Sumer. (5) The Sumerians. Razafimanantsoa Théos.

Lagash carte

Extraits de « DE SUMER A MADAGASCAR. LES ORIGINES LINGUISTIQUES ET CULTURELLES DES MALAGASY ».

SUMER. Indication géographique entre la ville de Bassorah et les antique villes sumériennes dont LAGASH. « SHURUPPAK représentée aujourd’hui par le site de Fara entre l’Euphrate et le Tigre, à l’Ouest d’UMMA, ellemême au Nord-ouest de LAGASH, à environ à mi-chemin entre Bagdad et Bassorah ». Il s’agit de la région de la Basse Mésopotamie (Irak du Sud), comprise globalement entre les villes antiques de KISH (à 12 Km au sud de Babylone) au Nord et celle d’ERIDU, la plus méridionale (Golfe persique). La totalité de l’espace sumérien à l’époque de la dynastie archaïque (antérieure à 2500 av. J-C.) était d’environ 30 000 km2 , soit la superficie de la Belgique actuelle.

Les Sumériens.« Leur souvenir avait totalement disparu, et on ignorait jusqu’à leur existence, lorsque les fouilles de LAGASH, conduites par M. E. de Sarzec en 1877, ramena au grand jour leur civilisation ». « Les Sumériens nous ont été révélés pratiquement à partir du moment où, en 1877 E. de Sarzec, consul de France à Bassorah découvrit les témoins de leur civilisation à TELLO, site de l’ancienne GIRSU, dans l’Etat de LAGASH » . « TELLO, ou plus exactement Tell Luh « tell des tablettes ». Ce site révéla plus de 40 000 tablettes (cunéiforme) en argile et en pierre, ainsi que plusieurs statues (du prince GUDEA entre autres) et stèles. « La tablette était alors soit séchée au soleil, soit cuite au four. Les tablettes cuites sont quasiment indestructibles »….

Razafimanantsoa Emile Philippe Théos.

Sumer 1

DE SUMER A MADAGASCAR. LES ORIGINES LINGUISTIQUES ET CULTURELLES DES MALAGASY.

Avant propos.

Je viens, par le présent ouvrage, non plus comme on le faisait habituellement apporter une simple contribution aux recherches concernant le peuplement de l’île, mais répondre précisément à la question maintes fois formulée : Quelles sont nos origines?

Qui étaient les premiers occupants de l’île ? De quelle région du globe venaient-ils?

Quels sont les motifs qui les ont poussés à quitter leurs terres natales et à quelle époque?

Une histoire non élucidée. Nul besoin de préciser que cette quête est une préoccupation légitime pour nous: « La conscience d’une origine raciale multiple hante les Malgaches »écrivait l’un de nos poètes, J. Rabemananjara.

Mon objectif est donc celui de démontrer que nous avons un fondement linguistique et culturel, localisé géographiquement dans le Sud de l’Irak actuel et dans le temps, la Haute Antiquité Mésopotamienne. Inconnus jusqu’ici des Malgaches, les Sumériens car il s’agit d’eux, sont arrivés sur l’île vers 2300 – 2200 ans avant J.-C. S’ils ont disparus totalement comme peuple en l’an 2000 av. J.-C., le Sumérien a aussi cessé d’être parlé dès cet instant.

Heureusement, ils ont laissé des milliers de tablettes cunéiformes qui racontent leur vie, économique, religieuse et historique (guerres intestines et invasions). Puis bien longtemps après leur installation sur l’île, leur nouvelle patrie, sont ensuite arrivés les Africains, les Indonésiens et enfin les Arabes du Golfe Persique.Tous sans exception finirent par adopter la langue, les coutumes et les traditions des premiers migrants.

Les termes qui désignent le pays et les habitants de l’île font d’ailleurs directement références à la langue et aux lieux d’origine de ces ancêtres lointains. Madagasikara et Malagasy, comme je vais le montrer, sont les clés de voûte vers la compréhension de notre langue et civilisation, car ils ont une signification bien précise.

Il y a plus de 4000 ans au Sud de L’Irak actuel, Lagash avec son port maritime qui donnait sur le Golfe Persique, était la plus importante ville de Sumer ; Mada, signifiait« terre, territoire » et désignait aussi « le pays » de ce peuple antique.

Voilà qui suffisait au début, pour m’inciter à poursuivre la piste Mésopotamienne et Sumérienne en premier lieu, car ce sont des indices révélateurs. Beaucoup d’autres termes (uniquement sumériens et malgaches) viendront s’ajouter à ce premier constat, jusqu’aux découvertes de la structure de notre langue, c’est  à dire l’existence des racines monosyllabiques et le rôle capital des « valeurs phonétiques », ainsi que le mécanisme du redoublement et le système de la dérivation de nos vocabulaires.

Offrir à son peuple l’Histoire de ses Origines. Expliquer la Naissance de sa langue. C’est tout simplement rendre aux Malgaches leur identité.

 Versailles-Paris 2014, Antananarivo 2015.

Razafimanantsoa Emile Philippe Théos. Anthropologue.

Reproduction interdite. Les notes et références ont été retirées.

Quelques extraits.

« … Ces découvertes sur nos origines culturelles m’ont valu des questions particulièrement acerbes : «Comment la civilisation sumérienne, écrite, se serait-elle muée en une civilisation malgache non écrite ? Quelle filiation établissez-vous entre elles (au moins 3000 ans d’écart )? Toutes les sociétés évoluent selon le déroulement de l’Histoire Universelle. Le peuplement à Madagascar est récent tout le monde est d’accord sur ce point, jusqu’à présent rien ne prouve le contraire… ». (J. Dez, Université de Paris VII,) .

En d’autres termes, on me reprochait « d’explorer dans les brumes d’un passé sans vestiges, dans les débuts d’un peuple qui n’a jamais eu d’histoire et n’a laissé aucune trace de son évolution antérieure » . La culture malgache était donc orientée dans ses quêtes sur les origines, vers les tribus des forêts et autres peuplades des montagnes et vallées lointaines, de l’Indonésie ou de l’Afrique, comme d’habitude. Certainement pas vers des civilisations à « écriture », même disparues. Une conception bien singulière dans le domaine des recherches.

L’auteur de la lettre s’inquiétait également de savoir si ma démarche comparative, Sumer / Madagascar, est bien « scientifique ». Mais bien avant moi en 1965, il tenait déjà les mêmes propos à l’égard d’autres travaux :«Il n’est peut-être pas de science qui soit plus le terrain favori aux entreprises des amateurs que la linguistique comparée. Nous ne nous attarderons guère ici à rechercher pourquoi. Peut-être parce que ses lois sont difficiles à découvrir et à formuler, exigeant la reconstruction et le rapprochement de systèmes phonologiques (ou d’éléments de ces systèmes) malaisés à déceler à travers une information généralement insuffisante sur les faits de langage. Aussi s’affranchit-on aisément de leur recherche, l’abandonnant volontiers aux linguistes à l’esprit étroit »(J. Dez). Une habitude en somme.

Les Ntaolo (les anciens) nous ont laissé d’innombrables proverbes sages, ironiques quelques fois il est vrai, concernant les comportements humains, comme celle-ci « Matavy omby va, sa maranitra antsy, no mihomehy olona ? Littérallement : Est-ce que vous avez un boeuf gras, ou un couteau tranchant, pour vous moquez ainsi des gens ? (1433, Ohabolana). En d’autres termes : Vous avez donc quelque chose de si important à proposer pour vous moquer ainsi des gens ?

En d’autres lieux et autres temps je serais tout simplement un hérétique. Au Moyen âge, les frères Dominicains, Dans le Sud de la France, à Montpellier, Toulouse, St. Etienne, Albi etc…- étaient en même temps accusateurs et juges. Ainsi un procès en inquisition était un système fondé sur la crainte et la peur car il n’y avait qu’une seule voie, une pensée unique. Et pour les hérétiques reconnus, le bûcher comme Salut, au nom du dogme. Beaucoup de malgachisants ont oublié un « détail » important :« Non seulement nous sommes au 21e siècle , mais la langue comme toute la culture malgache nous appartient et, à ce titre, nous entendons participer activement aux recherches sur nos origines » (R. Théos.).

« Il faut rompre avec la tutelle intelectuelle » disait T. Obenga (vidéo), cette domination arrogante… Chaque peuple doit s’occuper de sa propre histoire (une question de dignité) sans attendre l’aval, ni la bénédiction de qui que ce soit, alors même qu’il n’est pas africain (ni malgache). Les critiques étant des voies confortables, freinant les recherches bien plus qu’elles ne les stimulent, ramenons le débat à un niveau plus pragmatique et sain : « En quel sens les Sciences Humaines peuvent être des Sciences ». C’est une question de M. B. Malinowski, mathématicien et physicien devenu anthropologue. Reconnu comme l’un des pères du «fonctionnalisme» (le concept de fonction est essentiellement descriptif), je me suis inspiré de cette théorie pour mes analyses et démarches. Ces critiques furent pourtant l’occasion d’une mise au point « méthodologique » de la part d’un chercheur que je suis.

Elle engage toute une série de réflexions et de solutions, concernant les recherches sur« l’existence d’un fonds commun qui atteste une unité culturelle indiscutable »(91 ; C. Ravoa. Unesco, 1980). Concernant les différentes théories « scientifiques », appliquées jusqu’ici, je m’expliquerais sur mon constat : « Sciences » mais « provisoires ». Je parle des recherches en Sciences humaines sur l’île, l’anthropologie et la linguistique comparée, en particulier.

Van Allen, sur la civilisation malgache, propose qu’on fasse« appel à des théoriciens qui examineront dans leurs moindres détails les données recueillies et imagineront de nouvelles théories pour expliquer les problèmes fondamentaux de la région : méthodes de diffusion culturelle, syncrétisme des valeurs et harmonisation de différentes civilisations et de différents genres de vie ».

Ou de Mr. M. Bloch « Les anthropologues doivent aller plus loin et produire des théories sur l’origine des idéologies qui maintiennent certains systèmes sociaux » à Madagascar. En effet s’il n’est pas possible d’appliquer les démarches classiques utilisées -qui d’ailleurs avaient montré leurs limites- du fait qu’il y a absence de points de repères historiques et linguistiques. C’est à dire qu’il n’y a pas jalons pour expliquer les quatre millénaires qui séparent Sumer et Madagascar, alors il faut trouver de nouvelles théories. Ce sera donc celle des deux extrêmes : d’un côté, la vie et la langue d’un peuple d’il y a plus de 4000ans (retenues par les tablettes cunéiformes) et de l’autre, nos sociétés, dites traditionnelles à partir des manuscrits sorabé, de nos dictionnaires, et de nombreux ouvrages ethnographiques et anthropologiques sur les malgaches. Autrement dit, le vide restera un vide, en entendant d’autres découvertes. Le problème étant soulevé – méthodes scientifiques et esprit scientifique- j’ai choisi d’y répondre .

Anthropologie et Histoire. Un rapide aperçu des différentes méthodes d’investigation et des théories anthropologiques passées et actuelles, me permet de procéder à un état des lieux des techniques de recherches utilisées. Cette partie malgré son caractère « compilatoire », était nécessaire. Elle nous libère d’une emprise, qui ne laissait jusqu’ici que très peu de marge aux chercheurs malgaches de se tourner vers de nouveaux horizons et d’aborder le problème des «origines» différemment. La sujétion à l’une ou l’autre des Ecoles soit « Evolutionniste » de Tylor, Morgan, et Frazier, soit « Diffusionniste » de Ritter, Ratzel et Graber en matière de quête anthropologique a délimité et par là-même, limité l’épanouissement des études de certaines sociétés qui ne cadraient pas forcément avec ces doctrines-ci.Ce qui eut pour conséquence effective (à Madagascar notamment) d’éluder le sens réel des faits de culture, pour cause d’inadéquation entre théorie et pratique.

Théorie évolutionniste. Rappellons que Bachofen (Das Mutterrecht, 1861), Morgan (ancient society, 1877), et Mac Lennan « s’attachaient à définir les stades de développement par lesquels toute société devait nécessairement passer. L’Ere de la Sauvagerie ; la Barbarie s’étendait de la poterie à l’invention de l’écriture, et celle-ci marquait le début de la troisième phase, la Civilisation. Cette théorie évolutionniste prônait l’unité fondamentale de l’espèce humaine, soumise à une seule et même histoire ».

Mircéa Eliade en 1967 écrivait d’ailleurs de l’un de ses adeptes (E. Haeckel) : « il pensait que la théorie de l’évolution constituait la voie royale vers une conception mécanique de la nature »Et n’Est-ce pas l’expression citée plus haut par Mr J. Dez «Toutes les sociétés évoluent selon le déroulement de l’Histoire Universelle » (Réquisitoire). Comme si le chemin était déjà tout tracé et que chaque groupe ou société devait s’y engager, une voie préétablie en quelque sorte. Si le problème des «proto- malgaches » était resté inaccessible, c’est que les moyens techniques -théories et méthodologie- se trouvaient « inadéquats ».

Mais en amont, se trouvait déjà une « mentalité » qui consistait à classer et hiérarchiser les civilisations, supérieures (à écriture), inférieures (orale), et qui avait condamné plus d’un chercheur à rester au niveau des spéculations, au détriment de nouvelles données et découvertes. En d’autres termes les théories n’en sont que les conséquences. Les chercheurs malgaches étaient donc confrontés à une forte reminiscence des théories évolutionnistes, pourtant délaissées (officiellement) depuis plus d’un demi-siècle. Ce ne sont pas des lois mécaniques immuables qui régissent le fonctionnement de chaque groupe, société ou civilisation.

L’originalité de l’histoire humaine tient justement en ce que d’un point à un autre du globe, elle se développe selon des processus bien différents. En ce sens, il s’avère urgent de mettre en place des méthodes appropriées aux nécessités des travaux actuels à Madagascar et de secouer la « quiétude compilatoire » qui a pris en otage plusieurs générations de chercheurs. D’oublier les dérives théoriques qui ont maintenues nos recherches dans une situation «figée», au lieu de les ouvrir, afin d’explorer d’autres civilisations (à écriture surtout). Justement pour débloquer l’état d’énigme permanent, sur nos origines. Et c’est l’Histoire -pourtant moins sujette à remaniement-, qui a insufflé de nouvelles directions à la recherche en Sciences Humaines à Madagascar.

Je me suis associé aux idées de M. J. Janvier, au début de mes recherches, pour son optimisme «L’absence de preuves archéologiques … ne prouve absolument rien ; autrement dit, une preuve négative n’est pas une preuve. Les vestiges ont déjà été détruits à jamais, ou bien seront découverts plus tard ; cela n’autorise pas à tenir d’emblée pour nulles les suggestions des sources écrites ou des traditions orales, et on ne saurait appuyer un abaissement de datation sur la seule absence des traces matérielles permettant de le réfuter ». Pour ma part, les preuves linguistiques et culturelles présentées, se suffisent à elles-mêmes. Les vestiges matériels seront, tout au plus, des découvertes complémentaires.

De l’écriture à l’oralité«Comment la civilisation sumérienne, écrite, se serait-elle muée en une civilisation malgache non écrite ? »(Réquisitoire). Juger de l’aptitude intellectuelle élevée de tout un peuple, à partir des activités d’une poignée de personnes (les scribes), c’est méconnaitre, la place et le rôle de l’écriture dans ces civilisations et dans la Haute Epoque Mésopotamienne en particulier : « Les scribes forment un monde clos et fermé sur lui-même » nous signale, par exemple le sumérologue J. M. Durand. « Les castes sacerdotales étant les seules capables de comprendre les textes » nous précise Mme Rutten. « Leur art est hautement prisé ; des fils de gouverneurs ou de princes se font admettre dans ce corps d’élite, un fils de Gudéa prince de Lagash, un fils d’Ur-Negun , gouverneur d’Umma, un fils du gouverneur de Kutha ; un gouverneur de Lagash, Lugal-Ushmgal est inscrit parmi eux. Orgueilleux de leur fonction, ils disaient d’eux-mêmes : Celui qui excellera dans l’art du scribe, brillera comme le soleil » précisait G . Conteneau.

(Le U dans les textes sumériens se lit OU, GUDEA « goudéa », UR-NEGUN « our-negoun », UMMA « oumma », KUTHA « koutha », LUGAL-USHMGAL « lougal-ousmgal »).

En d’autres termes, ce n’est pas le peuple sumérien qui savait lire et écrire, seuls quelques scribes ont eu ce privilège. Et faut-il rappeller, que bien des royaumes et empires « à écriture » ont laissé derrière eux des descendants « amnésiques » et « analphabètes »? La liste est pourtant longue de ces peuples qui ignorent jusqu’à l’histoire de leurs ancêtres illustres, vieille seulement de quelques siècles. Le phénomène qui a conduit plus d’un peuple de l’écriture à l’oralité est incontestable, je le démontrerais à travers quelques exemples, celui de la Mesopotamie en particulier…)

L’Akkadien. Et mes incursions dans le monde mésopotamien ont abouti à une constatation intéressante : Les Juifs (ou Hébreux) étaient les héritiers des Akkadiens, premiers sémites de l’histoire. Or les Akkadiens avaient partagé la vie des Sumériens, avant de les supplanter politiquement, (2000 ans av. J-C) profitant ainsi plus ou moins directement des acquis culturels et économiques de ceux-ci.(Chronologie et itinéraires).

Le Sumérien et l’Akkadien. Langue-mère de l’Hébreu et de l’Arabe « L’Akkadien, comme le latin et le grec, est une langue flexionnelle, dont les noms se déclinent et les verbes se conjuguent ». «A la différence du sumérien, dont les mots ne changent jamais» ( J. Bot.) ». « On accole à ces mots-pleins des préfixes, des suffixes et des affixes (également invariables) pour exprimer les rapports grammaticaux » (J. Bot.). Le sumérien est une langue agglutinante, comme le malgache. Langue morte, car elle a cessé d’être parlée vers 2000 ans av. J.- C.), mais écrite (tablette cunéiforme), elle n’est pas » hypothétique » , comme l’austronésien. Un dénominateur commun : Un mécanisme identique au niveau des rapports grammaticaux : On accole aux verbes malgaches des préfixes et des suffixes pour les formes conjuguées, comme en sumérien . Ce qui n’est pas du tout le cas pour les langues flexionnelles (arabe, hébreu), et cela nous éloigne donc encore un peu plus de l’hébreu et de sa langue mère, l’akkadien… Sachant que U R (ville d’origine d’Abraham, fait relaté par la Bible) et LAGASH sont deux villes méridionales de Sumer (Golfe persique) qui ne sont éloignées que d’une cinquantaine de kilomètres, la connexion entre les deux cultures est compréhensible. Il fut donc question, de démontrer des analogies entre deux civilisations, distante l’une de l’autre de plus de 4000ans, et de quelques 4500km de voie maritime. Car la culture sumérienne, une fois « arrivée » sur l’île, devenait cette base sur laquelle se fixèrent les apports ultérieurs (Indonésiens, africains, arabes).

Sumer (2500-2000ans av. J.C.), et époques de départ. La société sumérienne à travers ses écrits – textes économiques, et historiques (les conflits entre cité-états) – fait partie maintenant d’un support obligatoire pour tout travail comparatif entre nos deux civilisations, d’où cette brève présentation. Ces guerres « inter-régionales » comme celles de Lagash et d’Umma, les invasions de Sumer par des peuples venant de l’Est (les Elamites des montagnes de Zagros) et du Nord (les Sémites d’Agadé), ou les problèmes agricoles (climats ingrats qui entrainaient la sécheresse ou les crues dévastatrices, la salinité trop importante de la terre, etc), serviront à comprendre les motifs de départ, et ensuite à établir une chronologie liée aux départs.

Nos sources. J’ai axé mes recherches sur la période mésopotamienne qui va de 2500 à 2000 ans av. J. C., en parallèle avec la civilisation malgache., à partir de deux thèmes : L’histoire et la langue. L’histoire concerne la vie culturelle, économique et politique pour Sumer. L’écriture sumérienne fut fixée sur des tablettes en argile, cuites dans des fours, soit séchées au soleil. L’ensemble de son système graphique est formé d’éléments en forme de clous ou coins (latin : cuneus), d’où l’appellation de « cunéiforme ». Mais à l’origine,-Uruk IV, 3200.av.J.C.- elle fut pictographique(système de représentation concrétisé par des dessins). C’est par leurs écrits essentiellement, qu’a pu se faire la « connaissance » des Sumériens. Les tablettes qu’ils ont laissées retracent quelques unes de leurs activités sociales:

Madagasikara, Malagasy, Nosy « île ». Je traiterais également d’un sujet qui a été en réalité le point de départ de toutes mes réflexions en matière d’approche étymologique : La présentation et l’explication de « MADAGASIKARA » et « MALAGASY ». « NOSY », le terme qui désigne l’île en malgache , trouvera de même une explication dans le champs sémantique sumérien. Ce volet est la synthèse de toutes les étapes que j’ai suivi concernant une ultime affiliation culturelle des malgaches à une civilisation connue, mais disparue. C’est en quelque sorte l’apport linguistique de la« race inconnue et non attestée ».

….

Le peuplement récent de l’île représente donc une situation dépassée. En effet les migrations récentes, historiquement localisées, échelonnées à travers les siècles (celles de Bassorah et de Bagdad en particulier) ne sont que les prolongements de vagues plus anciennes -suivant les mêmes itinéraires-, survenues des millénaires auparavant . Il s’agit de l’axe Golfe persique – Océan indien – Madagascar. Les premiers migrants qui atteignirent l’île, venaient de l’antique Sumer.

LAGASH et le Golfe Persique « Sargon (sharru-kin, roi légitime), premier roi de la Dynastie d’Akkad s’empara successivement de URUK, de UR, du pays de LAGASH et d’UMMA. Devenu « roi du Pays de Sumer » et « roi de KISH », il régna pendant plus de cinquante-six ans (2334-2279)». «L’akkadien devint langue officielle, d’abord avec, puis à la place du sumérien». Et comme LAGASH est une ville méridionale directement ouverte sur le Golfe : « A ENINKIMAR, port de LAGASH, il (Sargon) tint à souligner qu’il détenait les clés du Golfe (persique) en effectuant un geste symbolique : Il lava ses armes dans la mer ».Un lieu, un geste qui se passe de commentaire.

Razafimanantsoa Emile Philippe Théos.

.

Les ruines de Lagash.

CCT-08-099-UNC

Archeologists from the British Museum visit the historic site of Lagash, Iraq. The visit was part of an assessment of various archeological sites for damage and looting. The archeologists visited a number of sites between 2 – 9 June 2008. The visit was hosted by the General Officer Commanding Multi National Division (South East) Major General BWB White-Spunner.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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