S’offusquer pour si peu… L’Eglise criminelle (Inquisition, Bible en Amérique, en Afrique…).

Une marque suisse de maillots de bain fait dans le mauvais goût pour son anniversaire

La marque suisse de maillots de bain Ta-Bou s’est attirée les foudres des chrétiens zurichois pour avoir fait figurer un mannequin aux côtés d’une croix dans sa dernière campagne.

Avoir vécu plus longtemps que Jésus. Pour fêter ses 38 ans, la marque suisse de bikini Ta-Bou a eu l’idée de vanter sa perennité en faisant référence au Christ.

Sur l’affiche qui orne les panneaux publicitaires de Zurich, une mannequin pose appuyée contre une croix. En bas, est inscrit la mention : « Contrairement à Jésus et à Alexandre, nous continuons. » Ta-Bou se dit donc fier d’avoir vécu plus que Jésus-Christ mort à 33 ans selon la Bible, et plus qu’Alexandre le Grand décédé à 32 ans.

« Une absurdité portée à son comble »

 Il n’en fallait pas plus pour éveiller l’incompréhension et la colère de certains croyants. Et les responsables des cultes sont montés au créneau. « Jésus est mort pout tout le monde, y compris pour cette charmante jeune femme », assure Simon Spengler, chargé de communication à l’Église catholique de Zurich, au quotidien zurichois Blick. « La ‘marque Jésus’ n’a pas cessé d’exister après ses 33 ans », a estimé Nicolas Mori, porte-parole de l’Église réformée de Zurich, dans le même journal. « Outre le fait que cette pub puisse offenser les gens dans leur sentiment religieux, c’est un non-sens complet », ajoute le porte-parole de l’Alliance évangélique de la Suisse, Thomas Hanimann.

Toutes ces critiques ont laissé de marbre le directeur de la marque, Gianni de Nicola, qui a répondu à Blick « pouvoir encore dormir tranquille ».

Ta-Bou n’en est pas à sa première controverse. La marque est connue en Suisse pour enchaîner les provocations sexistes dans ses publicités. Des polémiques que Gianni de Nicola relativise : « Il y aura toujours des gens qui se plaindront mais on ne peut pas plaire à tout le monde. »

Par Majda Abdellah, journaliste à Mashable

Petit rappel.

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INQUISITION.

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Christianisation et répression des oppositions

L’enjeu pour l’Église catholique en cette période du Moyen-âge est d’imposer son autorité, son pouvoir pour garantir l’évangélisation. Tant que ce pouvoir s’avère fragile, il convient pour la papauté de faire preuve d’intransigeance dans la lutte contre les hérésies : doctrines jugées contraires à la doctrine catholique fixée par le pape et l’Église de Rome. Cette lutte s’engage à toutes les échelles, des terres chrétiennes en Europe jusqu’à la lutte contre les infidèles hors d’Europe.
1. Un instrument de répression : l’Inquisition
a. Qu’est-ce que l’Inquisition?

La lutte contre les ennemis de la foi est ancienne et est traditionnellement du ressort des évêques, appuyés par les rois et les princes. L’Inquisition est mise en place par le pape Grégoire IX à partir de 1231. Elle se présente comme un tribunal d’exception créé pour lutter contre les ennemis de la foi. La papauté souhaite garantir en Europe l’unité de la religion catholique et les intérêts de l’Église et pour cela souhaite lutter efficacement contre toutes les déviances. Ainsi l’Inquisition étend son action à la répression des devins, sorciers, blasphémateurs ou scientifiques jugés hérétiques. Pour mettre en œuvre ce tribunal Grégoire IX désigne en Rhénanie le tout premier inquisiteur.

Il s’agit d’un prêtre, Conrad de Marbourg qui fait preuve d’un fanatisme et d’une grande violence. Il est d’ailleurs assassiné en juillet 1233. La plupart du temps, les inquisiteurs sont choisis dans les nouveaux ordres religieux, dominicains et franciscains : leur compétence en matière de théologie, leur proximité avec les fidèles leur confère une image positive. L’Inquisition se développe dans le Saint Empire, en France mais aussi en Italie à partir de 1235. Les tribunaux se multiplient et gardent une certaine autonomie.

b. Son fonctionnement et les peine infligées

Le tribunal est soumis à des règles religieuses fixées par le pape. Les suspects, individus ou groupes sont soumis à l’interrogatoire par l’inquisiteur ou un de ses collaborateurs. A défaut d’aveux, la preuve de l’hérésie est apportée par des témoins. Les peines infligées vont de la pénitence (pèlerinage obligatoire, entretien d’un pauvre, port de la croix d’infamie sur les vêtements…) jusqu’à l’emprisonnement à vie, ou pour les fautes les plus graves, c’est-à-dire pour ceux qui refusent d’expier leurs fautes : le bûcher. Cependant, la condamnation au bûcher, « la peine de feu », demeure rare, même si certains inquisiteurs se signalent par leur cruauté : c’est ainsi le cas de Robert Le Bougre nommé inquisiteur général en France.  Le recours à la torture devient fréquent, sans être régulier, à partir du milieu du 12e siècle.

Particulièrement active en France, en Italie et dans le Saint Empire, l’institution décline à partir de la deuxième moitié du 15e siècle, preuve de l’affirmation du pouvoir de l’Église et des États.

c. La lutte contre l’hérésie cathare

Les Cathares (les purs en Grec) forment une importante communauté de chrétiens présente dans le sud de la France, où se trouve un clergé inefficace et insuffisant, en Italie du nord (foyer originel) ou en Rhénanie. Particulièrement actifs en Provence et en Languedoc, les Cathares ou Albigeois (ils sont présents autour de Toulouse, Carcassonne et Albi) se heurtent à l’Église catholique. Ils estiment cette Église corrompue et s’opposent sur plusieurs points de doctrine avec celle-ci.

Sur le plan des croyances, ils prônent la pauvreté, pensent la religion comme une lutte permanente du bien contre le mal. Tous nient la croyance en la Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) faisant du Père un être supérieur. Ils rejettent l’Ancien Testament et condamnent les pères de la Bible : Abraham, Isaac, Jacob et Moïse.
Sur le plan du rituel, les Cathares contestent la valeur des sacrements : le baptême d’eau est jugé sans valeur et ils lui substituent le baptême de l’Esprit reçu par une double imposition des mains et de l’Évangile. Le mariage est également condamné.

Impuissante à contrer, la propagation du catharisme qui bénéficie de la bienveillance de certains seigneurs, en 1179 plusieurs d’entre eux sont excommuniés par Alexandre III. Une croisade est organisée en 1209 pour lutter contre les Cathares : la ville de Carcassonne tombe entre les mains d’une armée de seigneurs catholiques du Nord de la France. Albi tombe en 1215 et la même année le comte de Toulouse est dépouillé de ses États ; il se soumet en 1229. Cette croisade prend fin en 1244 où plus de 200 hérétiques qui ont refusé de renier leur foi sont brulés au pied de la forteresse de Montségur.

Outre le succès de l’Église, la défaite des grands seigneurs du Sud contribue largement au progrès de l’unité française.

2. La lutte contre les infidèles : les enjeux des croisades hors d’Occident
a. Qu’est-ce qu’une croisade ?
Une croisade est une expédition militaire menée par les chevaliers francs d’occident dans le but de lutter contre les infidèles. Les objectifs sont divers mais depuis le 9e siècle, la défense des Chrétiens menacés par ces infidèles est considérée comme une œuvre prioritaire : le pape Jean VIII accorde ainsi l’absolution aux guerriers mourant en défendant les Chrétiens contre les Sarrasins en Italie, puis en Espagne. La crainte de l’extension de l’Islam est donc une motivation première. Mais il s’agit également d’assurer la primauté du christianisme et la christianisation des populations.
b. L’appel à la première croisade d’Urbain II

En 1095, le pape Urbain II appelle les Chrétiens d’occident à se mobiliser face au danger représenté par l’expansion musulmane. Les objectifs mentionnés dans son appel sont de défendre les chrétiens orthodoxes de l’Empire byzantin menacés par les Turcs. Il convient également de récupérer la Terre Sainte de Jérusalem afin de libérer le Saint Sépulcre, le tombeau du Christ.

L’objectif est aussi politique : la guerre Sainte doit permettre d’unir les seigneurs occidentaux, d’éviter ainsi les guerres qui déstabilisent les royaumes. Pour mobiliser ses troupes, le pape promet la rémission des péchés, la vie éternelle et laisse entrevoir, pour ces chevaliers, la possibilité de s’enrichir grâce à la conquête des territoires et aux pillages. Cette croisade est suivie par 7 autres expéditions jusqu’à la fin du 13e siècle.

c. Le bilan des croisades
La première croisade donne naissance aux États latins d’orient, fiefs pris sur les terres conquises, attribués aux grands seigneurs occidentaux. Ils vont subsister près de deux siècles et vont permettre la découverte du monde musulman, l’enrichissement économique et culturel grâce aux apports de la civilisation arabe. La vie chrétienne a également été marquée par ces croisades : importance du pèlerinage de Jérusalem, sens du sacrifice. Cependant, beaucoup s’élèvent contre la légitimité de ces expéditions. On accuse l’avidité de l’Église et elles provoquent au 13e siècle des interrogations et de la lassitude.
L’essentiel
A l’échelle des royaumes occidentaux avec la lutte contre les hérésies, ou hors occident avec les croisades, l’Église chrétienne catholique affirme sa suprématie en réprimant toutes les oppositions dangereuses et susceptibles de remettre en cause son autorité. A la fin du 13e siècle, la civilisation occidentale, chrétienne est rayonnante : c’est l’âge d’or de l’Église.
Note par nos Maxinautes :  
Survole les étoiles avec ta souris et clique sur l’étoile correspondant à la note que tu veux attribuer à ce cours. Christianisation et répression des oppositions.

CONQUETES ET BIBLE.

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RÔLE ET INFLUENCE DE L’ÉGLISE DANS LA TRAITE ET L’ESCLAVAGE

Aucune parole divine ne condamnant l’esclavage dans la Bible, le christianisme ne l’interdira pas et aura une attitude longtemps équivoque vis à vis de l’esclavage. Pour tirer profit de la traite, ses papes autoriseront puis approuveront l’esclavage par les Portugais, et sous couvert de la légende de Cham, ils condamneront l’esclavage des Indiens d’Amérique mais accepteront celui des noirs. Ce n’est que progressivement que la condamnation de l’esclavage apparaît dans l’église catholique, complice et bénéficiaire du système, mais elle se limite, le plus souvent, à une condamnation de la traite.

A L’ORIGINE, UN OUBLI IMPORTANT

Dans l’Ancien et le Nouveau Testament l’esclavage apparaît comme une pratique naturelle et légitime. Aussi, lors de l’élaboration de la doctrine chrétienne par Paul, le terme d’esclavage n’apparaît pas parce que la soumission à Dieu s’applique à tous les êtres humains. Comme aucune parole divine ne la condamnera, la servitude humaine subsistera.
Devenu religion d’état dans l’empire romain du IV° siècle, le christianisme n’interdit pas l’esclavage et considère toujours maîtres et esclaves comme égaux devant Dieu ; l’Eglise condamne seulement le fait que des chrétiens appartiennent à d’autres chrétiens.

Avec le Moyen Age apparaît le servage et l’esclavagisme disparaît peu à peu en occident mais la possession et la traite des esclaves non-chrétiens, même dans les États pontificaux, n’est toujours pas condamnée. Mais le pire est à venir.

 

L’ALLIANCE DU PORTUGAL ET DE L’EGLISE

En 1435, alors que les Espagnols se battent avec les Portugais pour la possession des îles Canaries et exploitent leur population, la bulle Sicut-Dudum du pape Eugène IV condamne l’esclavage des habitants noirs, sous peine d’excommunication, mais en Espagne, à cette époque, l’autorité du pape est peu reconnue et la bulle reste sans effet.

A partir de 1441, tout change lorsque les Portugais mènent leurs expéditions maritimes et militaires le long des côtes d’Afrique et capturent les premiers esclaves. Ce premier acte négrier est à l’origine de la traite atlantique (ou occidentale). Des esclaves seront offerts au même pape Eugène IV, qui, à partir de cette époque, va entériner les conquêtes portugaises en Afrique et notamment celles du prince Henri le navigateur, prince du Portugal et précurseur de l’expansion coloniale européenne. Aux yeux des portugais, ces expéditions se justifiaient pour des raisons commerciales et pour contenir l’expansion de l’islam.

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             Calixte III De Las Casas Henri le Navigateur Paul III                   
QUAND L’EGLISE ŒUVRE POUR TIRER PROFIT DE LA TRAITE.

Par une série de bulles, le pape Eugène IV et ses successeurs (Nicolas V, Calixte III et Sixte IV) approuveront les expéditions portugaises, y voyant l’occasion de convertir au christianisme toutes ces populations de païens et Sarrasins incroyants.

En échange de la soumission des populations, l’Eglise accordera le monopole commercial de l’Afrique au roi du Portugal, Alphonse V. Ces bulles prendront soin de préciser que ces soumissions salutaires pouvaient passer par l’asservissement, voire par une réduction en esclavage des « nègres de Guinée » et qu’elles devaient être confiées à l’Ordre du Christ, la confrérie d’Henri le navigateur. En plus de ces bulles, l’église chrétienne, par son pape Alexandre VI, organise le partage du monde entre le Portugal et l’Espagne avec le Traité de Tordesillas en 1494.

La prise de position de l’église catholique en faveur de la traite ne sera pas un épiphénomène. Trop contente de disposer de nouveaux territoires d’évangélisation forcée, celle-ci encouragera l’esclavagisme tout au long de la période de la traite négrière.

 

DES BULLES, DES BULLES …

Voici les noms de quelques bulles célèbres (avec les dates et les papes qui s’y rattachent).
1442 Illius qui (Eugène IV) : entérine les conquêtes du prince Henri le navigateur en Afrique
1452 Dum diversas (Nicolas V) : donne au roi du Portugal toute latitude pour soumettre les Sarrasins, païens et autres incroyants, voire les réduire à un esclavage perpétuel.
1455 Romanus Pontifex (Nicolas V) : espère que les populations naturelles soient bientôt converties au christianisme et donne son approbation au monopole commercial des Portugais en Afrique. 
1456 Inter caetera (Calixte III) : affirme que l’administration des nouvelles possessions portugaises et leurs intérêts doivent être confiés à l’ordre du Christ, la confrérie d’Henri le navigateur.
1481 Aeterni regis (Sixte IV) : les terres conquises en Afrique sont accordées au Roi du Portugal.

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LE DÉBAT SUR L’ESCLAVAGE DES INDIENS D’AMÉRIQUE
Au Brésil, sous souveraineté portugaise, les premières plantations sucrières voient le jour et les Portugais utilisent les indiens comme travailleurs serviles, suivis par les Espagnols en Amérique centrale. Les dominicains s’en émeuvent et la persévérance de Bartolomé de Las Casas pour avoir dénoncé les pratiques des colons espagnols et défendu les droits des Indigènes va payer. En effet, en 1537, le pape Paul III, dans une lettre à l’archevêque de Tolède puis dans une bulle, condamne et interdit l’esclavage des Indiens d’Amérique. Malgré cette bulle, l’esclavage se développera sans gêne jusqu’au XIX° siècle.


Mais pourquoi l’église catholique, qui a aboli l’esclavage des Indiens au XVI° siècle, va accepter celui des Noirs jusqu’au XIX° siècle ? Parce que la récupération, puis la propagation d’une théorie sans fondement, tirée de la Bible, vont permettre la justification de l’esclavage des noirs.

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           Noé, Cham et ses frères Esclave indien et conquistadors Esclaves et missionnaire           
 

LA LÉGENDE DE CHAM OU LA JUSTIFICATION DE L’INJUSTIFIABLE ESCLAVAGE
Dans la Genèse (ancien testament) un passage relate l’épisode de la malédiction de Cham, un des fils de Noé. Cham aurait aperçu son père nu et passablement éméché et se serait moqué (une autre interprétation dit qu’il l’aurait violé); furieux Noé dit à son réveil : « Que Chanaan (le fils de Cham) soit maudit, et qu’il soit à l’égard de ses frères, l’esclave des esclaves ». Puis lesdescendants de Cham, devenus noirs, se dispersèrent et peuplèrent l’Afrique.


Il semblerait que l’idée d’identifier les africains aux descendants maudits de Cham, condamnés à jamais à n’être que des esclaves, soit le fait de théologiens musulmans a partir de textes de la Bible, mais aucun texte coranique ne traite de la malédiction de Cham, pas plus que d’une justification de l’esclavage des noirs fondée sur celle-ci. D’une manière générale, on trouve peu de traces sur l’utilisation de ce passage de la Genèse pour justifier l’esclavage; sauf à partir du XVII° siècle où les traces de la légende deviennent plus persistantes, au fur et à mesure que la traite des noirs se développe et qu’émergent la polémique et les mouvements abolitionnistes.
On pense que l’histoire de cette malédiction des noirs par Dieu, colportée pendant le Moyen Age, fut popularisée par l’Eglise et sa légende récupérée à des fins idéologiques : ces lointains africains, païens incroyants, par leur couleur étaient les descendants de Cham, fils maudit de Noé dans la Bible, et devenaient des esclaves par nature.

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DU XVI AU XIX° SIÈCLE, DES ARGUMENTS IDÉOLOGIQUES CONTRE L’ABOLITION
La conversion des esclaves noirs, maudits par Noé et Dieu lui-même, apparaît ensuite comme primordiale. Les négriers avaient donc l’obligation de baptiser les captifs embarqués en Afrique et ces esclaves, noirs et païens, au lieu d’être voués à l’enfer iraient au paradis. Pour certains hommes d’Eglise (et bien d’autres), cet argument était fondamental, et pour eux, les esclaves étaient les bénéficiaires et l’évangélisation justifiait l’esclavage.


Le « Code Noir » de Louis XVI est très clair à ce sujet et stipule dès l’article 2 que : « Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine » et rajoute (article 3) : « Interdisons tout exercice public d’autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine ».
Même l’Eglise anglicane a joué un rôle dans l’esclavage via la « Société pour la propagation de la parole dans les contrées lointaines ». D’ailleurs, dans ses plantations à la Barbade, son nom était marqué au fer rouge sur la poitrine des esclaves appartenant à l’église anglicane et parmi les dirigeants de la « Société » on trouvait l’archevêque de Canterbury et les évêques de Londres et de York. Lors de l’émancipation des esclaves, l’Eglise sera même indemnisée pour la perte de ses esclaves dans ses plantations de la Barbade.
A l’époque de la Restauration (1815-1830), et durant les premières années de la Monarchie de Juillet, le clergé des vieilles colonies françaises, craignant les idées libérales et les révoltes d’esclaves, ne participe pas au mouvement abolitionniste et la traite est encore considérée comme une chance, pour les esclaves asservis, de pouvoir suivre l’évangile. L’abbé Rigord, curé à Port Royal en Martinique et anti abolitionniste notoire, écrit encore en 1845 (trois ans avant l’abolition) : « on est porté à considérer la traite comme un fait providentiel (…) Que de milliers de ces malheureux ont trouvé dans la servitude la liberté des enfants de Dieu ».

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D’une manière générale, de Saint Augustin, en passant par Saint Thomas et jusqu’à Grégoire XVI (pape en 1839), la théorie de l’esclavage de Saint Paul et la légende de Cham restera la doctrine officielle de l’Église catholique romaine.

(Suite…)

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