« Iza moa no Malagasy ? » Misy Ireo tsy manatsata (apatrides). Video. Réforme de la Nationalité!

29 avr. 2016

Inona marina ny maha olom-pirenena malagasy ? Anarana ve ? Volonkoditra ve ? Fiakanjo ve ? Finoana ve ? Sa soatoavina ?
Inona no dikan’izany hoe miaina eto @ ity toerana ity ? Iza amin’ireo miaina eto no Malagasy ? Ary iza no atao hoe tsy Malagasy ?
Fanontaniana maro hisarihana ny saintsika ireo amin’izao vanim-potoana mampafana ny resaka momba ny fizakana zompirenena malagasy izao.
Raha mahaliana anao izany, manasa anao izahay hijery ity fandaharana manokana mitondra ny lohateny hoe : « Iza moa no Malagasy ? » ity.

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RAPPEL IMPORTANT. SEJOUR ET DEVOIR DES ETRANGERS.

 1964. Repère historique.

Extrait.

 LES MINORITÉS ASIATIQUES A MADAGASCAR

Daniel BARDONNET*

« Ce pays est le vôtre. Ne craignez ni d’investir, ni de créer des industries. Mais dites à vos compatriotes de ne pas se livrer à des commerces usuraires ». C’est dans ces termes qu’un responsable malgache pouvait inaugurer, le 17 avril 1964, en présence des chefs de congrégations indiennes, la première réunion de l’association «Amitiés Indo-Malgaches»(1) . D’après cette déclaration, également applicable aux Chinois de Madagascar, le problème serait simple. Les autorités malgaches accepteraient tous ceux, quelle que soit leur origine ethnique, qui voudraient sincèrement servir Madagascar. Qu’ils participent seulement à la promotion économique et au développement du pays, qu’ils cessent de se livrer à certaines pratiques bien connues et condamnables, au risque d’être expulsés, et la question des minorités asiatiques à Madagascar se trouverait résolue.

(*) Daniel Bardonnet, Agrégé des Facultés de Droit, Professeur à la Faculté de Droit de Tananarive, articles à l’Annuaire français de droit international (1961 sur l’état des ratifications aux Conventions de La Haye sur le règlement pacifique des différends), à la R.G.D.IP. (1962, sur La largeur de la mer territoriale).

(1) Le Courrier de Madagascar, 18 avril 1964.

Persée Revues Scientifiques. Les minorités asiatiques à Madagascar.

Voir.  Les Karana « … Mais Qui sont-ils ? ».

Citoyenneté : La réforme du code de nationalité en gestation

Madagascar se prépare à modifier certains dispositifs concernant le code de nationalité malgache. La suppression de certaines mesures discriminatoires notamment envers la femme fait partie des changements envisagés

Madagascar se prépare à tourner une page importante de son histoire. Les autorités du pays s’attèlent à l’heure actuelle à modifier certains dispositifs du code de nationalité. C’est l’un des engagements annoncés par la délégation de la Grande île lors du sommet humanitaire mondial qui s’est tenu à Istanbul, en Turquie, la semaine dernière. Selon Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères, l’allègement voire la suppression de certaines mesures jugées discriminatoires fait partie des changements.
«Durant le sommet, chaque pays doit faire un exposé des avancées qu’il a déjà réalisées ou qu’il envisage de réaliser pour favoriser les droits de la femme. Pour Madagascar, la réforme du code de nationalité comporte justement des mesures qui vont dans ce sens », explique la patronne de la diplomatie malgache.
Plusieurs points de l’ordonnance n°60-064 du 22 juillet 1960 portant Code de la nationalité malgache ont été déjà jugés discriminatoires par la société civile notamment par Focus Development.

Nationalité malgache

Les femmes malgaches mariées légalement à un étranger, selon cette ordonnance, ne peuvent pas, dans plusieurs cas, transmettre leur nationalité à leurs enfants. être un malgache dépend aussi parfois du faciès et du nom de la personne jugée par la société civile comme des délits de faciès et de patronyme. Selon l’article 9 de ce texte, est malgache l’enfant légitime né d’un père malgache, l’enfant légitime né d’une mère malgache et d’un père qui n’a pas de nationalité ou la nationalité est inconnue. Une mère malgache pourrait aussi transmettre sa nationalité selon l’article 10 de ce code si l’enfant est né hors mariage. Est également malgache si l’enfant est né à Madagascar avec des parents inconnus mais dont on peut présumer que l’un d’eux soit au moins malgache. Mais dans ce cas « pourront notamment être pris en considération le nom de l’enfant et ses caractères physiques », stipule le Code de nationalité. «La loi malgache ne reconnait pas automatiquement le droit à la nationalité malgache aux enfants qui se heurtent à des problèmes majeurs ne serait-ce que pour sortir à l’étranger, par exemple », synthétise Béatrice Attallah.
La réforme du code de nationalité constitue ainsi un salut majeur pour les femmes et également pour les enfants apatrides notamment les métis, les descendants des Comoriens et Mozambicains ainsi que ceux pakistanais et indiens au fin fond de la brousse. Car la plupart des opérateurs économiques pakistanais ou indiens ont déjà au moins une nationalité française ou malgache.

La dépêche de Madagascar.

Dossier de Afrique Forbes  Cover story

Les Indiens, 19e tribu de Madagascar

En Afrique, la communauté indienne représente une force économique incontestable. Trois millions en Afrique du Sud, 120 000 au Kenya, 70 % de la population mauricienne, 40 % de la population réunionnaise. Elle constitue 1/20e de la population malgache et est considérée comme étant la 19e tribu au côté des 18 autres qui forment l’ossature de la population malgache.

Par Héry Andriamiandra le 29 Avril 2016
Les Indiens Forbes Afrique.

Un dénominateur commun rapproche la communauté indienne et pakistanaise de Madagascar, la «Karana» : la discrétion. Pourtant quatre chefs d’entreprise ont accepté de parler de leur activité et de leur communauté à Forbes Afrique. Pour Anilkoumar Pala (ancien président de la communauté Hindu Samaj), les réalisations parlent d’elles-mêmes. Il suffit de faire le tour de la capitale Antananarivo et de ses environs pour connaître les principaux acteurs économiques de cette 19e tribu hétérogène, composée à 10% d’hindous, 90% de shiites et sunnites.

Etablis à Madagascar depuis les années 1860-1870, les 20 000 membres de la communauté indienne et pakistanaise sont actifs dans différents secteurs de l’économie, comme l’atteste le projet de la gare routière du sud-est d’une superficie de 30 000 m2. Financé à auteur de 2,3 Mds d’ariarys par le groupe Filatex, appartenant au businessman Yavarhoussen Abdoulrassoul, en partenariat avec le groupe Ramanandraibe (exportation de vanille, chocolaterie Robert), situé dans le quartier périphérique de Tanjombato, en pleine transformation. Ici, les villas résidentielles, dites l’Alhambra, attendent leurs acheteurs à proximité du centre commercial Alhambra Gallery, toujours financé par le groupe Filatex. L’homme d’affaires Yavarhoussen Abdoulrassoul représente aussi la marque allemande Volkswagen à travers la firme Sodiama (Société de diffusion automobile de Madagascar), dont le siège se trouve dans le quartier commercial d’Ankorondrano. C’est ici que nous avons interviewé Amiraly Hassim, PDG du groupe agro-alimentaire Food & Beverage, accompagné de ses deux fils Habib (General Manager) et Shayan.

 

Un groupe exemplaire

De nationalité malgache, Amiraly Hassim, né à Mahabo (côte-ouest), fait partie de la communauté ismaélienne. En 2009 – en pleine crise politique –, il fonde Food & Beverage (fabrication de yaourts). Les banques restent sceptiques et préfèrent attendre. Le fondateur de Food & Beverage n’en démord pas. L’étude de marché préalable prudente permet de limiter les risques. Le groupe agroalimentaire Socolait-Société commerciale laitière (appartenant à Danil Ismaël, racheté en 2012 par la société de gestion de fonds d’investissement Adenia Partners) produit aussi du yaourt, mais vise une clientèle aisée. L’autre concurrent était le groupe Tiko (5 000 employés), appartenant à l’ancien Président Ravalomanana, pillé par des manifestants, il arrêtera finalement ses activités.

L’entrepreneur Amiraly Hassim investit 2 MUSD sur fonds propres avec un business plan précis… Vu la crise économique qui risque de perdurer, il met en avant un prix unitaire bas de ses produits, accessible à la masse, lui permettant de dégager une bonne marge. 90 % de ses consommateurs se trouvent dans la capitale Antananarivo avec 1 000 points de vente (épiceries). Fin 2013, Food & Beverage peut se prévaloir d’1 million de consommateurs du yaourt de la marque Yama avec bientôt de nouveaux produits (fromages et desserts lactés). Des unités de production se répartissent en provinces dans les villes de Toamasina (cote est), Antsiranana – Ex Diego Suarez – (nord) et bientôt à Tuléar (2014). Après cinq ans d’exploitation, Amiraly Hassim compte exporter ses produits dans la sous-région incluant l’Afrique du Sud. L’homme d’affaires ne s’est pas arrêté là. Le goût de l’entrepreneuriat le mène à créer d’autres firmes : Technopet, une unité de production de bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET), qui emploie 150 personnes. Il s’agit de la seule unité de ce calibre à Madagascar avec une capacité de production de 50 millions de bouteilles PET/an, dégageant un chiffre d’affaires annuel d’environ 2,3 M €. Aux îles Comores, il possède aussi une filiale de sa société agroalimentaire et a également investit dans l’hôtellerie avec la gestion de l’hôtel Al Amal.

 

Une histoire chaotique

Avant d’arriver à ce stade, cet entrepreneur a avalé des couleuvres, tout comme une bonne partie de la communauté indienne. «Au XVIIe siècle, les commerçants venus de l’Inde sont des gujeratis (le Gujerat est une province du nord-ouest de l’Inde) musulmans ou non, faisant un va-et-vient entre l’Inde et l’Afrique de l’Est, exportant de leur pays des plantes médicinales, des tissus de soie, en échange d’ivoire et d’or», raconte Anilkoumar Pala. C’est en cherchant à conserver leur place dans les circuits commerciaux, de plus en plus dominés par les puissances occidentales, qu’une partie des Indiens de Madagascar deviennent peu à peu les représentants des grandes compagnies commerciales européennes ou nord américaines. «Par ailleurs, un certain nombre d’artisans tisserands issus du Gujerat préfèrent immigrer sur la côte orientale de l’Afrique et le long de la côte ouest de Madagascar suite à une disette», rappelle Amiraly Hassim.

A partir de 1896, la Grande Ile est colonisée par la France, qui veut renforcer sa position face aux autres puissances occidentales. La nouvelle administration fait appel à la diaspora indienne dans le rôle «d’agents de distribution et de pénétration des maisons de commissions». Les Indiens de Madagascar comptent différentes communautés constituées selon le lieu d’origine, la caste et la religion de leurs membres. Les musulmans chiites sont divisés en trois groupes : les Agakhanistes ou Isma’ili Khodja, les Ithna Asrhi. On trouve aussi les Indiens sunnites provenant d’anciennes familles hindouistes, et les hindouistes qui sont les moins nombreux. Les années 70 vont marquer cette communauté. En Ouganda, des milliers d’Indiens sont expulsés par le Président dictateur Idi Amin Dada. Cet oukase est suivi de près par le gouvernement du général Gabriel Ramanantsoa (président de la première transition après la chute du Président Tsiranana en mai 1972), qui envoie une mission à Kampala afin d’évaluer les conséquences d’un tel acte. Le général Ramanantsoa apprendra les effets pervers de cette expulsion en se rendant compte du rôle des Indiens de Madagascar dans l’économie. Néanmoins, l’Etat malgache commence à intervenir dans la commercialisation intérieure des produits agricoles (dont le riz), tout en assurant la collecte des produits et leur transformation, de telle sorte que la part des sociétés commerciales privées notamment indiennes, dans la commercialisation interne des produits agricoles, va se restreindre progressivement.

«Quelques-uns vont immigrer au Canada et en France, mais une majorité reste à Madagascar», précise Anilkoumar Pala. Des familles indiennes envoient leurs rejetons en France. C’est le cas d’Amiraly Hassim qui suivra sa scolarité en France avant de rentrer à Madagascar. Beaucoup de familles indiennes commencent à diversifier leurs activités notamment vers l’industrie, en s’installant dans la capitale Antananarivo. Cette accumulation de capitaux durant au moins trois à quatre générations leur permettra de bâtir des fortunes sans passer par les banques de la place et de résister à tous les régimes. Un pouvoir socialiste (pro-soviétique) dirige la Grande Ile de 1975 à 1991. La libéralisation économique à partir de la fin des années 80 et des années 90 permettra aux entrepreneurs indiens et pakistanais de passer à une phase d’investissement à long terme, en misant sur l’immobilier : la firme First Immo au capital de 2 Mds d’ariarys appartient à la famille Hiridjee. Le père Bashir Hiridjee, président du conseil d’administration de First Immo, est assisté par son fils Hassanein. Ce dernier directeur général de First Immo est aussi le président du conseil d’administration de la firme Telma (Télécommunication Malagasy), l’opérateur historique en télécommunication malgache.

Dossier de Afrique Forbes

publié en juin 2014

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Malagasy aho a1

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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