Befandriana Avaratra. Communiqué publié hier, par les Prêtres d’Antsakabary « un acte de barbarie et des violences commises par la Police Nationale ».

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LA HONTE POUR LA POLICE NATIONALE MALAGASY ET LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR.

HIZARAZARA NY TAFIKA MALAGASY.

Affaire Befandriana Nord : Le Procureur de Mandritsara répond au ministre Anandra Norbert

25 février 2017

Comment un seul homme a-t-il pu mettre le feu sur plusieurs centaines de maisons d’habitation sans avoir été arrêté, se demande le Procureur.

L’affaire Antsakabary prend un nouveau rebondissement. Hier, les hauts responsables de la Justice ont répondu au ministre de la Sécurité Publique, Anandra Norbert qui a déclaré la veille que « contrairement aux informations véhiculées par la presse, les éléments de la Police nationale dépêchés sur place n’ont pas incendié les villages d’Ambinanindrano, de Tavenina, d’Ankisingy et d’Ambalamanga ». Selon ses dires, « c’est un aliéné mental qui a mis le feu sur ces villages ».

Au cours de cette rencontre avec la presse, les hauts responsables de la Police nationale ont même menacé de porter plainte contre les organes de presse qui ont accusé les policiers de Mahajanga d’avoir incendié une centaine de maisons. Pourtant, dans son rapport, transmis à notre rédaction par la présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM), Fanirisoa Ernaivo, le Procureur de Mandritsara dément ces explications. Ce dernier accuse indirectement les éléments de la Force d’Intervention de la Police de Mahajanga, envoyés en intervention à Befandriana Nord, d’avoir incendié des maisons. Il se demande si l’incendie a réellement été commis par un aliéné mental comme l’explique le ministre de la Sécurité publique. « Pourquoi le responsable n’a pas été arrêté ? Comment un seul homme a-t-il pu mettre le feu à plusieurs centaines de maisons d’habitation sans avoir été arrêté et comment se fait-il que ce déséquilibré mental ne soit passé à l’acte que le jour du passage de la Police nationale sur place » ?, se demande le Procureur.

487 maisons. Autant de questions auxquelles il faut trouver des éléments d’éclaircissement. Si l’on se réfère à ce rapport reçu par les responsables de la Justice, 487 maisons d’habitation qui se trouvent dans différents quartiers ont été réduites en cendre. Le Procureur de Mandritsara confirme également l’existence d’une vieille femme aveugle, qui ne pouvait pas prendre la fuite à l’arrivée des policiers et qui a été brûlée vive dans sa maison. Les habitants d’Antsakabary ont également démenti hier les propos du ministre Anandra Norbert. Au cours d’une réunion organisée hier, ils ont réitéré que les policiers ont mis à feu et à sang les villages. Pour dénoncer une « vengeance policière », une pétition a été lancée. D’après les explications des habitants, c’est un quartier mobile que le ministre de la Sécurité publique a traité de déséquilibré mental. Sous la menace d’une arme, celui-ci aurait été contraint par les policiers de mettre le feu sur sa propre maison. Par contre, pour ce qui est des autres maisons, la population d’Antsakabary accuse la Police nationale d’en être responsable.

Tension. En tout cas, cette affaire risque de renforcer la tension entre la Gendarmerie et la Police nationale. Dans un message transmis au Procureur, la Gendarmerie de Mandritsara confirme que « ce sont les policiers qui ont mis le feu sur les habitations des villageois » (ndlr : voir la copie du texto à l’article par ailleurs). « Arrivés à Tavenina vers 15 heures, des éléments de la Force d’Intervention de la Police de Mahajanga ont arrêté une dizaine de personnes dont le Maire et l’Adjoint au Maire d’Antakabary. Une centaine de cases d’habitation, au moins, a été incendiée par la Police nationale jusqu’à cet instant où nous écrivons cette rédaction ». C’est ce qui est écrit dans ce rapport de la Gendarmerie nationale transmis au Procureur de Mandritsara et reçu hier par la présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo. Les policiers auraient également arrêté tous les villageois qui ont croisé leur route. Le District de Befandriana Nord étant sous très haute tension suite à cette affaire, les hauts responsables au niveau de la Gendarmerie ont ordonné le renforcement de la défense de la caserne de la Gendarmerie locale.

Acte de barbarie. Dans un communiqué publié hier, les Prêtres d’Antsakabary, Befandriana Nord ont condamné « un acte de barbarie et des violences commises par la Police nationale ». Un appel a été lancé à l’endroit de la Communauté internationale, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des associations et organisations œuvrant pour la défense des droits de l’Homme afin de soutenir la population locale, surtout les sinistrés et les élèves qui sont contraints de suspendre leur scolarité. Pour l’heure, mis à part le ministre Anandra Norbert qui a décliné la responsabilité de la Police nationale en accusant un aliéné mental d’être le responsable de l’incendie de 487 maisons d’habitation, aucun dirigeant politique n’est venu au chevet des victimes. Plus d’un pointent du doigt le silence que l’on peut qualifier de « complice », du président Hery Rajaonarimampianina et de la ministre de la Population Onitiana Realy. Bon nombre d’observateurs accusent également le ministre de la Sécurité publique d’infantiliser la population dans ses explications. Quoiqu’il en soit, cette affaire est encore loin de son dénouement. Histoire à suivre. Maximin Tsaravola

Tsy rariny ny atao@ vahoaka malagasy :

Tany tsy misy Fanjakana, ny tandroka aron’ny vozona indray no lasa mamotika sy mandredrika ary mamono! Ho aiza no alehan’ny vahoaka ! Ny Minisitry ny fiaroavana , sy ny minisitry ny mponina ary ny praiminisitra tokony nametraka fialana noho izao raharaha mahatsiravina izao !
—————–

VAOVAO FARANY TAO @ TV PLUS :

POLISY NO NANDORO IREO TANANA TANY BEFANDRINA AVARATRA ARAKA NY FANAMBARANA NATAON’NY PRETRA AVY ANY AN-TOERANA sy ny filohan’ny sindikan’ny mpitsara ary 400 mahery ny trano may nisy ihany koa ny aina nafoy
IZANY VE NO ATAO HOE MIARO NY VAHOAKA SY NY FANANANY
MANKAHERY IREO MPONINA NIARANDOZA
MANAMELOKA IHANY KOA NY FIHETSIKA FENO HABIBIANA IZAY NATAON’IREO
ARY MITONDRA AMBAVAKA

Tanora Mitraka23 février,

 

Ory ry minisitry ny polisy! Dia tena heverinareo fa dia tena vendrana sy misaina amin’ny fitombenana mihitsy ve izahay vahoaka Malagasy? De sahanareo ve no milaza amin’ny mpanao gazety fa olona iray adala no nandoro trano miisa 150 tafo tao amina tanàna 4 tany Befandriana Avaratra. Na zazakely 3 taona aza ve dia hino an’izany hoe olona iray marary no handeha handoro trano amina tanàna 4. De nanao inona fotsiny zany ireo polisy miisa 40 nalefa tao amin’ireo tanàna ireo? nijery an’ilay adala nandoro trano fotsiny ve? de ny fokonolona koa ve dia nanaiky an’izany hoe nodoran’io adala io daholo ny tranony? Ela no nahitako fitondrana tena mihevitra ny vahoaka ho vendrana fa ity fitondran’i Rajanaorimampianina ity! Saninabavy e! mampiteniteny foana mihitsy!

507 maisons incendiées : la députée de Befandriana désavoue le ministre de la police

La situation risque de se compliquer davantage à Befandriana Avaratra. Lyliette René de Rolland, députée de ce district et non moins sœur du sénateur Lylison René de Rolland, a réagi face à la déclaration du ministre de la Sécurité publique.

«Je veux bien croire le ministre mais je comprends mal qu’une aliénée mentale puisse incendier neuf villages sans que personne ne réagisse. C’est vraiment désolant. Je vous laisse faire le compte. A Ambinanindrano, 230 maisons et cases ont été incendiées. Une vieille dame aveugle de 70 ans a péri à l’intérieur de sa maison. A Ambohitranivo, 22 toits ont été incendiés. A Ambodifinesy, il y a eu 75 maisons incendiées, 20 toits à Antanimenalava et 80 toits à Antananambo. A Ambalamanga, le village a été entièrement décoiffé comme si un cyclone y est passé. Plus de 80 maisons et cases ont été consumées par le feu», a expliqué l’élue.

Une source locale a affirmé qu’après la constatation effectuée par des gendarmes et des membres de la communauté villageoise, 429 maisons d’habitation ont été réduites en cendres. La source de poursuivre qu’environ 200 ou 250 personnes ont été conduites au chef-lieu du district pour les besoins de l’enquête, tandis que la police a mentionné 45.

Deux poids deux mesures

Par ailleurs, Lyliette René de Rolland a dénoncé un «deux poids deux mesures», rappelant un autre cas de vindicte populaire. «Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis formellement contre la justice de rue mais lorsque le cas se présente, on doit mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Il n’y a pas si longtemps, un groupe d’individus a pris de force un homme suspecté de meurtre dans un hôpital de Befandriana pour le tuer. Jusqu’à présent, l’enquête piétine. Même scénario dans la Sofia. La foule a lynché une femme, accusée à tort ou à raison de sorcière mais, à ce que je sache, aucune action n’a été engagée», a-t-elle ajouté.

Lors d’une rencontre avec la presse, le Contrôleur général de police Norbert Anandra, ministre de la Sécurité publique, a fait savoir que de fausses nouvelles ont été intentionnellement propagées en vue d’envenimer politiquement cette affaire. «Il n’y a jamais eu de personne tuée par balles, et l’incendie a été commis par une aliénée mentale après le départ des policiers missionnaires», a-t-il martelé.

Par contre, une autre source sous réserve de l’anonymat a infirmé ses dires. «L’incendie a eu lieu dans l’après-midi de mercredi. Les policiers ont passé la nuit à l’école privée Mahomby et ne sont repartis que dans la matinée de jeudi», a précisé la source.

Plusieurs zones d’ombre planent encore sur cette affaire qui a tiré sa source samedi après le meurtre de deux policiers en mission dans un village de la commune d’Antsakabary, district de Befandriana Avaratra.

Mparany. Madagasikara.info.

Affaire Befandriana-Nord – La police nationale désavouée

befandriana-express

25.02.2017 | 5:36 

La version de la police dans l’affaire de Befandriana-Nord fait face à une vague de démentis. Le ministre de la Sécurité publique change de langage.

Cinglants. Les démentis de la version des faits servie au public par la police nationale sur l’affaire de Befandriana-Nord, se sont enchaînés hier. Le procureur de Mandritsara, les prêtres et habitants de ce district accablent les éléments des Forces d’intervention de la police (FIP) de Mahajanga et Antsoihy. Ils affirment la responsabilité de ces derniers, dépêchés sur place, dans l’incendie de cinq villages dans la commune d’Antsakabary.
Les locaux ont été les premiers à dégainer dans la contre-attaque de « la version officielle » de la police nationale, par le biais d’interventions téléphoniques sur des médias privées de la capitale. En parallèle, une déclaration signée par des « prêtres natifs » de Befandriana-Nord, partagée dans plusieurs rédactions d’Antana­narivo, accable la quarantaine d’éléments des FIP. Un désaveu confirmé par le père Christophe Amino, curé de Befandriana-Nord, soutenant que « des religieux œuvrant dans ces localités ont confirmé les faits ».
Le coup de grâce a été asséné par le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM). Dans une interview diffusée par TvPlus Mada­gascar, Fanirisoa Ernaivo, présidente du SMM, a rapporté les informations dont leur a fait part le procureur de Mandritsara. Le compte-rendu que « la gendarmerie nationale », sise à Befan­driana-Nord, a fait parvenir au représentant du ministère public, à Mandri­tsara, fait état de cinq villages incendiés, avec au total 487 habitations réduites en cendres, ainsi que le décès d’une malvoyante âgée.

Enquête judiciaire
L’arrestation de près de 400 personnes a aussi été dite durant l’interview diffusée, hier. La présidente du SMM ajoute que le rapport reçu par le procureur de Mandritsara impute « la responsabilité de l’incendie des villages aux éléments des Forces d’intervention de la police ». Que la quarantaine de policiers « a incendié les villages où ils ont constaté que les habitants ont pris la fuite ». Joint au téléphone, Fanirisoa Ernaivo réfute l’idée de désavouer la Police nationale.
« Le ministère de la Sécurité publique a sa version des faits, et s’est pliée à l’obligation de la communiquer au public. Pareillement pour la Justice.
Il n’y aucune intention de désavouer qui que ce soit. Laissons l’enquête établir la vérité », a déclaré la présidente du SMM. Le procureur de Mandritsara « a décidé l’ouverture d’une enquête », indique-t-elle, en ajoutant que, face à la portée du dossier, la juridiction de Mandritsara a demandé à en  être dessaisie, au profit de celle de Mahajanga.
La descente massive des FIP de Mahajanga et Antsoihy dans la commune d’Antsa­kabary est une réaction au lynchage d’un brigadier et d’un agent de police, accusés de « racket » par les villageois, le 11 février dernier. Une réaction dont l’objectif annoncé était d’arrêter les responsables des deux vindictes populaires, mais qui, à en croire les faits rapportés par les locaux, s’est transformée en « expédition punitive ».
Des femmes et des enfants, notamment, auraient essuyé des coups et se sont vu imposer une marche forcée de plusieurs kilomètres, ainsi qu’une nuit à ciel ouvert, dans la localité de Tavenina. Cette « vengeance policière », la hiérarchie, ou du moins, le commandement des éléments sur terrain, a vraisemblablement tenté de le camoufler. Contacté, le contrôleur général de police Norbert Anandra, ministre de la Sécurité publique, a mis de l’eau dans son vin et changé de discours.
Devant la presse jeudi, il a affirmé que le rapport qui lui est parvenu fait état de « huit cases brûlées par une aliénée mentale [ayant agi seule] ». Dédouanant les éléments des FIP de toute responsabilité, le membre du gouvernement a accusé la presse de « propagation de fausses nouvelles en vue d’envenimer la situation ». Au téléphone hier, celui qui a sermonné les journalistes en leur demandant de « bien recouper les informations », a indiqué « si vous avez remarqué, je n’ai fait que lire le rapport qui m’a été remis ».
Le ministre et son staff n’auraient-ils donc pas contre-vérifié le rapport à eux transmis, avant d’en faire une « lecture » publique   Sous les feux croisés de l’opinion qui peine à croire qu’une quarantaine d’éléments d’intervention n’aient pas pu empêcher « une aliénée mentale » d’incendier cinq villages, et face aux démentis à la pelle, le contrôleur général de la Police, actuellement à Befandriana-Nord, a soutenu : « Attendons de voir les résultats de l’enquête ».

Flagrant délit d’atteinte à l’ordre public

Pour la présidente du SMM, les faits d’Antsakabary peuvent être qualifiés de « flagrant délit », d’atteinte à l’ordre public et destruction de bien d’autrui. La magistrate Ernaivo ajoute, cependant, que les auteurs de l’acte n’ont pas été pris en flagrant délit. Aussi, si l’enquête confirme la responsabilité des éléments de la police nationale dans cet incendie de 487 habitations ayant fait un mort, « une demande d’autorisation de poursuite » de la part du commandement policier sera ainsi nécessaire.
Lors de l’entretien téléphonique d’hier, le ministre Norbert Anandra a déclaré : « Personne n’est au-dessus de la loi. Si le tribunal estime qu’il est nécessaire d’enquêter ces policiers, ils seront à sa disposition. D’ailleurs, dès le début de leur formation, il est martelé aux éléments que nul n’est au-dessus de la loi ». Charles Andriamiseza, ministre de la Justice, sur cette affaire de Befandriana-Nord, a soutenu, en marge de l’inauguration de la maison des avocats à Anosy, jeudi, qu’une fois au fait des tenants et aboutissant du sujet, la machine judiciaire se mettra en marche. À lui d’assurer « que la justice sévira contre tout acte illégal, qui que ce soit l’auteur ». Ainsi soit-il.

Garry Fabrice Ranaivoson

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