13 Mai 1972-2017. Fahatsiarovana, Mcm de Paris.

13 Mai 1972

SABOTSY, 13 MAY 1972
SABOTSY, 13 MAY 2017

Hitsingerina amin’ny herin’ny androany (sabotsy, faha-13 may 2017) ny Faha-45 taonan’ny sabotsy, faha-13 may 1972.

Misy ireo manentana ny mba hanamarihana amin’ny fomba manetriketrika io andro io … hetsika hampahatsiahy tolom-bahoaka manoloana ny « tsy mety » iainany.

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Kianjan’ny 13 Mey-Lapan’ny Tananan’Antananarivo.

kianja ny 13 Mey

Mairie de Tana avant le 13 Mai 1972

Tana Mairie

13 Mai 72

Hotel de ville Tana

Place du 13 Mai 72

Mythe et réalités.

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13 mai, par sorajavona

 

« 1972 est un mouvement à part qui ne peut être assimilé à ceux de 1991, 2002 ou 2009 sauf à travestir les réalités des époques par des analyses aussi simplistes que paresseuses. Ce qui distingue déjà ce mouvement de mai est le rôle marginal joué par les politiques professionnels.

Le contexte néocolonial est également un élément de différenciation. L’armée française campait dans nos murs. Les conseillers techniques français pullulaient dans les ministères. Et le massacre de nos compatriotes du sud en 1971 était encore brûlant dans les mémoires. Il n’était nullement question pour les meneurs de 1972 de prise de pouvoir. Il s’agissait surtout de mettre fin à un système qui ne laissait aucune perspective à la majorité des malgaches. Ce qui s’ensuivit est de la responsabilité des politiciens qui se sont succedés aux commandes de l’Etat et non de ceux qui se sont révoltés contre un système inique et aliénant ». Sorajavona. Forum-M/car Tribune.

13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.

Les Lycéens. Dès le mois de décembre 1971, quelques jeunes des trois Lycées de la capitale (Galliéni, J. Ferry et J. Rabearivelo), se sont  entendus pour constituer le noyau du début. Par groupe de trois (un ou une représentante par établissement) et douze lycéens en tout, ces jeunes (de 16 à 21 ans) n’ont pas hésité à sillonner la ville et frapper à toutes les portes pour expliquer et  démontrer l’absurdité de ces « accords de coopération franco-malgache », qui freinent et rendent impossible le développement du pays (intelectuellement, économiquement …).

–  L’enseignement en français et le programme scolaire (primaire, secondaire et universitaire)  furent vigoureusement dénoncés, car  facteurs d’aliénation « mentale » selon  nos lycéens.

La présence massive de la France dans tous les domaines, publiques et privés -secteurs économiques et militaires- était ressentie comme une forme d’asservissement qui ne dit pas son nom. Bref, remontés et véritables « petits guerriers » révolutionnaires et idéologues, nos jeunes étaient encensés et respectés par la majorité . Paradoxe de la situation : ils étaient de surcroit « bien élevés » et « éduqués » (à la malgache). Jamais ils n’ont mis en avant leurs identités et ne le feront pas. A partir du mois d’avril (grèves et manifestations), et le seul que tout le monde connait -un étudiant (capacitaire) de la Faculté de Droit- était le « préposé au micro » pour animer les manifestants : Le chef du service d’ordre du mouvement. Une sorte de DJ à cette époque.

La presse (Gazety Hehy, Imongo, Basy vava, Sahy, Maresaka, Gazety vaovao…),  les associations, collectifs, comités, clubs et même les ministères les avaient reçus « gentiment ». Intrigués, les interlocuteurs adultes les écoutaient calmement. Le message était clair mais  ces derniers  n’accordaient guère de crédit et d’importance aux demandes et revendications de ces jeunes : « Ces accords qui nous lient à la F/ce doivent être « revus, eradiqués ». Vous les adultes,  pourriez vous nous aider, car un mouvement est en marche et demande l’adhésion et le soutien de tout le monde… ». Tous les établissements secondaires et autres lycées, techniques et professionels furent visités, sollicités. Deux délégués pour chaque établissement étaient désignés et ils feront partie de la  Grande Assemblée Générale des Etudiants (1ère Réunion à Ambohijatovo, l’actuel ministère des Sports).

Et les jeunes du debut, débordés par l’ampleur du succès, et l’enthousiasme général, ont fait appel à leurs ainés (Ankatso*, Befelatanana**) pour continuer ensemble la lutte. D’inquiétants personnages, des profiteurs et plus tard des traitres s’immiscèrent d’une manière insidieuse au sein de la Direction. Ils furent tout de même repérés mais c’était trop tard.

« Expliquer  et convaincre » tout le monde, avec des communiqués, des messages et tracts sans équivoque qui sonnent la Révolte de la jeunesse de la capitale. La Société Civile, les politiques (sauf le parti du pouvoir, le psd), les populations, les jeunes comme les adultes ont suivi et accepté les arguments. Tous ont finalement compris l’urgence des mesures à prendre pour couper les liens bilatéraux « économique, militaire… » avec la France. Un appel en faveur d’une prise de conscience citoyenne des malgaches, épris de justice et d’une vraie liberté.

Car l’indépendance (1960) n’est en réalité, pour ces jeunes audacieux, qu’une vitrine bien lisse et propre pour cacher les bases de la politique Françafricaine.

Qualifiée de « néo colonialisme »,  cette indépendance était effectivement « virtuelle », car des conditions et des « chantages » furent imposées aux malgaches (et les anciennes colonies africaines), ce sont les fameux « accords de coopération ».  Des accords abjetcs  et humiliants  (tena fanandevozana : véritable esclavagisme) qui conduisirent à la Révolte de Mai 1972.

Nosy Lava. Quatre (4) des douze lycéens du début furent arrêtés, avec environ deux cent autres délégués, lors de la réunion du 12 Mai au soir à Ankatso, et déportés à Nosy Lava. Le jour du 13 Mai, ils étaient ailleurs (Arivonimamo, Antsohihy, Analalava, Nosy Lava). De retour le 16 Mai au soir, les délégués déportés déclinaient chacun à tour de rôle leur identité… devant l’hotel de ville encore fumante.

Les pyromanes malgaches venaient de montrer leurs visages, hideux et criminels. Plus tard ils recommencèrent : Le Rova en 1995, puis le Palais d’Andafiavaratra. En  Janvier 2009, tous les magasins Tiko et Magro à travers le pays, des bâtiments publics, des magasins et locaux privés. En 2012 (Octobre-Novembre), dans le SUD de l’île lors de l’opération tandroka  » 21 villages composés de quelques 400 toits ont été anéantis par le feu. Les habitants ,  dont les bébés et les femmes enceintes ont été obligés de se réfugier dans la forêt... » tous brûlés par les contre révolutionnaires à la solde de L’ARGENT ROI… Ces traitres qui vendent nos terres et nos richesses aux étrangers, et à l’heure où nous écrivons (Mai 2014) ils sont toujours actifs. Vous les connaissez

*Réunion au mois de Février (Famille Rabenoro). Puis Avril 1972: L’AUPELF, ouAssociation Universitaire Partiellement ou Entièrement de Langue Française, tient ses assises à l’Université de Madagascar dont les étudiants déclenchent aussi leur grève

** Février 1972: Grève de l’Ecole de Médecine de Befelatanana à Antananarivo.

Th. R. MCM de Paris le 13 Mai 2014.  

Ny 13 Mai tao Arivonimamo.

« Nifandimby niainga ireto fiaramanidina, misy aza niverina rehefa avy nanatitra ireo mpianatra (tany Antsohihy)… Fiaramanidina DC3 sy ny an’ireo miaramila.Ireo fiaramanidina kely ihany mantsy no zakan’ny « piste » ao Analalava ka mifindra « avion » ao Antsohihy… Nampiasaina tao koa ny an’i Tsiranana (Jet tsara tarehy izay)… Vazaha daholo ny mpitondra (pilotes).
Tokony teo aminy roa na telo ora teo (14h ou 15h) tsy dadidiko tsara : Efa lasa ny ankabezan’ireo mpianatra ka vitsy kely sisa no farany tao Arivonimamo. Malaina (sy matahotra !) ka ahemotra ny fihaingana sao mba miova ny toe-javatra.Teo aminy roa polo (une vingtaine) izany no niandry teo ivelany.
Tsy hay izay mitranga, ho ankaiza ireto fiaramanidina ary manao ahoana ny ao Iarivo. Tampoka tampoka teo dia namahana ny basiny avy ireo FRS… kay ry zareo mahazo vaovao avy ao Tanà (misy maty ny namany… kianjan’ny ny 13 Mai) ka tena romotra sy maimbo rà. Raha mbola gaga sy nivandravandra fotsiny ireo mpianatra (tsy mahalala n’inon’inona) dia tampoka be koa dia teo anolohana, nanelanelana ny zandary maro, tonga niaro ny mpianatra. Nahazo baiko malaky angamba ka nanao « barrage » dia ny zandary indray no nanatrika ireto FRS. Tena sary mihetsika. Ny tadidy, nolazain’ireo zandary taminy FRS : « Ankizy, zaza ireo… ». Nasain’ireo zandary nihiditra tany anaty trano… ka saika nihazakazaka mihintsy niakatra ny fiaramanidina. Io fiaramanidina farany io no nisy koa an’ilay mopera Rémy Ralibera, izay nalaina tany an-tranony tany. Asa raha mba misy afaka manamarina io tantara kely io. Asa ? Efa ela ihany sady efa manodidina ny enim-polo taona daholo ireo « ankizy sy zaza » tamin’izany fotoana izany ».  Th. R. (MCM de Paris).

Quelques dates et témoignages.

 

– 1er Avril 1971 : Mouvement des populations du Sud, dirigé par Monja Jaona (Monima). Répression par la Gendarmerie… Un millier de morts.

– Décembre 1971 :  Début du Mouvement des trois grands Lycées de la Capitale (voir plus haut)

– Janvier : Grève de L’Ecole de Médecine de Befelatanana et début d’un mécontentement généralisé.

– 30 Janvier 1972 . Tsiranana est réelu président, avec 90% des suffrages.

– 6 Mars 1972 : Négociations Etudiants-Autorités (M Ramalanjaona Gabriel).  Grève partielle des étudiants de la Capitale.

– 8 Mars : Grève Générale des étudiants (Lycéens, collégiens) de la Capitale.

– Les étudiants d’Ankatso rejoignent le Mouvement.

– Le Préfet d’Antananarivo, M Radavindrason, ferme l’Ecole de Médecine-Pharmacie  de Befelatanana. Les pensionnaires renvoyés.

– Réunions diverses des étudiants à Ankatso, Antsahamanitra, Entretien avec des responsables étatiques pour trouver des solutions. Avec le ministre de la Santé, M. Ramangasoavina, le 23 Mars.

– Le ministre de la Défense français, M. Michel Debré,  s’invite les 24 et 25 Mars à Antananarivo.

– Réunion le 4 Avril de quelques  délégués des établissements de la Capitale à Antsahamanitra.

– La Grève générale continue, et les étudiants de Befelatanana, durant le mois d’Avril, manifestent tous les jours.

– Le 22 Avril, le Mouvement se durcit et le 24 Avril tous les établissements, sans exception, même privés, catholiques, protestants… y participent.

– Le mardi 24 Avril, les étudiants décident de manifester en dehors de leurs établissements. La première grande manifestation en plein air avait lieu dans le jardin d’Ambohijatovo. Les pompiers arrosaient les manifestants, tandis que les éléments armés (FRS) encerclaient Ambohijatovo. Puis  marche jusqu’à la Gare de Soarano, et ce fut la Première aussi.

– Le mercredi 25 Avril : La première grade marche des étudiants. Départ à la gare de Soarano et arrivée dans le stade d’Alarobian’Amboniloha. Apparition des banderolles, telles que «  Où en est la démocratie dans l’Enseignement, Aoka hanjaka ny rariny sy ny hitsiny, union force… ». Très très grande manifestation, et à l’arrivée dans le stade d’Alarobia… la présence du ministre Botokeky. Discours du ministre et présentation des révendications et doléances des jeunes. Tensions et huées. Du côté des manifestants et publiquement les demandes sont directes… « Rejet total, donc arrêt des accords de Coopération entre la France et Madagascar ». M. Botokeky « Inona ao anatin’ny accord de Coopération no tianareo ovana ? ». Huées des manifestants car on demandait « l’Indépendance totale, sans main mise de la France sur les affaires malgaches.

Dia nirava maina. Fin de la manifestation. Nulle solution, car chaque partie ne voulait pas céder.

Les partis politiques emboitent le pas et soutiennent le Mouvement : Akfm (Henri Andrianasolo), l’UDECMA (Randriamarosata Solo), etc..

– Le samedi 29 Avril : Grande Réunion à Ankatso (Stade). Tous les étudiants de Fianarantsoa et d’Antsirabe rejoignent le Mouvement (grève générale).

– 1er Mai : Investiture de Tsiranana.

–  2 Mai : Grève générale des étudiants à Ambatolampy, Ambositra, Ambalavao, Miarinarivo. Heurts violents à Ambalavao entre policiers et jeunes manifestants, devant le CEG. Quelques jeunes filles étaient blessées.

– Le mercredi 3 Mai : Grève générale suivie par les étudiants de Toamasina, Mananjary, Ifanadiana, Amlbihimahasoa, Fandriana, et dans le calme.

– Le jeudi 4 Mai, la ville de Majunga rejoint le Mouvement.

–  Le vendredi 5 Mai. Appels en boucle -sur les ondes- du ministre Johasy pour que cesse immédiatement les grèves des étudiants. Le président Tsiranana se repose à Ranomafana (Ifanadiana).

– Le samedi 6 Mai : Réunion à la place de la Goulette des deux parties, les délégués des étudiants et le ministre Johasy de l’Intérieur (lehibean’ny Ati-tany). Réunion qui s’est soldée par un échec. Les étudiants n’ont pas cédé.

– Toujours le 6 Mai, Grande Marche pour rejoindre le Stade d’Ankatso (30 000 manifestants environ). Les parents étaient conviés. Une manifestation de Deuil -décés d’un manifestant à Ambalavao- sans autre précision sur le nom du défunt. En fait il était malade mais pas encore décedé.

– Le dimanche 7 Mai, Botokeky est de nouveau nommé ministre de l’Enseignement. Ce qui provoqua la colère des étudiants.

– Le Lundi 8 Mai : L’annonce officielle de la mort d’un collégien-manifestant. Décès à Ambalavao de Modeste Randrianarisoa, âgé de 17 ans et 1/2. Arrêté le 2 Mai par la Police avec quatre camarades, il fut victime de coups et blessures de la part des policiers mais relaché, il pouvait rentrer chez lui. Le 7 Mai, fièvre et choc psychologique sans doute. Car ce jour là trois policiers sont venus le voir (malgré le refus de la famille)  pour l’interroger, au sujet des manifestations. Décès le 8 mai, et autopsie le 9 Mai. Constat Médical de décés « Forme maligne de la Fièvre ». Acte de décés « permis d’inhumer » car décés qui n’est pas causé par une maladie « transmissible ». Et le corps DOIT ETRE ENTERRE TRES VITE… « Tsy maintsy alevina anio talata 9 Mey eto Ambalavao » (Autorités).

– Le 11 Mai : Discours de Tsiranana « Remaniement gouvernemental après la nouvelle constitution, en cours d’élaboration ». Le parti Psd demande à tous les étudiants de réintegrer leurs écoles, car les examens approchent. Mais la grève s’intensifie dans toute l’île.

–  Le 12 Mai : Réunion politique, le parti PSD d’Antananarivo et d’Ambohimanarina exhorte les grévistes à cesser le Mouvement, et pour la Securité de la Nation demande aux autorités de prendre leurs responsabilités  dans ce sens « dia hanatrika ny adidiny hampitandro ny filaminam-bahoaka amin’izay ny fanjakana ».

– Le 12 Mai : Grève des collégiens de Maevatanana.  Ceux de Marovoay et Tsaratanana les ont précedés.

Anecdote : Toujours ce jour là  (vendredi 12 Mai), la population de la Capitale était de très mauvaise humeur. L’angoisse des parents concernant l’avenir de leurs enfants. Et puis la veille un Match de rugby avait opposé l’équipe de Dijon aux internationaux malgaches. L’arbitre étant français, d’où la lourde défaite des locaux (10-0)… selon tout le monde.

Le soir du 12 Mai : Réunion exceptionnelle à Ankatso car les sujets à traiter sont nombreux. Dont la préparation de la grande marche prévue pour le lendemain. Chaque collège, lycée, école, faculté avait envoyé leurs délégués (2 de chaque).

– Le 13 Mai : Vers 1 heure et 1/2 du matin et en pleine réunion, un étudiant pris de panique annonçait « Ankatso est encerclé par des éléments armés, des FRS, des gendarmes, policiers… ».

Au courant de leur venue, nous les attendons avec appréhension. Une entrée fracassante, presque barbare des Forces de l’ordre… Nous demandant de se coucher (par terre) avant de nous demander de s’asseoir en vue de dresser un procés verbal, établi par plusieurs policiers en civil : Nom, date et lieu de naissance, établissement… etc…

Puis dans la nuit noire, embarqués dans des voitures militaires, nous avons chanté pour conjurer nos peurs, avec deux FRS armés dans chaque voiture, inutile de faire le « héros » pour une évasion « rêvée ».

A Nosy Lava, plus de FRS ni gendarmes, les requins « de vrais » gardaient les lieux tout autour, et sur nos bateaux à l’aller comme au retour, nous les avons croisés.

– Le mardi 16 Mai. Retour de tous les exilés de Nosy Lava. 10 avions militaires et civils étaient mobilisés pour les ramener, et envoyés à Antsohihy et à Analalava. Et d’Ivato à Tana, il a fallu 25 cars…  Arrivée vers 20h devant l’Hotel de Ville (en ruines).

Th. R. MCM de Paris. 13 Mai 2015

Lire :

13 Mai 1972, témoignages et des photos inédites. Un dossier « complet » sur la Françafrique etc…

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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