4 au 10 décembre, a permis de révéler un « trafic d’or de grande ampleur », soit un total de 484 kilos interceptés depuis 2010.

« Au regard des quantités saisies, il est donc permis de dire que l’île au lagon est une pierre angulaire du trafic d’or au départ de Madagascar. Mayotte est le territoire le plus riche de la région, en tout cas du canal du Mozambique et cela suscite des convoitises à l’instar des candidats à l’immigration clandestine ou des trafiquants de stupéfiants », écrit France Mayotte, soulignant que « sur ces 484 kilos, certains ont fait l’objet de restitutions ou sont encore conservés au titre de scellés dans des instructions qui se poursuivent ».

www.ipreunion.com

Lire aussi : Mayotte, la chasse aux étragers par la population est ouverte .HabarizaComores.

La Honte Hugues Le Malgache

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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