« Code de la communication (loi sur la cybercriminalité) » adopté… L’article 20. Ministry ny serasera manazava.

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Ministry ny serasera .RAZAFINDAMBO Vonison Andrianjato 16 Juin 2016

 

Manazava ny ministra fa tsy mazava ny fanazavany. Miodikodina, maka sisiny sns…

HVM: Un régime aux relents totalitaires.

C’est le constat qui s’impose au travers du projet de loi sur le code de communication et plus spécialement dans son article 20 qui concerne la profession de journaliste.

A lire cet article, qui vient d’ailleurs d’être adopté par les sénateurs, nul doute qu’il y a une volonté manifeste de l’exécutif de museler toute liberté d’opinion et d’expression. Il suffirait, par exemple, d’une critique assez virulente à l’adresse des institutions et à fortiori de leurs membres pour que l’auteur tombe sous le coup de la diffamation ou d’injures, tellement le champ d’application du fameux article 20 est très large.

Appréciez-le vous même car des peines d’emprisonnement et de fortes amendes sont prévues contre ceux qui injurient et diffament « les corps constitués, les cours, les tribunaux, les forces armées nationales ou d’un Etat, les administrations publiques, les membres du Gouvernement ou de l’Assemblée parlementaire, les fonctionnaires publics, les dépositaires ou agents de l’autorité publique, les citoyens chargés d’un service ou d’un mandat public, temporaire ou permanent, les assesseurs ou les témoins en raison de leurs dépositions, par les moyens de discours, cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans les lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par le biais d’un support informatique ou électronique ».
Ce sont de graves mesures liberticides !! Et celles-ci concernent non seulement la presse mais également les réseaux sociaux.

Il s’agit d’une réaction d’un régime aux abois, qui n’a jamais pu instaurer la confiance nécessaire à la mise en place d’une vraie politique nationale, d’un régime acculé incapable d’asseoir son autorité sans recourir à la force ou à l’intimidation.

Faut-il rappeler aux tenants du pouvoir que les critiques à adressées au régime en place fait partie des fondamentaux de la démocratie. Un régime qui n’accepte pas les critiques est plutôt proche de la famille des dictatures qu’autre chose.

N’en déplaise aux gouvernants mais critiquer, s’opposer à la politique menée par ce régime putschiste légitimé, responsable de l’indicible misère actuelle du peuple malagasy, est un DEVOIR pour tout citoyen épris de justice, de liberté et de démocratie.

Gtt Inter Geneve, 16 Juin 2016.

Eliane Naika

Article 19 – Déclaration Universelle des « droits de l’homme « .

« Article 19 – Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Rivo  Albert (Mcm-Tanà). 15 Juin 2016.
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 « Code de la communication », loza mitatao ho an’ny firenena.

 

Entin’i Rajao mankany amin’ny jadona ny firenena, izay no azo handikana an’ilay volavolan-dalàna mifehy ny serasera na ny « Code de la communication » izay efa dinihana eo anivon’ny Antenimieran-doholona amin’izao fotoana izao.
Aoka hazava tsara amintsika vahoaka fa tsy ireo mpanao gazety ihany akory no lasibatra amin’ity lalàna vaovao ity fa isika olom-pirenena mpaneho hevitra amin’ny alalan’itony tambazotran-tseratsera itony ihany koa dia tena voakasika amin’izany.

Mazava tsara ny voalaza ao anatin’ny andininy faha 20 ao anatin’ny « loi sur la cybercriminalité » fa ireo rehetra, na mpanao gazety na olon-tsotra, mamoaka vaovao diso na manaratsy sy manala-baraka olom-panjakana dia mety ho voasazy migadra an-tranomaizina ary mandoa lamandy hatrany amin’ny 100 tapitrisa ariary.
Isika mpanao ampamoaka na mitsikera an’ireo JIOLAHY eo amin’ny fitondrana ireo izany dia tsy afaka haneho hevitra intsony rehefa mihatra ity lalàna vaovao mifehy ny serasera ity. Tsy adala ireo mpanao gazety izay tsy voavidin’ny « malette » raha manaitra ny sain-tsika olom-pirenena mba hijoro tsy hanaiky izany volavolan-dalàna izany satria ny zo fototra mamehy ny fanehoan-kevitra mihitsy no vonoin’izao fitondrana HVM izao.
Io moa dia fomba fanao any amin’ireo firenena izay mbola voafehin’ny didy jadona, tapenam-bava ny vahoaka sy ny olom-pirenena mba hitazonana ny fahefana .

Rivo Albert . (Mcm-Tanà)

 

Loholona tsy misy ilaivan’azy . . .

Efa hiarahan’ny rehetra mahalala izao fa manana andraikitra lehibe amin’ny fanapenam-bava ny mpanao gazety sy ny olom-pirenena ireo loholona na « sénateur » etsy Anosikely. Tsy tokony hahagaga koa moa izany satria mpanompo an’ilay filoham-pirenena sy mankatoa ity fitondrana ity izy ireo. Izany atao hoe loholona izany dia olona tokony hipetraka ho ray aman-dreny , olona mendrika ary ohatra tsara eo anivon’ny fiaraha-monina.

Raha ireto loholona eo amintsika ireto aloha dia asa hoe iza no azo tarafina ary azo raisina ho ray aman-dreny? Am-po tsy miangatra no ndeha hamaliantsika izany fanontaniana izany.

Ny vahoaka tapenam-bava, ny tombotsoan’dRajao mianakavy ihany no atao “priorité”.
Ny filohan’ny sénat izany moa tsy resahina intsony kanefa mba olona mihevitra ny tenany ho tampim-pahaizana toy ireny. Rehefa jerena tokoa moa ireo mandrafitra ity Antenimieran-doholona ity dia tsy iza fa ireo mpanao politika mpamadibadika palitao sy ireo olona efa hita fa tsy nahavita na inona na inona tamin’ny andraikitra noraisiny. Raha fehezina amin’ny fehezan-teny tokana dia: tsy misy ilavana an’ireto loholona Malagasy ireto e!

L’Express de Madagascar.

Libertés d’opinion et d’expression – Le Sénat plaide l’emprisonnement

16.06.2016 |

Durant les échanges d’hier, des sénateurs ont souhaité la réinsertion de la peine de prison pour diffamation et injure dans le code de la communication médiatisée. La crainte pour leur image et leur honneur sont parmi les arguments mis en avant.

À contre courant. Le projet de loi portant sur le code de la communication médiatisée a été adopté par le Sénat, hier. Outre deux articles amendés, l’un des faits marquant d’hier est l’insistance de quelques sénateurs sur la reprise des peines de prison pour les délits de presse, notamment la diffamation, dans le texte.
« Le code pénal prévoit que la diffamation et l’injure sont passibles de peine d’emprisonnement. Pourquoi les journalistes en seront exemptés, sont-ils supérieurs aux autres citoyens pour bénéficier d’un régime particulier   ». « Dans la culture malgache, l’argent ne peut pas laver un honneur souillé, plusieurs politiciens en ont bavé des allégations des journalistes ». « Nous nous faisons insulter et eux ils ne vont s’en tirer qu’avec des amendes, pourquoi cela   ».
Telles sont quelques-unes des phrases soutenues par certains sénateurs lors de leur prise de parole, hier, à la Chambre haute. En réponse, Andrianjato Vonison Zafin­dambo, ministre de la Communication a déclaré « Il ne s’agit pas d’impunité, lorsque le journaliste outrepasse les limites, il peut être jugé sur la base des textes de droit commun ». Le fait que ce principe soit inscrit dans les traités internationaux signés par Mada­gascar est, également, un des arguments de l’entité gouvernementale.
Certes, les représentants de l’instance gouvernementale auraient pu souligner que le fait de supprimer les peines de prison ne signifie nullement impunité du journaliste, mais permet de lui garantir la liberté nécessaire dans l’exercice de son rôle d’informer et d’éclairer le citoyen. Une fonction qui est l’une des principales garanties de la liberté d’expression, d’opinion et le droit à l’information garantie, non seulement, par la Consti­tution, mais aussi, par la déclaration universelle des droits de l’homme.

Vie privée
« Il ne faut pas oublier qu’ici nous allons essayer de baliser une liberté garantie par la Constituion, c’est peut-être ce que ne comprennent pas certains d’entre nous », a réagi le sénateur Zo Rakotoseheno, ancien journaliste. Quelques membres de la Chambre haute ont, effectivement, semblé omettre qu’ils sont en train de se pencher sur un texte dont le principal enjeu est la possibilité pour le citoyen malgache de jouir pleinement de ses droits fondamentaux.
Les quelques sénateurs hostiles à la fin des peines privatives de liberté paraissent plus soucieux de préserver l’image et l’honneur des personnages publics et de leur proche. L’accent a, ainsi, été mis sur la notion de vie privée, hier. « Le journaliste s’abstient de porter toute atteinte à la vie privée des personnes, même lorsque ces personnes assument des fonctions ou un rôle politique. Toutefois, lorsque l’intérêt public le justifie, le journaliste peut révéler des informations lorsque celles-ci compromettent la morale publique et/ou  constituent une menace pour la santé publique », prévoit le code.

Dans leur logique, ces sénateurs sont allés jusqu’à demander au ministère de la Communication de trouver un moyen pour « maitriser » les publications sur « Facebook », car « plusieurs publications injurieuses y sont faites impunément ».

À Mada­gascar, la plupart des personnalités publiques semblent oublier le fait qu’ils sont, eux aussi, tenus par des règles de conduite, éthique et morale lorsqu’ils sont en public. Charge à  eux d’éviter les actes ou comportements risquant d’entamer leur image et leur honneur. Notamment, dans une société où abus de pouvoir, corruption et gabegie sont légions.
Alors que les débats sur les enjeux de l’abrogation de la loi sur la cybercriminalité, quant à la liberté individuelle, agitent l’opinion, les souhaits des quelques « sages », de la Chambre haute, hier, risque de mal passé. « La dépénalisation renvoie, également, au fait que des paroles et des écrits ne doivent pas être considérés au même titre que les actes criminels », a ajouté le sénateur Rakoto­seheno. Aucune suggestion n’est proposée, pourtant, de la part de Chambre haute, sur l’alignement de la loi sur la cybercriminalité et le code pénal avec le code de la communication médiatisée.

Garry Fabrice Ranaivoson

L’article 20

Art.20.- L’injure ou la diffamation commise envers les Corps constitués, les Cours, les Tribunaux,
les Forces Armées nationales ou d’un Etat, les Administrations publiques, les membres du
Gouvernement ou de l’Assemblée parlementaire, les fonctionnaires publics, les dépositaires ou agents
de l’autorité publique, les citoyens chargés d’un service ou d’un mandat public, temporaire ou
permanent, les assesseurs ou les témoins en raison de leurs dépositions, par les moyens de discours,
cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins,
gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image
vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans les lieux ou réunions publics, soit par des placards
ou des affiches exposés au regard du public, soit par le biais d’un support informatique ou électronique,
sera punie d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de 2.000.000 Ariary à
100.000.000 Ariary ou l’une de ces peines seulement.
L’injure commise envers les particuliers, par le biais d’un support informatique ou électronique,
lorsqu’elle n’aura pas été précédée de provocation, sera punie d’un emprisonnement de six mois à cinq
ans et d’une amende de 100 000 Ariary à 10.000.000 Ariary ou l’une de ces peines seulement.
L’injure commise dans les conditions prévues à l’alinéa précédent, envers une personne ou un
groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur handicap, de leur origine, de leur appartenance ou
non à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, sera punie d’un emprisonnement de
deux ans à dix ans et d’une amende de 2.000.000 Ariary à 100.000.000 Ariary d’amende ou de l’une de
ces deux peines seulement.
En cas de condamnation pour l’un des faits prévus par les deux alinéas précédents, le tribunal
pourra en outre ordonner l’affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues
par l’article 50 du Code pénal.

MCM de Paris.

 

« Aza matahotra intsony, sahia ». Rehefa ratsy, na malagasy na vahiny, dia ratsy.Mandroba sy mamono ireo.

« Na eny an-tsaha, na an-databatra, Iza ireo dahalo-mpandroba. Iza no ao ambadika (ati-doha mpanome basy sy mpamatsy vola) . Iza ireo malagasy mpivarotra Tanindrazana, efa fantatra. Iza ireo vahiny mihevitra fa azo hitsahina mandrak’izay ny gasy. Omeo ny anarana. Atsangano ny Fitsarana tan-dalana (aminy tenindrazana). Atsaharo ny misolelaka amin’ireo vahiny tsy vanona. Na frantsay, na karana na sinoa, na afrikana, na iza na iza dia esory rehefa olon-doza. Jereo ny manjo ireo zaza gasy izay tsy mianatra ary tsy misakafo ara-dalana. Ny taranaka no tanjona lehibe indrindra. Matoa misy ny halatra, ny tsy fandriampahalemana, ny fanitsakitsahina manerana ny nosy dia volena sy velomina. Tohero ary aza manaiky intsony fa ny vahoaka malagasy, ny Tanindrazana no rava tanteraka… « Aza matahotra intsony, sahia »… Omeo ny anaran’ireo jiolahy mba azahoana mahafantatra ny fahavalom-pirenena ». Aza menatra, atsaharo ny fahalalam-pomba lava ka hitsahan’ireto andevom-bola ».

 MCM de Paris.

Izaho sy ianao

 

Na dia mainty sy manjombona aza,
Ny lanitra izay lolohaviko,
Raha tampenan-tsy hivaza
Ny saiko noho ilay hoaviko
Na ndeha foroninao daholo
Ireo lalàna mba hanginako,
Hisy foana izay azo hasolo,
Hitenenako izay hitako

Raha hatoritory ianao,
Fa sendra seza hiadanana,

Na eo ampelatananao,
Ny fomba rehetra enti-manana,
F’izaho sy ireto sandriko,
Hiady ho an’ny tsindrianao,
Ny fisainako tsy mandriko,
Raha izaho no antoeranao.

Fa na lavitra aza aho,
Hitodika amin-tanindrazana,
Tsy hiandry izay talaho,
Na hovidiana sy tambazana,
Hatsangako ny saina gasy
Ho hitan’ny hafa firenena,
Tsy ho foiko hangasihasy,
Fa mamy loatra ny an’ny tena

Izaho sy ianao

© Christiane Ramian

Mcm de Paris.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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