Bois de rose (II). Les noms des millionaires.

Bois de rose

Stocks de rondins près du parc de Mananara-Nord.

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Bois de rose : Quand les mafias deviennent des casse-têtes pour les banques

Antalaha devient sans aucun doute la meilleure ville de l’île, mais derrière cette façade se trouve un fossé très flagrant entre les pauvres et les riches

Antalaha devient sans aucun doute la meilleure ville de l’île, mais derrière cette façade se trouve un fossé très flagrant entre les pauvres et les riches

A Antalaha, les banquiers deviennent des enquêteurs mais en catimini. Avec les  dispositions  lutte contre le blanchiment et   éviter les trafiquants de bois précieux comme  clients, les dirigeants des établissements financiers  sont   contraints de lancer leurs propres enquêtes sur  les mafias. Une mission périlleuse puisque l’avenir d’une  banque dépend aussi des capitaux en mouvements. Les mafieux  sont de  gros clients et fermer leurs comptes peut    entraîner  de grosses pertes pour les banques.

Et c’est devenu un casse-tête pour les banquiers locaux. Sur place, une seule banque s’obstine à   ouvrir les comptes  des trafiquants. Conscient que l’argent  sale  des bois de rose doit-être blanchi  afin d’éviter leur repérage et aussi pour que les bénéfices soient insoupçonnables, les mafieux optent pour des comptes séparés en utilisant des intermédiaires. Cette opération de blanchiment démarre en partie à Antalaha, la capitale de la vanille. Les exploitants illicites investissent dans l’acquisition de biens immobiliers et de terrains  sinon ou se lancent  dans le commerce de la vanille. Dans  le premier cas, ils construisent des jolies maisons et achètent des belles voitures qu’ils hypothèquent par la suite en utilisant le nom d’une tierce personne appelée alors « intermédiaire ». La formule ayant été adoptée par la  pègre, une folie de la construction et d’achat de voitures s’emparent  de la ville. Un phénomène qui donne une autre image d’Antalaha puisque la ville est devenue une réplique réduite de la ville de Nice en France. On y voit des Mustangs, V8, Amaroks,  Touaregs  etc. sur les  routes  bien  entretenues  de la ville. De même, les maisons récemment construites ont des formes architecturales très personnalisées  laissant penser que leurs propriétaires ont  à loisir des moyens pour le permettre. Sur place, nous avons su que Anana, le très grand Manitou du bois de rose a acheté tout un carrefour en plein centre ville d’Antalaha. Il s’est également procuré de presque toute la propriété de Kaisara (lui aussi un puissant dans le trafic) qui est   devenu  par la suite le patron d’un concessionnaire automobile de la place. Et ce n’est pas tout puisque la liste est encore longue pour Anana. A titre d’exemple, la grande concession de plusieurs centaines d’hectares à la sortie d’Antalaha lui appartient aussi. Une source  bien informée nous a confié qu’Anana a négocié avec une compagnie aérienne le  transport         d’une tonne de billets  issue du bois de rose vers la capitale. Une partie a été volée et Anana aurait porté plainte. L’affaire n’a pas jusqu’à présent vu le jour.

Toujours en terme de patrimoine acquis  avec le trafic de bois précieux, le second rang  revient à Jojokely. Il s’agit d’un opérateur dans l’immobilier et qui entretient  une équipe de sport collectif pour mieux masquer son activité mafieuse. Il est entré en conflit avec tout un quartier lorsqu’il a acheté un terrain de  29 hectares où  des maisons en dur sont bâties. Avec  le pouvoir  de l’argent, il est allé jusqu’à clôturer l’espace et ses 143 toits à l’intérieur. Conscientes qu’ils ont affaire  un membre de la pègre, la centaine de familles n’ont pu  mieux  faire   que de quitter les lieux, et Jojokely s’en félicite. D’autres nouveaux riches investissent dans le social pour avoir des  retombées politique. A l’instar de TazanaBe qui a construit une portion de route importante pour qu’il soit remarqué et pressenti  au  poste de Sénateur. Il va même jusqu’à courtiser  les  chrétiens en étant généraux  dans l la construction d’une église dans la périphérie d’Antalaha. Le fait que la ville devienne  plus belle et les infrastructures plus modernes n’est qu’une façade puisque l’écart entre les riches et les pauvres reste très flagrant. Si Anana  imite  les  grands richissimes américains avec leurs  millions de dollars américains, les plus pauvres, voire les jeunes filles doivent s’adonner à la prostitution pour la survie de leur famille. A Antalaha, les autorités affirment que le trafic est au ralenti. Mais au-delà de cette simple déclaration, nous savons que tout s’agite  dans les parages. Des pirogues ont été  vues à Antalaha et probablement à destination de Maroantsetra  pour embarquement au large de Sainte-Marie.

La période coïncidait avec la guéguerre politique dans la capitale concernant la déchéance et la motion de censure. Laissant penser ainsi que la lutte de clan à l’assemblée nationale est surtout une question de capitaux et l’argent sale du bois précieux y joue un rôle important. Primo, les trafiquants militent indirectement contre le gouvernement et sa volonté d’instaurer le tribunal environnemental. Secundo, un bateau dénommé « Katiza » est déjà au large de Sainte-Marie et serait prêt pour embarquer du  bois de rose. Des officiers supérieurs qui se disent rattachés à une institution sont sur place. Coïncidant avec le climat politique très chaud dans la capitale, tout cela semble confirmer que l’argent du bois de rose est destiné en partie à la politique. Et devant tout cela, ce sont toujours les petits qui subissent les conséquences…

*Nous avons utilisé des noms fictifs pour préserver les sources et la présomption d’innocence

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Antalaha. Prolifération du blanchiment d’argent

Les opérateurs en bois de rose à Antalaha investissent dans le social notamment l’acquisition de biens immobiliers de grande envergure, de terrain, des voitures, de motos, de bajajs à titre personnel.


Ils profitent de la pauvreté et du faible revenu de la population pour investir dans la création d’église, la construction de route, …. Suite aux passages des cyclones Gafilo et Ida, la reconstruction de la ville a été nécessaire. Actuellement, seuls les bureaux administratifs ont été transférés à Sambava.L’écart entre les pauvres et les riches s’aggrave. Certains opérateurs s’accaparent des terrains qui ont entrainé des crises sociales pour quelque 143 familles sur la route de l’aéroport. D’après les informations recueillies sur place par une équipe de journalistes partie en investigation et en collaboration avec Conservation international, World wide fund of nature, l’organisme non gouvernemental Trafics, Waves,…Les autorités locales ont affirmé que les trafiquants achètent de  carrefour, des anciennes propriétés, des concessions, tout un quartier à Antalaha….Ceux qui s’enrichissent de rachat des propriétés ont tendance à devenir concessionnaires. En opérant dans le
secteur immobilier, les trafiquants participent également à des activités lucratives comme la création d’équipe de foot-ball. Les autres opérateurs oeuvrent dans le secteur du tourisme ou du commerces pour afficher plus de discretion. Les grandes banques comme Bni ou Boa font l’objet de strict mesure de contrôle voire des notifications de la direction  générale pour refuser les opérateurs en bois de rose. Certains opérateurs font de l’hypothèque  contre un prêt bancaire et utilisent des intermédiaires. Ils ont des ambitions économiques et politiques.
D.H.R

La Vérité

Écrit par D.H.R    Lundi, 22 Juin 2015 18:47

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TRAFICS DE BOIS DE ROSE – L’argent sale blanchi dans les activités religieuses

TRAFICS DE BOIS DE ROSE – L’argent sale blanchi dans les activités religieuses

Les trafics illicites de bois de rose sont en suspens, ces derniers temps. Les opérateurs sont néanmoins en phase de blanchiment de l’argent sale acquis durant d’anciennes transactions.

La ville d’Antalaha est actuellement en phase de mutation totale. Le passage des deux cyclones Gafilo et Ida ( 2002 et 2007), qui ont complètement détruit la capitale de la vanille, n’est plus qu’un mauvais souvenir. De nouvelles constructions sont érigées partout. Les jolies voitures font parties du décor. L’extension de la ville se déroule d’une manière impressionnante.
La propreté et l’organisation même de la société semblent impeccables. On ne trouve ni sans-abri ni mendiants qui constituent un critère d’évaluation de la pauvreté. Les conditions de vie semblent bonnes pour la population d’Antalaha. Même si le prix de la vanille et des autres produits de rente n’est vraiment rétabli que cette année, la ville se développe rapidement à cause des trafics illicites de nos ressources naturelles, notamment les bois de rose.

Du social
Entre 2009 et 2014, on recense onze opérateurs clandestins, dont le numéro un serait un parlementaire. « Malgré l’absence de flagrant délit, toutes les preuves semblent contre lui : achat de magasins, de maisons, de voitures », témoigne une des autorités administratives locales qui enregistrent les opérations d’achat.
Les opérateurs de bois de rose investissent non seulement dans l’immobilier, mais ils contribuent énormément dans les activités sociales, en construisant des rues à chaussées goudronnées, ou pavées dans les quartiers, et en réhabilitant des écoles. Bien obligés!
Ils utilisent rapidement l’argent car deux banques sur trois refusent catégoriquement d’abriter les comptes des opérateurs de bois de rose. Pour raison de sécurité, ces derniers ne veulent pas garder trop d’espèces chez-eux.
« La Bank of Africa contrôle régulièrement des clients pour éviter le blanchiment d’argent », explique un responsable. À la BNI Madagascar, la direction générale a pris en main la situation, en clôturant des dizaines de comptes. Quant à la BFV Société générale, la direction locale n’a fourni aucune explication. Les responsables ont refusé de recevoir des journalistes. Il est néanmoins important de souligner qu’une présumée opératrice de bois de rose a confirmé la présence de son compte dans cet établissement.

À l’église
Le blanchiment d’argent sale acquis avec des trafics de bois de rose bat son plein en ce moment. Les opérateurs, de fervents chrétiens, investissent beaucoup aussi dans les paroisses, participant activement à la vulgarisation de leur religion en payant des deniers de culte très élevés. Ou en sponsorisant les différentes activités des églises ou de leurs sections.
La déclaration du curé de la paroisse d’Antalaha ne fait que confirmer cette « bonne volonté » des opérateurs. Le père Gustave assure qu’un opérateur finance la construction d’une église à Antanagnambo, à 20km de la ville.
Pour les autres confessions, l’appui se manifeste par le financement des équipes sportives ou les chorales qui leur sont rattachées.

Dommages collatéraux
Malgré une égale amélioration des conditions de vie de la population locale, le fossé entre les riches et les pauvres se creuse. La minorité, c’est-à-dire les bénéficiaires du trafic jouissent d’avantages faramineux et ne soucient guère de l’inflation. Le coût de la vie a doublé voire triplé en quatre ou cinq ans. C’est pourquoi l’insécurité tant urbaine que rurale s’amplifie. Les vols avec effraction, ceux de vanille verte, les meurtres gagnent de plus en plus du terrain. Les bureaux de la gendarmerie et de la police nationales reçoivent au moins trois plaintes par jour.

Selon les information recueillies sur place et la déclaration du maire de la ville, Aimé Risy, Antalaha fait face également à une forte exode rurale. « Les paysans se trompent en croyant en une vie meilleure alors qu’il n’y a ni création d’emploi ni infrastructures d’accueil adaptées à leurs besoins », insiste-t-il. Toutefois, il évite toutes questions sur les affaires de bois de rose. Il a néanmoins confirmé l’existence d’un trafic perpétré par un réseau d’opérateurs de renom. Il a aussi dénoncé l’implication de certaines personnalités politiques et administratives, natives de la région sans fournir des noms par peur de représailles et par prudence.
Hormis le volet social, le côté environnemental souffre également. Le pire est que personne ne s’en soucie. « Les opérateurs ne font que vendre des troncs récupérés après le passage des cyclones. Il n’y a jamais eu de nouvelles coupes ces dernières années », se défend Eulodie Tiandrainy, une intermédiaire, de passage dans le Nord pour la Fête nationale.
Celle-ci opère dans la capitale. Elle travaille avec des Chinois non résidents. Elle fait la navette entre Antalaha, Maroantsetra, Mananara-Nord, Tolagnaro et Antananarivo quand il y a des transactions.
«  Nous affrétons un jet privé pour nos déplacements car nous voyageons souvent avec des milliards d’ariary  et des valises pleines de devises », témoigne la jeune femme, assez fière de ses opérations. Normal car elle fait l’objet d’une protection en haut lieu, selon ses dires. « Je me déplace toujours sous couverture et avec une escorte car je suis une femme d’affaires très prudente », raconte-t-elle, très confiante.
Depuis quelques mois, elle a choisi d’habiter à l’ile Maurice et au Kenya car son nom serait sur la liste noire des forces de l’ordre. Interrogé sur cette information, un responsable du comité interministériel confie qu’il n’a pas encore reçu des renseignements sur cette personne.

L’Hebdomada.

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Assemblée nationale

La chaîne pénale spéciale contre le trafic de bois de rose repoussée par les députés

mardi 23 juin 2015, par Léa Ratsiazo
Tribune M/car

Le projet de loi portant création d’une chaîne pénale spéciale pour lutter contre le trafic de bois de rose et présenté par le ministre de l’Environnement, Beboarimisa Ralava, n’a pas reçu l’adhésion des députés. Ce sont surtout les élus du Nord de Madagascar qui se montrent hostiles à ce projet de loi. Ils estiment qu’il s’agit d’une stigmatisation de leur région. Norbert Mamangy, député élu de Sambava, demande « pourquoi on ne crée pas de chaîne spéciale contre le kidnapping, ou contre le dahalo dans le Sud mais seulement contre le trafic de bois de rose ? ». Selon cet élu, il existe déjà des chaînes pénales et des structures judiciaires pour toutes les infractions en général, pourquoi ne pas faire fonctionner comme il se doit celles déjà en place.

Le ministère de l’Environnement prévoit de remettre sur le bureau de l’Assemblée nationale ce projet de loi, quand les députés seront peut-être plus nombreux et/ou plus disponibles à entendre ses argumentations. Mais ce n’est pas pour tout de suite, ni pendant cette session.

Tribune M/car

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 Assemblée Nationale. Ajournement de l’Examen.

10h30>BOIS DE ROSE : A la demande des députés originaires du Nord, l’assemblée nationale a ajourné à une date indéterminée l’examen du projet de loi pour la mise en place de la chaîne spéciale qui se chargera des affaires de bois de rose. Les députés demandent plus de temps pour l’étudier.
Date : 23/06/2015

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Bois de rose : La Primature interpelle l’Assemblée nationale

L’un va montrer à l’autre de quel bois il se chauffe.

L’un va montrer à l’autre de quel bois il se chauffe.Si la crise entre le Président de la République et l’Assemblée nationale a été plus ou moins désamorcée par la rencontre entre les deux chefs d’Institution, en revanche, la tension remonte d’un cran entre Mahazoarivo et Tsimbazaza.

Intérêts puissants. Dans un communiqué que nous citons texto, avec les points et virgules ainsi que les minuscules et majuscules, la Direction de la Communication de la Primature de faire savoir que« ce lundi 22 juin 2015, l’Assemblée Nationale a ajournée l’adoption du projet de loi n°013/2015 du 20 mai 2015 portant création de la « Chaîne spéciale de lutte contre le trafic de bois de rose et/ou de bois d’ébène » et répression des infractions relatives aux Bois de rose et bois d’Ebène ». La Primature de demander « Où se trouve-t-elle la bonne volonté de mettre fin au trafic illégal du bois de rose ? Et où par contre résident les intérêts puissants qui veulent continuer à s’enrichir indûment au détriment de Madagascar et des Malgaches ».

Raisons techniques. Le président de l’Assemblée nationale Jean Max Rakotomamonjy d’expliquer qu’ « il ne s’agit point de blocage mais d’ajournement pour des raisons techniques ».  Et ce, en réponse à la Primature qui rappelle notamment que « les partenaires Techniques et Financiers ont déjà engagés des sommes importantes depuis des années dans le domaine non seulement de la gouvernance forestière mais aussi pour la protection de la biodiversité ».

Questions. Force est de constater que les rôles sont inversés si l’on se réfère à l’article 102 alinéa 1er de la Constitution qui prévoit que « les moyens d’information du Parlement à l’égard de l’action gouvernementale sont la question orale, la question  écrite, l’interpellation et la commission d’enquête ». Dans le cas présent, c’est le gouvernement qui interpelle et pose des questions écrites à l’Assemblée nationale. Quid du pacte de responsabilité préconisé par la HCC ?

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Bois de rose

Le report du vote de la mise en place de la chaîne spéciale inquiète

jeudi 25 juin 2015, par Léa Ratsiazo
Madagascar Tribune

Le Premier ministre comme l’Alliance Voahary Gasy dénoncent l’ajournement par les députés du vote du projet de loi portant création de la chaîne pénale spéciale pour la lutte contre le trafic de bois de rose. La société civile s’insurge contre ce report qu’elle considère comme une manœuvre dilatoire. La mise en place de cette structure judiciaire spéciale était prévue depuis 2011 mais n’a jamais été mise en pratique pour de nombreuses raisons. Or, la création de cette chaîne spéciale devrait être un signal fort à l’endroit des partenaires techniques et financiers de Madagascar dans le domaine de l’environnement, pour démontrer la volonté de la Grande Ile à lutter efficacement contre le trafic de bois de rose. L’objectif étant surtout de mettre hors d’état de nuire les donneurs d’ordre et les cerveaux de ces trafics mais pas seulement les petits exécutants. Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a jamais eu d’arrestation ou de mise en accusation des gros bonnets notoires mais seulement des petits poissons, et c’est plus souvent les personnes qui dénoncent les trafics qui se retrouvent en prison que les barons notoires.

Le Président de la Chambre basse, Jean Max Rakotomamonjy, se défend de faire du blocage de l’adoption de ce projet de loi. Il s’agit tout simplement d’un report d’ordre technique et non d’un blocage volontaire de la part des députés, selon lui. Le projet de loi doit être étudié en commission technique selon lui avant d’être présenté en session plénière. Et pour cela, il faut aussi atteindre le quorum exigé par la loi en vigueur, ce qui n’était pas le cas la dernière fois. Pourtant, certains élus du Nord et Nord Est de Madagascar comme celui de Sambava, Mamangy Norbert, ont déjà fait savoir leurs désaccords contre ce projet de texte qu’ils estiment comme une stigmatisation de leurs régions. Ces élus demandent si l’histoire de bois de rose est le seul problème d’insécurité dans ce pays : « pourquoi ne pas mettre en place une chaîne spéciale contre le kidnapping ou les dahalos dans le sud » selon ces députés.

Le projet de loi risque de ne pas passer pendant cette session ordinaire. Peut-être lors de la session du mois d’octobre ou au mieux pendant une éventuelle session extraordinaire. Les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux !

Madagascar Tribune

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Chaîne spéciale sur le bois de rose : « Sa mise en place ne doit pas être prise en otage par la politique », précise Andry Andriamanga, le Coordonnateur national de l’AVG

Andry Andriamanga, le Coordonnateur national de l’AVG réclame une volonté politique de l’Etat de lutter contre les trafics de bois de rose.
Andry Andriamanga, le Coordonnateur national de l’AVG réclame une volonté politique de l’Etat de lutter contre les trafics de bois de rose.

Une volonté politique de l’Etat s’impose si l’on veut vraiment lutter contre les trafics de bois de rose.

Surpris. Les membres de la société civile œuvrant pour la protection de l’environnement au sein de l’Alliance Voahary Gasy (AVG) le sont face aux réactions des députés lors de la dernière session parlementaire tenue le 22 juin dernier. En effet, ces députés ont décidé d’ajourner l’étude du projet de loi relatif à la mise en place d’une chaîne spéciale de lutte contre les trafics de bois de rose et de répression des infractions soumis à l’Assemblée nationale pour la prochaine session ordinaire en octobre prochain. « Le problème de stabilité politique dans le pays a été la raison évoquée alors que les trafics de bois de rose ne sont autres qu’une infraction par rapport aux lois en vigueur. La mise en place de cette juridiction spéciale ne doit pas ainsi être prise en otage par la politique pour éviter que l’erreur en 2009 suite à la crise politique ne survienne et qu’il n’y ait pas d’impunité dans le pays », précise Andry Andriamanga, le Coordonnateur National de l’AVG lors d’une conférence de presse hier à son siège à Andrainarivo.

Avantages. En effet, « les trafics de faune et flore du pays, y compris le bois de rose, atteignent un pic à l’approche de la fête de l’Indépendance nationale. Il s’avère de ce fait urgent que les députés adoptent ce projet de loi en créant une session extraordinaire, s’il le faut,  afin de stopper l’hémorragie de nos richesses naturelles », a-t-il argumenté. D’autant plus, le processus de sécurisation des stocks de bois de rose saisis et de détection des stocks illicites, réalisé en partenariat avec la Banque mondiale, est maintenant en cours. Et l’installation de cette chaîne spéciale a été prévue dans l’ordonnance de 2011.  Le Coordonnateur national de l’AVG a également soulevé les avantages de la mise en place de cette juridiction spéciale. A titre d’illustration, le traitement de dossier sur le trafic de bois de rose par une Cour spéciale basée à Antananarivo sera, entre autres, fixé à six mois afin d’éviter l’élasticité de stocks de bois de rose saisis et l’effacement des preuves identifiées. En outre, les ONG et la société civile peuvent saisir la Brigade Mixte d’Enquêtes pour enclencher les procédures judiciaires tandis qu’une commission de gestion de stocks sera également créée pour assainir le secteur.

Redevabilité. Par ailleurs, l’Alliance Voahary Gasy soulève un manque de communication de la part du ministère de l’Environnement concernant les mouvements des bateaux et la sécurisation des rondins de bois de rose saisis entrepris dans la partie nord de Madagascar.« Aucun mouvement de navire transportant ces produits forestiers ne doit y avoir lieu vers Toamasina. Mais en principe, tous les stocks saisis doivent être acheminés par voie maritime vers Maroantsetra en vue d’une sécurisation. Le ministère de tutelle doit ainsi communiquer sur la quantité stocks inventoriés suite à l’étude effectuée en partenariat avec la Banque mondiale. Et ce, pour une question de redevabilité et de transparence vis-à-vis du public. Le dernier inventaire réalisé en 2014 porte sur un stock de 30 000 rondins de bois de rose », a souligné Andry Andriamanga.

 Navalona R.

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Pour le PNUD, le développement est en panne à Madagascar

mediaVue du quatrier populaire d’Ambolokandrina. Antananarivo.Bilal Tarabey / RFI

L’administratrice générale du Programme des Nations unies pour le développement était à Madagascar ces derniers jours. Elle y dirigeait une grande réunion des responsables du PNUD de la zone Afrique et en a profité pour effectuer des visites officielles et évaluer la situation de développement du pays, un an et demi après les élections de sortie de crise. Le constat : le développement est encore en panne sur la Grande île. Madagascar n’a atteint aucun des objectifs du millénaire fixés pour 2015.

La visite d’Helen Clark survient dans un contexte d’instabilité politique. Après la tentative de destitution du président par une majorité de députés, a directrice mondiale du Programme des Nations unies pour le développement appelle les institutions malgaches au dialogue : « Il est essentiel que toutes les parties poursuivent le dialogue politique qui pourra permettre à l’administration, à l’Assemblée nationale et aux autres institutions de faire leur travail. Ceci est crucial pour le développement du pays. Pendant que les autres pays avançaient, Madagascar est resté sur le bord du chemin, à cause de l’instabilité »

« Il est temps maintenant d’agir », affirme Helen Clark et elle évoque la réforme des finances publiques, la lutte contre la corruption, la lutte contre les trafics d’animaux et de bois précieux : « Il est maintenant très important que les réformes du président soient réalisées. Beaucoup de choses en dépendent : l’accord de prêt du FMI, le réengagement total des bailleurs. Il est question d’une conférence des donateurs à Paris à la fin de cette année. Les gens ont besoin de voir que Madagascar met en œuvre les réformes nécessaires pour son développement ».

L’une des réformes attendues dans le secteur de l’environnement est la mise en place d’un tribunal spécial contre le trafic de bois de rose. La loi devait être votée lundi, mais le vote a été repoussé par les députés.

RFI

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29 juin 2015

Madagascar: le Parlement n’examine pas la loi contre le trafic du bois de rose

A Madagascar, le gouvernement a proposé cette semaine à l’Assemblée nationale un projet de loi pour la mise en place d’un tribunal spécial contre le trafic des ressources naturelles, en particulier le bois de rose. Mais la loi n’a pas été examinée par les députés. Plusieurs raisons sont évoquées, mais pour les défenseurs de l’environnement, ce blocage n‘est qu’une excuse.

Difficile d’avoir des informations concordantes pour expliquer le refus des députés d’examiner le projet de loi sur le tribunal spécial contre le trafic de bois de rose. Pas assez de députés présents pour examiner la loi, vice de forme ou besoin de peaufiner le texte, quoi qu’il en soit, ce sont des mauvaises excuses pour Andry Ralamboson Andriamanga, coordonnateur national de l’Alliance Voahary Gasy : « On peut avancer mille et une excuses pour ne pas débattre de cette loi parce qu’il y a quand même des gens qui sont concernés par ce projet de loi. Il y a des opérateurs économiques à l’Assemblée nationale qui ont fait du commerce de ce bois de rose auparavant ».

Pourtant puisque le gouvernement effectue en ce moment un grand recensement des stocks licites et illicites de bois de rose, c’est le moment, selon Andry Ralamboson Andriamanga, de mettre en place cette juridiction : « Sur le principe, en tant que Malgaches, le Parlement, l’Exécutif doivent unir leurs efforts pour l’assainissement des stocks de bois de rose ».

Et puisque l’examen n’a pas pu se faire, Andry Ralamboson Andriamanga demande la tenue d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale prochainement pour discuter la loi. Chaque année, au moins plusieurs centaines de milliers d’euros s’évaporent dans le marché noir du bois de rose.

(http://www.rfi.fr/afrique/20150626-madagascar-le-parlement-examine-pas-loi-contre-le-trafic-bois-rose/)

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Adressée à Gouvernement de Madagascar, nations unies et 1 autre

Faites cesser le trafic illégal de bois de rose dans les espaces protégés de Madagascar. Libérez le militant écologiste Armand Marozafy et protégez les autres militants comme Augustin Sarovy, menacé de mort

Nous, citoyens de tous pays, attentifs à la préservation d’une biodiversité unique au monde sur l’île de Madagascar, demandons au gouvernement malagasy et aux Nations unies de mettre en place une commission internationale chargée de surveiller, d’enquêter et de mettre fin à l’abattage illégal de bois de rose dans les aires protégées du pays, et notamment dans les parcs nationaux Mananara Nord, Marojejy, Makira et Masoala, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous demandons la stricte application des lois malagasy dédiées à la lutte contre l’exploitation forestière illégale, la protection des écosystèmes fragiles et la défense des intérêts des populations qui en dépendent. Nous demandons la libération et l’abandon des charges contre les militants écologistes Armand Marozafy emprisonné sans motif pour avoir dénoncé ce trafic, et la protection d’Augustin Sarovy, menacé de mort et exilé en Europe pour les mêmes raisons.

ADRESSÉE À
Gouvernement de Madagascar, nations unies
Nations Unies
Faites cesser le trafic illégal de bois de rose dans les espaces protégés de Madagascar. Libérez le militant écologiste Armand Marozafy et protégez les autres militants comme Augustin Sarovy, menacé de mort
ARMAND MAROZAFY. PRISON DE MAROANTSETRA
« Un militant écologiste a été condamné à six mois de prison fermes, jugé coupable de diffamation contre deux opérateurs touristiques locaux qu’il aurait accusés publiquement de trafic de bois de rose, source de nombreux enjeux environnementaux et économiques pour le pays… » RFI

 Trafics de bois de rose – Quand le ministre devient sourd et aveugle !

Nous avons révélé, à deux reprises, l’existence de trafics de bois de rose du côté de Mananara – Nord. En guise de réponse, le ministre de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts n’a trouvé mieux que de mettre en garde les trafiquants.

A maintes reprises, le Président de la République n’a cessé de réitérer qu’il va faire de sa priorité des priorités la guerre contre les trafics de bois de rose. D’ailleurs, dès son intronisation à la magistrature suprême de la Nation, il n’a cessé de clairement édifier, notamment lors de son discours officiel du 25 janvier 2014 au stade de Mahamasina, qu’il va adopter comme principale raison de vivre, à la crête du pays bien évidemment, cette guerre contre la dilapidation des richesses naturelles nationales. Malheureusement pour lui, sa « suite » ne… suit pas. A preuve, depuis cette date jusqu’à ce jour, aucun de ces gros nababs des trafics de bois de rose n’a nullement été inquiété. Et ce, même si nos révélations ont fait état, entre autres scandales, de l’implication effective, voire de la complicité réelle de hauts responsables de l’Etat, civils comme militaires, dans ces crimes. Il en fut du cas de deux Colonels de la Gendarmerie nationale qui ont été pris en flagrant délit, par la population locale, en train de superviser les opérations d’embarquement des rondins de bois de rose à bord des boutres pour être transbordés dans des bateaux, battant pavillon chinois, en rade au large de cette localité. Heureusement, l’on croit savoir que le Premier ministre a déjà donné ordre à ce que des enquêtes soient ouvertes pour connaître tant les identités de ces deux officiers supérieurs des « Bérets noirs » que les faits criminels qu’ils ont perpétrés. Quoi qu’il en soit, cette initiative, prise par Jean Ravelonarivo et son équipe, reste indiscutablement méritante et l’opinion publique, nationale comme internationale, espère vivement ainsi à ce que ces derniers prennent des sanctions sévères contre ces brebis galeuses de la Gendarmerie nationale. D’autant plus que ces dernières, dans leurs forfaitures, se sont vantées d’être en service au niveau de la Primature.

Incontestable ânerie
En tout cas, dans nos révélations médiatiques, nous avons expressément rendu public les identités de deux gros bonnets des trafics de bois de rose qui ont fait défrayer la chronique, la semaine dernière, du côté de Mananara – Nord : Eddy Maminirina et Arland Ramialison. Des informations et autres renseignements généraux qui, fiables et crédibles, ont été remis de notre part, sur un plateau d’argent, au ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts. Et ce, afin de permettre à ce dernier de prendre les dispositions qui s’imposent. Si vraiment le détenteur de ce portefeuille ministériel daigne mettre en œuvre les ordres, formels et catégoriques, donnés par Hery Rajaonarimampianina quant à cette nécessité impérieuse de mettre hors d’état de nuire tous ces trafiquants
de bois de rose que regorge le pays. Et non ! En effet, en guise de « suite » à ces injonctions présidentielles et à ces révélations que nous avons faites, le ministre dont il s’agit, Ralava Beboarimisa de son nom, n’a trouvé mieux hier que de gesticuler devant les caméras et autres micros des journalistes pour annoncer une incontestable ânerie : mise en garde des trafiquants de bois de rose de ne point profiter de la présente période électorale pour perpétrer leurs crimes ! Mais, bordel de m…, ce « type » n’est – il pas, oui ou non, le premier haut responsable étatique en charge de traquer ces trafiquants de bois de rose ?

Roger Thunam et Tsong Thunam
Quoi qu’il en soit, ce ministre pas comme les autres a fait valoir hier qu’il n’a ni entendu ni vu ces deux noms de trafiquants de bois de rose qui ont pourtant été révélés dans nos colonnes. En somme, Ralava Beboarimisa a avoué hier que, dans ces trafics de bois précieux, il est sourd et aveugle. Ni plus ni moins. Pis, ce membre du Gouvernement Ravelonarivo, pourtant « noté » à 97 sur 100 de succès dans ses réalisations ministérielles dans le cadre de ce fameux « Rri de 100 jours », a vulgairement emmené hier des journalistes dans les dédales de la diversion médiatique, en ayant tablé à outrance sur l’interdiction formelle d’importer au pays des sachets plastiques. Hiiiii ! Mais de qui se moque – t – il ce ministre ? En tout cas, comme ce plateau d’argent, que nous lui avons servi, semble encore ne point lui rendre rassasié, nous lui offrons, par les présentes lignes, un bonus de menu succulent, comme nous l’avons promis dans notre édition d’hier que nous allons révéler deux noms, chaque jour que Dieu fait, de trafiquants de bois de rose dans le pays : Roger Thunam et Tsong Thunam d’Antalaha. Deux gros bonnets de ce fléau qui disposent même d’un port privé à Antalaha pour faciliter la commission de leurs crimes. On verra si, cette fois – ci encore, Ralava Beboarimisa va n’y voir que noir et n’y entendre que silence. En tout cas, Hery Rajaonarimampianina a là, entre ses mains, des preuves, irréfutables et probantes, établissant que certains de ses ministres n’en ont point cure de ses ordres !

Rolly Mercia (La Verité)

22 Juillet 2015.

BEKASY, AFFAIRE BOIS DE ROSE, RELÂCHÉ.

Bekasy, le « gros bonnet » selon la qualification de l’association Alliance voary Gasy, arrêté par le bureau indépendant contre la corruption (Bianco) a comparu devant la chaîne pénale aux 67 ha ce mercredi 22 juillet 2015. Il est accusé d’avoir perpétré de trafic de bois de rose. Dans la soirée, le service de la chaîne pénale a dispersé les journalistes présents sur le lieu, et a fait évacuer en trombe le prévenu. On apprend que la chaîne pénale a libéré le prévenu, avec deux autres personnes, sous prétextant que la Bianco a commis une faute de procédure. Le « gros bonnet » est encore une fois passé à travers les mailles. La transparence est de rigueur pour cette affaire car la Bianco essaye tant bien que mal à boucler les supposés trafiquants, mais la chaîne pénale les libère.

www.sobikamada.com

MADAGASCAR
Publié le 23-07-2015 Modifié le 23-07-2015 à 12:14

Madagascar: la lutte contre le trafic de bois de rose patine

mediaUne espèce de bois de rose.Wikimedia

L’un des barons malgaches du trafic de bois de rose a été arrêté ce lundi à Antananarivo. C’est la première fois qu’un grand trafiquant présumé est arrêté. Les organisations environnementales réclament depuis des années l’application de la loi et que des poursuites soient engagées contre les trafiquants qui ont pignon sur rue. Mais l’espoir suscité par cette arrestation n’a été que de courte durée : l’homme a été présenté à la justice jeudi et aussitôt relâché.

« C’est la douche froide », commente Andry Andriamanga de l’Alliance voahary gasy. La déception est grande pour la plate-forme des organisations environnementales malgaches qui se réjouissait de voir leur demande enfin entendue : un des cerveaux présumés du trafic de bois de rose allait être inquiété. Mais la garde à vue n’aura duré que 48 heures.

Bekasy Johnfrince est originaire de Sambava, dans le Nord-Est et « c’est une personne qui finance toutes les opérations dans le trafic de bois de rose », affirme Jean-Louis Andriamifidy, directeur général du Bianco, le Bureau anticorruption qui a mené l’enquête depuis octobre 2014. « Il n’est pas le seul, mais c’est lui le principal acteur », ajoute-t-il. L’enquête aurait notamment porté sur la saisie de conteneurs, fin 2013 à Zanzibar. La cargaison, évaluée à plusieurs millions de dollars, était en transit pour rejoindre Hong Kong.

Après des mois d’enquête, Bekasy Johnfrince a été arrêté lundi après-midi par le Bianco. Il devait être entendu par le parquet ce mercredi. Finalement, le dossier n’a pas été traité, le parquet demande aux

RFI

Mr BEKASY, relaché

Trafics de bois de rose : Trois présumés « gros poissons » relâchés par la Chaîne pénale

Le présumé cerveau des trafics figurait parmi les trois individus déférés hier aux 67 Ha. (Photo : Yvon Ram)
Le présumé cerveau des trafics figurait parmi les trois individus déférés hier aux 67 Ha. (Photo : Yvon Ram)

Cette affaire risque de provoquer un conflit entre le Bianco et la Chaîne pénale.

Comme prévu, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a transféré auprès de la Chaîne pénale anti-corruption (CPAC) hier, le dossier relatif à une affaire de trafics illicites de bois de rose. Après avoir été placé en garde à vue à Ambohibao depuis lundi, trois présumés trafiquants, considérés comme des « gros poissons » ont été déférés au Parquet de la CPAC aux 67 Ha. Il s’agit de deux opérateurs économiques malgaches et un opérateur chinois. Après avoir été auditionnés pendant environ sept heures, la Chaîne pénale a décidé de relâcher les trois individus. Et ce, bien que le dossier transféré par le Bianco contienne de nombreuses preuves confirmant leur incrimination. C’est ce qu’a confirmé le Directeur général du Bianco, Jean Louis Andriamifidy. Faut-il rappeler que cette affaire a éclaté à la suite d’une requête de l’Alliance Voahary Gasy qui a envoyé de nombreuses preuves se rapportant notamment à l’exportation en février 2014 d’une quarantaine de conteneurs contenant des bois de rose. Les trois présumés auraient facilité l’acheminement des marchandises vers la Chine. Ce déferrement constitue donc le fruit d’un an d’investigation menée par la branche territoriale du Bianco à Tana.

IST. A entendre les explications du Directeur territorial du Bianco, branche Antananarivo, Ratovoson Benjamina Arthur, « parmi les trois individus déférés hier figure le présumé cerveau des trafics ». En tant que propriétaire des marchandises, il aurait financé tous les mouvements. Cet individu est également soupçonné d’avoir corrompu des hauts responsables administratifs au niveau de la Région SAVA. En effet, si l’on en croit à nos sources, le Bianco prévoit d’organiser incessamment une descente dans la région SAVA pour procéder à l’arrestation d’une dizaine d’individus soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire. Selon toujours le Directeur territorial du Bianco, plusieurs demandes d’interdiction de sortie du territoire (IST) ont également été lancées. Pourtant, les efforts fournis par le Bianco dans le cadre de la lutte contre la corruption et contre les trafics illicites des bois de rose risquent de tomber à l’eau. D’après les informations, la CPAC, après avoir relaté des vices de forme, aurait restitué le dossier à Ambohibao. La décision de la Chaîne pénale d’accorder une liberté provisoire aux trois présumés trafiquants de bois de rose risque de provoquer un conflit avec le Bianco. D’ailleurs, au cours d’une rencontre avec la presse, le numéro Un du Bianco a remis en cause la crédibilité de la CPAC. Jusqu’ici, aucun présumé n’a jamais été condamné. Jean Louis Andriamifidy de citer comme exemple l’affaire de détournement d’environs 2 milliards d’Ariary au niveau d’un Ministère, et dont l’auteur a été remis en liberté à l’issue de son audition aux 67 Ha. Ce jour, un autre dossier concernant des faits de corruption commis par des hauts responsables au sein de la JIRAMA sera déféré devant le Parquet de la Chaîne pénale. A suivre.

Davis R

 

Lutte contre les trafics de bois de rose: Les hautes instances, absentes à une rencontre-clé !

vendredi 21 août 2015

Par contre, les trafiquants sont connus de tout le monde et se baladent sans crainte dans les zones où les trafics font toujours rage.

Pire, ils n’hésitent pas à menacer de représailles ceux qui essaient de leur barrer le chemin. Les sites d’embarquement des bois de rose sont également connus. La coalition identifie particulièrement Ampamolahana. Le positionnement géographique de cette localité à cheval entre Maroantsetra et Antalaha facilite les embarquements. Car si les autorités de ces deux villes s’interrogent sur les instances devant intervenir, les trafiquants embarquent rapidement leurs cargaisons avec à chaque fois une dizaine de petites embarcations pour charger un gros bateau au large. Le travail est vite fait alors que les autorités ne peuvent être sur place que quelques jours après. Pour corser le problème, la douane de Maroantsetra mise en place en 1936, est fermée depuis 2010, soit du temps où l’actuel président de la république était ministre des Finances. De quoi faciliter encore plus les trafics illicites en tous genres.

La présidence de la république, la primature et le ministère en charge des Forêts et de l’Environnement ont brillé par leur absence à la conférence-débat organisée hier à Nanisana dans la capitale par la coalition Lampogno de Maroantsetra. Pourtant, cette rencontre a été cruciale dans la mesure où elle a permis de faire connaissance des réalités sur terrain, d’identifier des solutions et de permettre aux parties prenantes de s’engager dans la lutte contre les trafics de bois de rose. Ainsi, l’absence de ces institutions laisse perplexe et conforte l’impression des communautés riveraines des aires protégées concernées (Masoala, Makira et la baie d’Antongil ou Mamabaie). En effet, elles remarquent que l’Etat semble protéger les trafiquants et s’attaquer aux militants écologistes. Il n’y a qu’à prendre l’exemple d’Armand Marozafy, membre actif de la coalition Lampogno. Il est accusé de diffamation à la suite d’informations classées confidentielles mais diffusées sur les réseaux sociaux. Emprisonné depuis, ce militant est interdit de visite comme s’il est un grand criminel.

Bref, les opérations de lutte contre les trafics de bois de rose semblent être du tape-à-l’œil. Et pour cause ! La coalition Lampogno dénombre, rien que dans 5 communes du district de Maroantsetra, non moins de 600 rondins stockés. Il faut y ajouter les rondins enterrés et les rondins stockés dans l’enceinte de Madagascar national park (MNP). Les saisies effectuées à Maroantsetra sont moindres par rapport à ce chiffre, soit 10 rondins en 2013, contre 28 en 2012 et puis 14 en 2011. Et en 2010, on a dénombré 87 rondins saisis et 24 en 2009. Des militaires sont dépêchés sur place depuis le 13 juin dernier. Ils sont censés ramasser les rondins mais au niveau local, les autorités ne connaissent rien de la mobilisation de ces forces de l’ordre ! Au niveau central, les informations divergent : certaines autorités avancent qu’il s’agit d’une opération top secret, alors que d’autres parlent d’une cellule formellement créée pour assainir la situation. La coalition propose de déplacer à Maroantsetra  les stocks concernés par la mobilisation militaire, au lieu de les laisser à Masoala. Il faut aussi préciser que ces militaires ont laissé sur place des factures impayées !

Fanjanarivo 

LGDGI

Jugement Armand Marozafy

Free FOREST

France

24 août 2015 — Armand Marozafy, injustement emprisonné depuis plusieurs mois à Madagascar pour avoir dénoncé le trafic de bois de rose dans les espaces protégés du pays,doit être jugé le 26 août prochain. Plus que jamais il nous appartient de signer et de faire passer le lien de la pétition

ARMAND MAROZAFY. PRISON DE MAROANTSETRA
« Un militant écologiste a été condamné à six mois de prison fermes, jugé coupable de diffamation contre deux opérateurs touristiques locaux qu’il aurait accusés publiquement de trafic de bois de rose, source de nombreux enjeux environnementaux et économiques pour le pays… » RFI

Bois de rose. 26 Août 2015. Jugement de Marozafy Armand, écologiste emprisonné à Maroantsetra.

Bois de rose

Jugement Armand Marozafy

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L’Afrique qui se bat à Madagascar : 2 hommes luttent contre la Mafia du Bois
Le combat est universel. Le trafic illégal du bois de rose dans les aires protégées du pays, et notamment dans les parcs nationaux Mananara Nord, Marojejy, Makira et Masoala, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, va faire de Madagascar un Sahara sur l’Océan Indien….
Les militants écologistes Armand MAROZAFY, emprisonné sans motif et Augustin SAROVY, menacé de mort et exilé en Europe pour avoir dénoncé ce trafic.
La peur doit changer de camp. Partagez, informez le plus de monde, et signez la pétition.
https://www.change.org/p/gouvernement-de-madagascar-nations…

Free FOREST
France

24 août 2015 — Armand Marozafy, injustement emprisonné depuis plusieurs mois à Madagascar pour avoir dénoncé le trafic de bois de rose dans les espaces protégés du pays,doit être jugé le 26 août prochain. Plus que jamais il nous appartient de signer et de faire passer le lien de la pétition

ARMAND MAROZAFY. PRISON DE MAROANTSETRA
« Un militant écologiste a été condamné à six mois de prison fermes, jugé coupable de diffamation contre deux opérateurs touristiques locaux qu’il aurait accusés publiquement de trafic de bois de rose, source de nombreux enjeux environnementaux et économiques pour le pays… » RFI
Armand Marozafy, injustement emprisonné depuis plusieurs mois à Madagascar pour avoir dénoncé le trafic de bois de rose dans les espaces protégés du pays, doit être jugé le 26 août prochain. Plus que jamais il nous appartient de signer et de  faire passer le lien de la pétition
CHANGE.ORG

Liberté pour l’écologiste Armand Marozafy !

À Madagascar, des hommes se battent pour préserver ce qui reste d’un patrimoine naturel exceptionnel. Armand Marozafy est de ceux là. Mais il est en prison pour avoir eu le courage de dénoncer le trafic illégal de bois de rose dans les parcs nationaux du pays. Mobilisons-nous pour obtenir sa libération.

Armand Marozafy, militant écologiste, guide touristique et président du comité d’orientation et de soutien des aires protégées dans la région de MasoalaEn 2010, Armand Marozafy était au centre d’un reportage de la BBC consacré à l’abattage illégal de bois de rose dans les forêts de Madagascar ( © BBC.co.uk )

Madagascar est une île unique au monde. Elle abrite les seules populations sauvages de lémuriens et la moitié des espèces de caméléons de la planète. La majeure partie de sa flore est endémique.

L’île, dont 80% de la forêt originelle a déjà disparu, est chaque jour un peu plus menacée par les incendies, la conversion des terres forestières aux usages agro-pastoraux et l’exploitation forestière illégale.

Depuis 2009 et le coup d’état contre Marc Ravalomana, les institutions du pays ont été grandement fragilisées. Profitant de cette situation, de nombreux trafiquants ont commencé à exploiter le bois de rose, y compris dans les espaces protégéscomme le Parc National de Masoala, un site naturel classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le bois de rose issu du trafic prend la direction de l’Asie et plus particulièrement de la Chine, son premier consommateur mondial. Il est utilisé dans la marqueterie de luxe et la fabrication de guitares.

Sur place, l’écologiste Armand Marozafy a eu le courage de dénoncer ce trafic. Mais cela a eu un prix pour le guide touristique : depuis le 27 avril 2015, il est emprisonné pour une douteuse histoire de diffamation.

Il y a quelques mois, le collectif Free Forest a lancé un appel pour demander au gouvernement malagasy la libération et l’abandon des charges contre Armand ainsi que la protection des militants écologistes. Un appel auquel Francis Hallé, Yann Arthus Bertrand, Thierry Lhermitte et d’autres personnalités attachées à Madagascar se sont joints.

Mais rien n’y fait, Armand est toujours en prison. Toutes ses demandes de liberté conditionnelle ont été rejetées par le tribunal.

Armand Marozafy a besoin du soutien de la communauté internationale. Défendre les forêts n’est pas un crime ! Merci de signer et de diffuser cette pétition pour obtenir sa libération.

Sauvons la Forêt.

Diffamation sur facebook : Quatre mois ferme pour le militant écologique Marozafy Armand

Le couperet est tombé à la Cour d’appel de Toamasina, hier, à l’encontre du militant écologique Marozafy Armand. Il est à la fois guide touristique et vice-président du comité de soutien des aires protégées dénommé Cosap. A l’issu de son procès, il a écopé la peine de quatre mois d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 12 millions d’ariary. Ecroué depuis le 27 avril 2015, le concerné devait recouvrir la liberté à partir de l’annonce de ce verdict. La nouvelle a vite fait le tour des ONGs et d’autres organisations environnementales à Madagascar. En général, les responsables s’accordent à dire sur le non-fondement de cette accusation.« Comment se fait-il qu’une simple dénonciation sur facebook soit qualifiée de diffamation publique ? La peine a été, certes, allégée puisqu’il a écopé de six mois ferme en avril dernier et d’une amende de 15 millions d’ariary. Mais je continue de croire que cette frasque judiciaire prouve que l’Etat n’est pas encore prêt à lutter contre les trafics illicites de nos ressources naturelles », a expliqué un militant écologique connu dans la région Atsinanana. Beaucoup ont suivi avec intérêt la nouvelle, à l’instar de l’espion écologique Alexander Von Bismark et de ses collègues du Central Environnemental Investigation (CEI).  

Didi R. Midi M/kara

Dossier bois de rose : Bekasy et ses deux complices incarcérés à Antanimora

uneDeux Malgaches et un Chinois ont été placés sous mandat de dépôt à la suite d’une audition longue de dix tours d’horloge. Les natifs du Nord montent au créneau pour condamner l’incarcération de l’homme fort de la Sava.Dix heures et quelques poussières, Bekasy Johonfrince débarquent avec ses deux présumés complices dénommés XU (Chinois) et Herizo (Malgache). Ils étaient déférés devant la Chaîne Pénale Anti-Corruption (CPAC) pour répondre à trois chefs d’inculpation. « Ils sont taxés de corruption passive et active, de transport illicite de bois de rose et de blanchiment de capitaux » a-t-on appris de notre source auprès de la Chaîne pénale. La direction de la législation et du contentieux auprès de la Primature a représenté l’Etat durant la séance. Les journalistes n’ayant pas accès à l’audition comptaient des tours d’horloge pour avoir finalement les résultats du défèrement. Dix heures de temps plus tard, soit vers 19 heures du soir, nous avons appris du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) que tous les présumés ont été placés sous mandat de dépôt. La même source d’indiquer qu’ils sont détenus provisoirement à la maison centrale d’Antanimora. Cette affaire trouve le ministère de l’Environnement au rang de la partie civile. Juillet dernier, Bekasy et consorts étaient déjà convoqués auprès de la CPAC mais le Procureur Général auprès de la Cour d’Appel a requis un renvoi du défèrement.

Ce haut responsable a sollicité à ce que la partie civile soit écoutée et que les témoignages soient multipliés. Une procédure respectée par le Bianco et une fois le dossier clôturé, les trois présumés exploitants illicites de bois précieux ont été présentés à la CPAC, trois mois plus tard. Pour le Bianco, il s’agirait d’un grand palmarès et d’un respect de son engagement dans la lutte contre la corruption. L’efficacité de ce bureau indépendant a toujours été remise en cause par les observateurs, puisque sur les 164 dossiers traités en bois de rose, seulement un individu a écopé d’un emprisonnement ferme.

Renverser la vapeur. Cette fois-ci, la machine anti-corruption a décidé de renverser la vapeur pour tenir tête à ceux qu’ils qualifient de barons du dossier bois de rose. Bekasy et consorts en ont fait les frais. Hier même, les natifs du Nord regroupés à travers l’association FITEFA, « fikambanan’ny terak’Antsiranana » ont réagi face l’incarcération de l’un des leurs. Ces gens constituaient juste de cobaye pour le Bianco » ont-ils condamné dans leur communiqué (ci-dessous). Ils trouvent aussi que l’origine de cette fresque est imputable à une mauvaise organisation due au non-respect de la non-continuité de l’Etat. « Bekasy, cet originaire de la SAVA faisait partie de ceux qui ont obtenu des agréments du temps de la Transition, à l’époque, les dirigeants avaient autorisé l’exportation des stocks de bois de rose moyennant le paiement d’une redevance fixe de 72 millions d’Ar par container. Le ‘task force’ mis en place à cet effet avait toutefois limité l’agrément à 25 containers pour chaque envoi, mais les stocks n’ont pas encore été épuisés que le task force avait été démantelé » ont-ils avancé pour soutenir leur camarade. La date du procès n’est pas encore rendue publique. Les natifs de l’Avaratra continuent de leurs côtés de militer partout pour condamner cet emprisonnement d’un des leurs. A suivre…

Didi R. Midi M/kara

Affaire bois de rose : Suivi de près par les bailleurs, une autre enquête à venir

BDRFace à la montée de la grogne des natifs du Nord de Madagascar, après la détention provisoire de Bekasy Johnfrince, considéré comme un simple « bouc émissaire » dans la traque des trafiquants de bois de rose, nous avons appris de notre source auprès du bureau anti-corruption, l’existence d’une liste de personnes soupçonnées de faire partie des réseaux de trafiquants de bois précieux. D’autres « gros poissons », tels que Thunam, Maminirina Jean Eddy ou encore Lucky Nazaraly feraient partie de cette liste, ils devraient ainsi faire l’objet d’enquêtes judiciaires incessamment, d’après toujours nos sources. Y figureraient également certains barons de la Transition, dont un ‘ancien conseiller spécial du président de la Transition Andry Rajoelina. Ce dernier aurait couvert les opérations du  ressortissant chinois, le fameux Sam Sam Yock, dont le nom est devenu tristement célèbre pour ces exportations illicites de bois de rose durant la période transitoire mais aurait réussi jusque-là à échapper aux filets de la Justice en choisissant de vivre à l’étranger (Ile Maurice).En tout cas, le bureau anti-corruption confirme sa détermination à aller jusqu’au bout de ses enquêtes afin de mettre un terme à ce fléau national. Il y va aussi de sa crédibilité, après l’affaire Bekasy sur laquelle l’opinion publique a reproché à ce bureau sa politique de « deux poids, deux mesures ». L’opérateur de la Sava n’étant certainement pas le seul à avoir trempé dans l’exportation des bois de rose. Ce cercle restreint de trafiquants a déjà été cité dans la révélation de l’ancien Premier ministre Omer Beriziky. Les observateurs attendent avec impatience que les investigateurs mettent la lumière sur l’affaire. A l’allure où vont les choses, l’on peut s’attendre à de nouveaux rebondissements, d’autant plus que Bekasy Johnfrince, serait la source des révélations capitales, et pour les enquêteurs, et pour la Justice. Les bailleurs de fonds suivent d’ailleurs de très près toutes les actions entrant dans le cadre de cette lutte contre les trafics de bois de rose.

D.R.   

Les Etats-Unis félicite le gouvernement de Madagascar pour sa décision de s’attaquer à l’exploitation forestière illégale et la vente illégale des bois de rose. En poursuivant les malfaiteurs suspects, en particulier ceux qui sont des présumés leaders, en les tenant responsables de leurs actes, le gouvernement démontre que l’état de droit prévaut de nouveau à Madagascar et que le pays a la capacité et l’engagement de faire respecter la loi et de la soutenir. Le trafic de bois de rose et d’autres crimes environnementaux entrainent des pertes économiques et en ressources naturelles incalculables au pays, et met en danger les futures générations de Malagasy.

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Ny firenena amerikana dia mankasitraka ny fandraisan’andraikitry ny governemanta malagasy hiady amin’ny fanapahana sy fivarotana andramena tsy ara-dalana. Ny fanenjehana eo anatrehan’ny fitsarana ireo nandika lalàna, indrindra ireo heverina ho tompon’andraikitra voalohany amin’izany sy ny tsy famelana ny asa ratsy nataon’izy ireo ho vita ho azy dia sady ahafahan’ny governemanta maneho fa tafaverina eto Madagasikara ny fanjakana tan-dalàna, no maneho ihany koa fa mihatra ny lalàna sady misy ny fahavononana hanao izany. Ny fitrandrahana tsy ara-dalàna ny andramena sy ny heloka bevava atao eo amin’ny sehatry ny tontolo iainana dia hitarika fahavoazana tsy hita noanoa eo amin’ny lafiny toekarena sy zavaboahary hanimba ny ho avin’ny taranaka malagasy any aoriana.

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The United States applauds the government of Madagascar for taking on illegal logging and the sale of rosewood. By prosecuting suspected wrongdoers, especially those alleged to be leaders, and holding them accountable for their actions the government will be demonstrating that the rule of law has returned to Madagascar and that the country has the law enforcement capacity and commitment to back it up. Rosewood smuggling and other environmental crimes result in untold economic and natural resource losses to the country, and imperil future generations of Malagasy.

Bois de rose : Une probable arrestation en Chine

Madagascar continue de fermer les yeux sur le trafic du bois de rose

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/01/14/768×0/4847638_6_543e_mai-2014-sur-une-rive-de-la-riviere_6062dcc93c2729c8717757624ed38f24.jpgMai 2014 : sur une rive de la rivière Iagnobé, près du village d'Andanalavahil, un homme déplace pour la pesée un tronc de bois de rose coupé illégalement dans le parc national de Masoala, au nord de Madagascar.

Rien ni personne ne semble être en mesure de contrer le pillage à large échelle des ressources naturelles de Madagascar par les élites politiques et économiques de l’île. Jeudi 14 janvier, le comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), réuni à Genève, a été contraint dedurcir ses sanctions face à l’inertie du gouvernement dans la lutte contre le trafic de bois de rose, un bois précieux prisé par les nouveaux riches chinois et utilisé dans la fabrication de meubles de luxe.

Resté lettre morte depuis son adoption en août 2013, l’embargo promis par Madagascar sur toutes sur les exportations de bois de rose et d’ébènes va désormais se doubler de l’interdiction faite à toutes les parties de la Cites, soit 181 pays, d’importer ces essences illégalement exploitées. Les Etats bien connus (Tanzanie, Kenya, Singapour, Sri Lanka,Mozambique) par lesquels transitent les containers remplis de grumes interdites avant leur destination finale, la Chine, deviennent à leur tour responsables de mettre un terme à ce trafic. A défaut d’agir, elles pourraient être tenues pour complices.

Plus de 5 400 tonnes de bois saisies

Pour le secrétariat de la Cites, il s’agit d’un ultime avertissement adressé aux autorités de la Grande Ile avant qu’il ne recommande un embargototal sur le commerce malgache d’espèces protégées classées à la convention. Si Madagascar ne démontre pas sa volonté d’agir rapidement, cette proposition, portée par l’Union européenne, pourrait être soumise à l’approbation des membres de la convention lors de la prochaine conférence de la Cites prévu en septembre, à Johannesburg.

« Tout le monde est fatigué par le double jeu des Malgaches », confie un diplomate très au fait du dossier. Des millions de dollars ont été engagés pour aider le pays à mettre en place un plan d’action. La Banque mondiale, Interpol, l’Organisation mondiale des douanes, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime collaborent pour démanteler les réseaux mafieux tenus par les barons du bolabola, le bois de rose en malgache. En vain.

Lire aussi : Bolabola, le bois qui saigne

En dépit de l’embargo, le bois coupé dans les réserves naturelles puis transporté sur de petites embarcations avant d’être chargé sur des navires battant pavillon souvent panaméen ou sierra-léonais, a continué de prendre la mer muni de faux papiers. Plus de 5 400 tonnes de bois ont été saisies sur les côtes malgaches ou dans les ports étrangers entre décembre 2013 et octobre 2015, selon le décompte publié par la Cites. La plus grosse prise – 3 372 tonnes – a eu lieu à Singapour en mars 2014. Au total, ces quantités colossales correspondraient à un volume de 35 000 à 40 000 arbres. Quel chiffre faut-ilimaginer alors pour les cargaisons qui sont passées au travers des mailles du filet ?

« Incitation perverse »

Si les autorités malgaches « oublient » de lutter contre le trafic, elles suivent en revanche de très près la comptabilité des stocks saisis à l’étranger en plaidant pour leur mise aux enchères. L’argent tiré de ces ventes devant, selon elles, servir à « assainir la filière forestière ».

La Cites ne l’entend cependant pas de cette oreille : « Madagascar devrait redoublerd’efforts en matière de lutte contre la fraude (…) avant depenser à négocier la restitution des bois saisis. » Et il n’est en tout cas pas question d’autoriser des ventes sans s’assurer de la destination finale de l’argent. « Dans les circonstances actuelles, remettre les bénéfices des ventes aux enchères à Madagascar au lieu de les placer dans un fonds sûr pourrait créer une incitation perverse à la poursuite du blanchiement du bois dans le commerce illégal pour qu’il soit mis aux enchères une fois saisi », écrivent les experts de la Cites dans le rapport présenté à Genève. Avant d’ajouter en des termes sibyllins : « Il peut aussi y avoir le risque que le produit de ces ventes bénéficie aux individus responsables de l’organisation de l’exploitation et de l’exportation illégales de ces bois à Madagascar. »

Lire aussi : Ankiliabo, dans la jungle du saphir malgache

Le trafic de bois de rose et la corruption qui l’accompagne ont en effet intimement pénétré l’Etat malgache jusqu’aux plus hautes sphères dupouvoir. Les barons font (et défont) de façon notoire les carrières politiques. Et bien que leurs noms soient régulièrement cités dans la presse ou par les ONG qui osent encore s’y attaquer, nul n’a jamais été inquiété. En juillet 2015, l’un des plus célèbres d’entre eux, Bekasy Johnfrince, a été arrêté au terme d’une longue enquête menée par le Bianco, le bureau anticorruption de Madagascar. Puis relâché après quarante-huit heures de garde à vue sans que le parquet n’engage de poursuites judiciaires.

Madagascar empile les lois interdisant le commerce du bolabola. La dernière d’entre elles a été adoptée par l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015. Elle prévoit un alourdissement des peines : jusqu’à vingt ans pour les commanditaires et les exportateurs et dix ans pour les coupeurs de bois en forêt. Un tribunal spécial, basé à Antananarivo, et uniquement chargé de sanctionner ce trafic doit être créé. L’Alliance Voahary Gasy, qui regroupe une trentaine d’associations de défense de l’environnement, avait alors salué cette avancée tout en rappelant qu’à Madagascar « le problème, ce n’est pas les lois mais leur application ».

Lire aussi : Madagascar : la reprise économique se fait toujours attendre

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/01/14/madagascar-continue-de-fermer-les-yeux-sur-le-trafic-du-bois-de-rose_4847639_3212.html#RFtJB6SSBPircBLG.99

Madagascar fait l’autruche face au trafic du bois de rose

vendredi 22 janvier www.greenetvert.fr

Les élites économiques et politiques de l’île de Madagascar ne cessent de piller à grande échelle les ressources naturelles de l’île. Le 14 janvier, le comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction (Cites) s’est réuni à Genève. Il a été obligé de prendre des mesures plus sévères au regard de l’indifférence du gouvernement dans la lutte du trafic de bois de rose, un bois précieux très apprécié par les nouveaux riches chinois, qui sert à la fabrication de meubles de luxe.

Un texte a été adopté en août 2013, et complètement ignoré par Madagascar qui promettait le blocus sur toutes les exportations de bois de rose et d’ébène. Aujourd’hui, en plus de cette interdiction, toutes les parties de la Cites, soit 181 pays, n’auront plus le droit d’importer ces essences exploitées de manière illégale. Les pays tels que la Tanzanie, le Mozambique, le Kenya, le Sri Lanka et Singapourg par lesquels circulent les containers chargés d’arbres coupés interdits, avant l’arrivée vers leur destination finale, la Chine, sont à ce jour également sommés de mettre fin à ce trafic. Si ces pays n’agissent pas, ils pourraient être considérés comme complices.

Des quantités colossales de bois saisies

Malgré l’embargo de 2013, le bois est coupé au sein de réserves naturelles puis transité sur des navires souvent panaméens ou sierra-léonais qui prennent la mer muni de faux papiers. Entre 2013 et 2015, plus de 5400 tonnes de bois ont été saisies sur les côtes de Madagascar ou dans les ports étrangers. La prise la plus importante s’est faite à Singapourg, 3372 tonnes ont été réquisitionnées en mars 2014. Rien que pour les quantités saisies, cela représenterait 35 000 à 40 000 arbres.

Si les autorités malgaches ferment les yeux sur le trafic, elles sont par contre très au courant de la quantité de bois saisie à l’étranger, puisqu’elles appuient la mise aux enchères du bois saisi, le procédé servant d’après elles à assainir la filière forestière. La Cites s’oppose à leur petit jeu et pense que Madagascar doit accroitre ses efforts afin de lutter contre la fraude plutôt que de négocier pour le bois saisi.

Un état corrompu ?

Le trafic de bois rose va de pair avec la corruption qui, aujourd’hui, gangrène l’Etat malgache, jusqu’aux postes politiques les plus importants. Les barrons de la drogue et des trafics décident des carrières politiques à leur guise. Malgré le fait que leurs noms soient régulièrement cités par la presse ou par les ONG qui sont les seules à les attaquer, rares sont ceux à avoir été condamnés.

Les lois interdisant le commerce de ces bois précieux s’accumulent, la dernière datant du 17 décembre 2015, qui prévoit un alourdissement des peines pour les commanditaires, les coupeurs de bois et les exportateurs. L’alliance Vohary Gary qui rassemble une trentaine d’associations de défense de l’environnement a salué le projet de création d’un tribunal chargé uniquement de gérer ces cas de trafic du bois, mais rappelle que le problème ne vient pas des lois mais plutôt de leur application.

Article publié dans www.greenetvert.fr du 21 janvier 2016

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