28/09/2016. Symbion – Jirama – Solika Tsimiroro. Akaiky hifarana ny delestazy ?

U.S. Embassy Madagascar

Ny masoivoho amerikana dia miarahaba ny Symbion sy ny Madagascar Oil noho ny fahombiazan’ny andrana tamin’ny fampiasana ireo solika mavesatra avy any Tsimiroro hamokarana herinaratra eny amin’ny tobin’i Mandroseza.

Miarahaba anareo nohon’ny fahatrarana io dingana io izay maneho fa ny fampiasana ny vahaolana avy eto an-toerana dia afaka hamokarana angovo maharitra sy mora vidy ho an’i Madagasikara. Ny fiaraha-miombona antoka toa izao dia fandraisana anjara amin’ny fampiroboroboana sy fanatsarana ny tontolon’ny fihariana mba hanintona ireo mpampiasa vola ary mampitombo ny harin-karena Malagasy.

L’Ambassade ‎des Etats-Unis félicite Symbion et Madagascar Oil d’avoir réussi le test à Mandroseza de l’huile lourde produit à Tsimiroro. Nous vous félicitons d’avoir franchi cette étape qui prouve combien les solutions locales peuvent fournir une énergie solide et abordable pour Madagascar. Un tel partenariat contribuera à développer un climat des affaires amélioré, attirant plus d’investissements pour le pays, et soutenant la promotion d’une croissance économique inclusive à Madagascar.

The U.S. Embassy congratulates Symbion and Madagascar Oil for having successfully tested in Mandroseza the heavy fuel produced in Tsimiroro. We congratulate you for this milestone that proves how domestic solutions can provide a solid and affordable energy for Madagascar. Such partnership will contribute to the development of an improved business climate that will attract more investment to the country, helping to foster inclusive economic growth in Madagascar.

Rappel.

 

Jirama Mandroseza : Symbion prend les rênes

Banderole d’appui à Symbion.
Banderole d’appui à Symbion.

Symbion est bien là. Les employés  non grévistes de la Jirama ont accueilli, hier sur le site  de  Mandroseza une délégation de cette société américaine que l’Etat malgache a engagé pour la réhabilitation de la centrale Mw.« Welcome Symbion » lisait-on sur des banderoles soigneusement installées sur la clôture de la Jirama Mandroseza. Une manière pour ces employés de la Jirama qu’ils sont prêts à collaborer avec Symbion pour la réhabilitation de la centrale de Mandroseza.

Une disposition appréciée d’ailleurs par  Zelda Weitz, Directrice des opérations de Symbion Power qui s’est  félicité de travailler avec des techniciens malgaches de la Jirama, dynamiques et compétents. Une équipe dont la mission principale est de remettre à l’état à 100% la centrale de Mandrosera qui va retrouver sa pleine capacité de 40 Mw d’ici 7 mois.  Le travail se fera par étape de réhabilitation des 4 groupes de 10 Mw chacun. Symbion prend donc dorénavant les rênes de cette centrale qui continue de faire polémique puisqu’une partie du personnel  continue de faire la grève pour dénoncer le contrat que l’Etat a passé avec elle. En tout cas, ce qui est rassurant, c’est que la réhabilitation de cette centrale réduira le délestage. Et c’est ce qu’attendent les consommateurs.

R.Edmond. Midi M/kara

Oliva Andrianalimanana, Intersyndical National de la Jirama – « Le contrat Symbion Power est une affaire de corruption »

Depuis le 10 août dernier, l’intersyndical de la Jirama est en grève et dénonce notamment la mauvaise gestion de la compagnie nationale mais également la mise en concession des centrales de Mandroseza et de Volobe. Dans cette optique, elle dénonce le contrat avec la société américaine Symbion Power qui a été littéralement signé en cachette.

 Madagascar Matin : Les chiffres circulent selon lesquels près de 70 à 80% des centrales de la Jirama sont déjà tombés entre les mains d’entreprises privées. Pouvez-vous nous donner le nombre exact de ces centrales ?

Oliva Andrianalimanana : A l’heure actuelle, les dernières données que nous avons en notre possession indiquent que 177 centrales thermiques et hydrauliques appartiennent déjà à des entreprises privées. Je ne citerais en exemple qu’Agreco, Henri Fraise ou encore Enelec. Mais aujourd’hui, le problème réside dans le fait que l’Etat, et encore moins la Jirama ne peuvent plus se payer les services de ses diverses entreprises, raison pour laquelle le délestage devient de plus en plus important.

M.M. : Quels sont les réels problèmes de la Jirama ?

O.A. : Il faut savoir que la Jirama vend à perte l’électricité. Ceci entraîne logiquement une perte pour la compagnie qui s’élève à 400 milliards d’ariary comme l’a si bien précisé le président de la République. Bien que l’Etat subventionne la compagnie à hauteur de 200 millliards d’ariary par année, il reste donc encore un gap de 200 milliards d’ariary que la compagnie est incapable de trouver. Par ailleurs, l’Etat confond les subventions avec les dettes des établissements étatiques engendrées par les factures non payées. Conséquence : la subvention ne suffit pas et cette année, l’argent de cette subvention aura été totalement dépensé d’ici la fin du mois de septembre. Inutile de préciser que la fréquence des délestages prendra donc de l’ampleur. A l’heure actuelle, si l’Etat souhaite réellement que la Jirama fasse du service public, il doit octroyer cette subvention en plus de payer les nombreuses factures non payées jusqu’à ce jour.

M.M. : Vous avez déjà menacé de couper l’eau et l’électricité dans les établissements étatiques qui ne s’acquittaient pas de leur facture. Ce fut le cas pour le ministère de l’Eau pendant quelques heures, mais aujourd’hui cette démarche est au point mort. Pourquoi ?

O.A. : L’action au ministère de l’Eau le 18 août dernier a été menée avec l’accord de la direction générale de la Jirama. Cette coupure était symbolique et était un message adressé à tous les responsables étatiques. Après cette date, nous avons tous pu constater que l’Etat a décidé de poster des éléments de l’Emmoreg devant les ministères visés, et ce fut le cas au ministère de l’Energie. Par la suite, nous avons envoyé des lettres de relance aux différents établissements concernés pour régler leur facture. Aujourd’hui, je veux préciser que l’intersyndical de la Jirama souhaite rester dans une démarche légale. Mais la population doit savoir qu’à l’heure actuelle, ces factures non payées s’élèvent à 140 milliards si elle n’était encore que de 130 milliards la semaine dernière. Et il ne faut pas oublier que l’Université d’Antananarivo et la Croua sont également concernés. La Jirama a toujours fait ce qu’elle pouvait et résultat, le capital de la compagnie est aujourd’hui de moins 800 milliards d’ariary.

M.M. : L’intersyndical de la Jirama a décidé d’inviter les employés de la compagnie à participer à une cotisation générale pour essayer de réunir les fonds nécessaires à la réparation de la centrale de Mandroseza qui ne tourne plus actuellement au maximum de sa capacité. Quelles sont les garanties que cet argent, une fois réuni, sera réellement utilisé à bon escient ?

O.A. : Si les employés de la Jirama participent et versent au moins 2 000 ariary chacun, la somme de 12 millions d’ariary pourra être facilement réunie. Cela n’est bien sûr pas assez pour commencer les travaux de réhabilitation et c’est pour cette raison que tous les citoyens sont également invités à participer à cette cotisation. Nous sommes actuellement en train de demander une autorisation pour ouvrir un compte bancaire à cet effet et je peux rassurer tout le monde que la collecte de fonds se déroulera exactement comme un téléthon. A la fin de ce téléthon, tout l’argent sur le compte bancaire sera directement transféré au Trésor Public et ce sera au Directeur Général du Trésor de redistribuer les fonds en fonction des revendications des employés de la Jirama. A aucun moment, l’intersyndical de la Jirama n’aura la possibilité de toucher à cet argent.

M.M. : Dans vos revendications, vous demandez actuellement la démission de la direction générale et le démembrement du conseil d’administration mais ces derniers sont toujours en poste. Pensez-vous obtenir gain de cause ?

O.A. : Cela fait plus de trois semaines que nous sommes en grève mais les responsables au sein de la compagnie sont incapables d’apporter des solutions concrètes. La démission de ces responsables n’est donc qu’une question de logique. Aujourd’hui, nous souhaitons qu’ils quittent leurs postes de leur propre chef en sortant par la grande porte pour prouver aux employés qu’ils sont encore des hommes remplis de sagesse. En effet, compte tenu de la situation actuelle, la direction générale et les membres du conseil d’administration ne doivent pas attendre une notification venant d’en haut pour s’exécuter. A l’heure actuelle, nous sommes plutôt confiants par rapport à nos revendications.

M.M. : Affaire Symbion Power ?

O.A. : Tout d’abord, l’intersyndical de la Jirama pointe du doigt le fait que le contrat signé avec la société Américaine ait été fait à l’insu de tous d’autant plus qu’il s’étale sur une période de 20 ans. Notre direction générale a annoncé que le prix de vente de l’électricité par Symbion Power est moindre par rapport à celui en vigueur actuellement. Le prix annoncé tourne autour de 16 cent et c’est en effet une bonne affaire. Toutefois, le loyer à payer à cette société s’élève à 463 333 dollars par mois. En plus, la caution à déposer à la banque (lettre de crédit) s’élève à 57 milliards d’ariary. Mais les irrégularités de ce contrat ne s’arrêtent pas là parce que Symbion Power ne paiera aucune taxe sur tous les matériels qu’elle importera de l’extérieur. Cette clause est tout simplement inacceptable dans la mesure où même les petites entreprises s’acquittent des 20% de taxes. Au final, si on prend en compte tous ces paramètres, l’électricité vendue par Symbion reviendra très cher non seulement à la Jirama mais aussi à ses usagers. Aujourd’hui, la meilleure solution est la réhabilitation et la réparation des groupes de la centrale de Mandroseza pour ne pas payer cher des entreprises comme Symbion Power.

Pour ce faire, une somme de 4,5 millions d’euros est nécessaire pour cette opération mais les techniciens de la Jirama ont déjà indiqué qu’il est inutile d’avoir cette somme en un lot parce que les réparations peuvent se faire petit à petit. Selon nos estimations, 240 millions d’ariary suffiraient déjà pour que Mandroseza produise 25 Mgw. Mais ce projet a été rejeté par le Conseil d’Administration pour on ne sait quelle raison. Pourtant, au moment où nous parlons, la compagnie Symbion Power n’est même pas encore implantée à Madagascar. Elle devra donc encore mettre en place une société, recruter et former des employés, raison pour laquelle ce n’est pas une solution délestage. Aujourd’hui, nous avons donc toutes les raisons de penser que le contrat avec Symbion Power est une affaire de corruption en haut lieu. Par ailleurs, une compagnie venue d’aussi loin ne pensera qu’à se faire des bénéfices, contrairement à la Jirama.

Laza Marovola. Madagascar Matin

 

 Jirama a1

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