ONU, Pour la Paix, les Droits de l’Homme. Economie. Education. Aides alimentaires, une armée !!!

Des tonnes de principes, des résolutions, des sanctions. Une Société de paroles où se cotoyent les « sages », les « dictateurs » et les « maffieux ».

67éme anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » C’est ainsi que s’ouvre la Déclaration universelle des droits de l’homme. Qu’on la lise en abkhaz ou en zoulou, ou dans toute autre langue, la déclaration symbolise le patrimoine commun à toute l’humanité.

C’est donc une bonne chose que des intellectuels de tous les continents aient contribué à la rédaction de cet énoncé fondamental des droits humains. Et comme il se doit, on célèbre la Journée des droits de l’homme le 10 décembre, date à laquelle la déclaration a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies.

Comment définir les droits de l’homme ?

C’est à la toute première session des Nations unies, en 1945, que le Panaméen Ricardo Alfaro soumet la proposition d’un énoncé international des droits de l’homme. Sa rédaction est déléguée à la Commission de l’ONU sur les droits de l’homme, nouvellement créée. La tâche est de taille. Pour être couronné de succès, le document devra refléter le sens fondamental des « droits humains » et obtenir l’approbation de la communauté internationale dans toute sa diversité. L’ancienne Première Dame Eleanor Roosevelt, en sa qualité de présidente de la commission, n’est pas perturbée par l’étendue de ces défis. « Nous forgeons notre propre histoire, explique-t-elle. Il est bien plus raisonnable d’espérer que de ne pas espérer, de tenter plutôt que de ne pas le faire. »

Une équipe extraordinaire de diplomates internationaux s’attelle à la tâche. On examine les constitutions de tous les États membres de l’ONU et d’autres documents ; discussions et débats sont à l’ordre du jour. Le Libanais Charles Malik est un défenseur ardu des droits naturels. Le Chinois Zhang Pengjun apporte une vision confucéenne. C’est à deux avocats, le Canadien John Humphrey et le Français René Cassin, que revient la tâche de rédiger le texte initial.

Puis, des délégués de l’ensemble de la communauté mondiale peaufinent le document. Ceux de l’Amérique latine demandent d’y inclure des droits socio-économiques. Ceux de l’Égypte renforcent le passage sur l’universalité. Et pour faire reconnaître les droits des femmes, les représentants de l’Inde, de la République dominicaine et du Danemark montent au créneau.

On poursuit les discussions pendant plus de 80 séances. On tient des débats sur plus de 160 amendements. Mais enfin, on arrive à un consensus.

« Des milliers d’esprits et de mains ont contribué à sa réalisation », devait dire Charles Malik en soumettant la déclaration à un vote final lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Un silence digne de l’occasion plane sur les diplomates réunis, les membres de la presse et l’ensemble de l’auditoire.

Au bout du compte, 48 pays votent en faveur de la déclaration ; personne ne vote contre. Les 30 articles qui la composent détiennent la promesse des droits fondamentaux,économiques, sociaux, politiques, culturels et civiques, et aussi celle d’une vie libérée de la misère et de la peur.

Le legs durable de la Déclaration universelle des droits de l’homme

Et, ce qui est encore plus important peut-être, c’est qu’elle continue à inspirer des hommes et des femmes du monde entier. Le Sud-Africain Nelson Mandela devait dire, cinquante ans après son adoption : « Pour ceux qui ont dû lutter pour leur émancipation … la Déclaration universelle des droits de l’homme a légitimé la justesse de notre cause. »La déclaration a eu un effet considérable. Sur elle repose le droit international. Ses termes ont été incorporés dans les constitutions de nombreux pays, dont le Costa Rica, le Salvador, Haïti, l’Indonésie et la Jordanie.

Et pour les défenseurs des droits de l’homme, de la Birmane Aung San Suu Kyi à l’Iranienne Shirin Ebadi, la déclaration a toujours été un guide et un appel à l’action. Soixante-dix ans après son adoption, la déclaration demeure l’énoncé par excellence des droits que nous avons tous en commun.

Découvrez comment vous pouvez promouvoir les droits de l’homme* dans vos communautés et célébrer la Journée des droits de l’homme avec le reste du monde sur Twitter avec#HumanRightsDay*.

« Les défis dans le domaine des droits de l’homme restent importants »

10.12.2015 |

Les valeurs de l’Union européenne se basent sur la détermination commune de promouvoir la paix et la stabilité, et de construire un monde fondé sur le respect des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit. Ces principes accompagnent toutes les politiques internes et externes de l’Union européenne. Ainsi, la promotion des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit sont des éléments essentiels de l’Accord de Cotonou qui régit les relations entre l’Union européenne et les pays de l’Afri­que, des Caraïbes et du Pacifique, dont Madagascar.
Les droits de l’homme sont au cœur des actions politiques de l’UE mais aussi au cœur de notre coopération au développement, avec des implications dans la façon de concevoir et de mettre en œuvre nos interventions.
J’ai eu l’occasion, vendredi dernier, de rencontrer des jeunes d’Analanjirofo, d’Atsimo Andrefana et d’Analamanga qui ont partagé avec moi leurs préoccupations et leur vision des grands défis du pays : engagement citoyen, perspectives en termes d’emploi dans un contexte où les indicateurs socio-économiques sont au plus bas, inquiétudes sur les conséquences d’un système judiciaire défail­lant. Les préoccupations de la jeunesse du pays sont également partagées par la grande majorité de la population car, si Madagascar regorge de tant de richesses, la Grande Ile est classée par la Banque Mondiale au 5ème rang des pays ayant le PIB par habitant le plus faible au monde.  Le rôle de l’Union européenne n’est pas d’imposer une vision, mais d’accompagner, en ami et en partenaire, Madagascar vers moins de pauvreté et plus de stabilité.
L’Union européenne s’est réjouie de la mise en place de nombreux chantiers en matière de droits humains par les autorités, telles que la Commission nationale indépendante pour les droits de l’homme (CNIDH), l’adoption des lois portant abolition de la peine de mort et de celle relative à la traite des êtres humains, ou encore la ratification de la Convention internationale relative aux droits des personnes souffrant de handicaps.
Il n’en demeure pas moins que les défis dans le domaine des droits de l’homme restent importants et nécessitent des réponses adaptées pour permettre le développement durable du pays. L’impunité, la corruption, les sérieuses lacunes du système judiciaire, la surpopulation carcérale, les violences faites aux femmes, la liberté d’expression malmenée, ou encore les informations relatives à des exécutions extrajudiciaires, en particulier dans le sud du pays, font partie de ces défis.
Hier, 9 décembre, a été célébrée la journée internationale de lutte contre la corruption. Aujourd’hui, nous célébrons la journée internationale des droits de l’Homme. La lutte contre la corruption, le renforcement de l’État de droit et un bon fonctionnement de la justice sont les piliers indispensables pour le respect des droits de l’homme. L’Union européenne y est particulièrement attentive car ce sont les garde fous de toutes les dérives.
Le lancement de la stratégie décennale de lutte contre la corruption par le Président en septembre 2015 constitue un jalon important. Je salue le travail d’enquête et de sensibilisation effectué par les équipes du BIANCO. La lutte contre la corruption touche tous les domaines et ne se limite pas aux trafics des ressources naturelles qui font souvent la une des journaux. Malgré les travaux des entités en charge de cette lutte, les résultats semblent néanmoins encore limités. La perception de la corruption à Mada­gascar reste importante et l’impunité semble perdurer, comme en témoigne le classement réalisé par Transparency International qui place Madagascar en 133 ème position sur 175 pays pour son index de perception de la corruption 2014.
La volonté politique en matière de lutte contre la corruption est essentielle. Elle passe par une augmentation des moyens donnés aux acteurs de la lutte contre la corruption, par des actions exemplaires et des mesures concrètes. À titre d’exemple, plusieurs mesures ont été proposées et méritent réflexion: la mise en place d’un mécanisme de recouvrement, d’administration et de gestion des avoirs illicites; la réforme de la loi anticorruption permettant d’assurer une action au niveau de toute l’administration et non uniquement au niveau du BIANCO; ou encore la réforme de la chaine pénale anti-corruption avec la mise en place d’un pôle anti-corruption bénéficiant d’un système permettant d’éviter que la corruption de certains magistrats n’anéantisse le travail réalisé.

La société civile malgache joue son rôle de donneur d’alerte et de force de plaidoyer. Elle attire l’attention de tous, citoyens, autorités, membres de la communauté internationale, sur certaines dérives et violations des droits de l’homme, tout en étant force de proposition pour répondre aux grands défis du pays. Des témoignages repris par des organisations reconnues de la société civile et de protection des droits de l’homme, tant nationales qu’internationales, font état d’exactions et d’exécutions sommaires dans le sud du pays, mais également de dérives et pratiques récurrentes de corruption et d’intimidations.

La situation d’insécurité dans le Sud et les violations des droits de l’homme sont sources de préoccupation pour tous, y compris pour l’Union européenne. De vastes espaces du pays sont soumis à la loi du plus fort. Les dérives dans ces régions et toute la complexité d’y apporter des réponses adaptées font partie intégrante des dialogues de l’Union européenne avec les autorités à tous les niveaux, du Président de la République aux éléments de la Gendarmerie.
À l’occasion de cette journée internationale du 10 décembre, la Délégation de l’Union européenne a décidé de célébrer les droits de l’homme par un spectacle de la compagnie Art D’Tenu regroupant des jeunes de la Maison Centrale d’Antanimora, organisé par l’association « Grandir Dignement », le 13 décembre au Centre culturel Malgache (IKM), accompagné par une exposition de photographies de Handicap International, et par la signature de plusieurs contrats de subvention avec des organisations non gouvernementales œuvrant pour la promotion et la défense des droits de l’homme et de la démocratie, pour un montant de 1 200 000 euros, soit environ 3,5 milliards d’ariary.
En ces jours de célébration et de promotion des droits de l’Homme et de la lutte contre la corruption, tous les citoyens sont appelés à être acteurs de changement en portant une attention particulière aux droits de l’homme dans leur environnement direct. Les droits de l’homme sont l’affaire de tous.

Par Antonio Sanchez-Benedito,

Ambassadeur, Chef de délégation de l’Union européenne à Madagascar

L’Express de M/ car

 

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Ne perds pas ton temps

À te battre contre l’invisible
Mais protèges ton enfant
Contre ces nuisibles
Qui détourneront ton but
À avancer tout droit
Ne le laisses pas dans la rue
Tant que tu as ce choix

Ne gaspilles pas ton énergie
À chercher les responsables
De ton effroyable vie
Qui te devienne insupportable
Tu fus le seul acteur
Du film de ton histoire
Si tu cherches l’erreur
Affrontes-toi à ton miroir.

Ne te laisses pas fasciner
Par ces auteurs de guerres
Ces luxueux galas, dîners
Qui vendent des chimères
Des bonnes paroles en l’air
Des mots doux et magiques
Mais le goût amer
Ils réservent à l’Afrique…

‪#‎prends_soin_de_toi‬

Christiane Ramian

Chris©10122015

 

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