Kidnapping, l’ambassadeur de l’Inde « consterné ». « Karàna, qui êtes-vous exactement ? », Rangorindralesoka Zanakandriana.

33

Cette fois, l’ambassadeur de la République de l’Inde réagit à la série d’enlèvements avec demande de rançon ou non et dont des ressortissants indiens sont victimes.

Le nouvel ambassadeur de l’Inde à Madagascar SEM Subir Dutta s’est exprimé face à la série de kidnappings contre les ressortissants indiens. Ce fut à l’occasion d’un entretien avec la presse dans sa résidence.
Ce diplomate s’est dit consterné par ces affaires de rapt qui ciblent des ressortissants indiens dont des opérateurs économiques. L’insécurité a des effets sur les investissements directs étrangers. En tant que déterminant important des performances économiques, la sécurité motive ou annihile les décisions d’investissement.
La situation d’insécurité, notamment, les rapts contre les opérateurs indiens, ne fait que ternir l’image de la Grande île, selon ses explications.

Des opérateurs indiens veulent investir à Madagascar et, pour ce faire, ne demandent qu’à travailler dans la quiétude.
SEM Subir Dutta lance ainsi un appel aux autorités malgaches, notamment aux Forces de l’ordre, à prendre les dispositions qui s’imposent pour assurer la sécurité des Indiens résidents de Madagascar. Il exhorte les autorités malgaches à trouver des solutions pragmatiques et efficaces afin de remédier à cette situation d’insécurité.

Coopération toujours au beau fixe
Raffermir les liens de coopération entre Madagascar et l’Inde, tel est la mission qui incombe au nouvel ambassadeur indien. A cause de leur histoire commune, Madagascar figure parmi les pays africains très proches de l’Inde. La coopération entre les deux pays n’a cessé de se développer. Avec une excellente performance économique, l’Inde est classé parmi les pays émergents, aux côtés de la Chine.
Le diplomate indien a montré la volonté de son pays à accompagner la Grande île dans son processus de développement et partage ses expériences particulièrement en matière de l’agriculture et de l’industrie. L’Inde veut également renforcer son partenariat énergétique avec Madagascar. «Il y a deux ans, la France et l’Inde avaient signé un accord de partenariat scientifique et industriel en matière d’énergies renouvelables. Je souhaite qu’un accord sera également signé par nos deux pays», a expliqué SEM Subir Dutta.

Vola R . Ma-LAZA

Fakàna ankeriny karàna, nilaza SEM Subir Duttafa, Masoivohon’i Inde fa « consterné manoloana ny fakàna ankeriny « ressortissants indiens » eto Madagasikara ary miantso ny fanjakana malagasy handray andraikitra. Midika izany fa manaiky Inde fa ny karàna dia « ressortissants indiens » izay midika koa fa tsy « apatrides » akory ireto karàna eto Madagasikara ireto.

Ny fanjakàna frantsay koa moa dia efa nilaza fa teratany frantsay avokoa ireo karàna nisy naka ankeriny teto Madagasikara. 1 millions d’euros moa no vola tadiavin’ny mpaka ankeriny amin’ny fianakavian’ilay karàna nalaina ankeriny , araka ny gazety. Raha io volabe euros io dia tsy eto Madagsikara fa any andafy ny compte bancaire n’ireo mpaka ankeriny satria tsy hisy banky hamoaka sy handray 1 million d’Euros izany eto Madagasikara ary tsy hisy olona hitatitra izany na haka izany eny amin’ny banky.

Midika fa misy tsikombakomba amin’ny teratany vahiny ny fakàna ankeriny ireto karàna indiana frantsay eto Madagasikara ireto fa tsy vokatry ny fankahalàna karàna akory, ary mety ry zareo samy teratany vahiny ihany no mifanao izany. Ny azo antoka kosa dia tsy misy antony intsony tokony hanomezana zompirenena malagasy ireto karàna milaza fa apatride ireto satria hay « ressortissants indiens » izy ireo ary manana zompirenena frantsay.

Firy marina moa ireto karàna teratany indiana sady mizaka zompirenena frantsay ireto eto Madagasikara. Ny Malagasy kosa dia miisa 49 no monina any Inde tamin’ny taona 2015.

Mauricien, Indien, Indo-pakistanais, français, malagasy, apatride  ?

Rappel.

Kidnapping de Yanish… Son père raconte.

Madagascar : un patron de la communauté karana raconte sa course contre la montre pour sauver son fils kidnappé

25 mai 2017 à 20h36 — Mis à jour le 27 mai 2017

madagascar_francophonie-592x296-1480069416

Dans les rues d’Antananarivo, en février 2015. © Martin Vogl/AP/SIPA

Yanish Ismaël , 26 ans, a été enlevé le 14 mai dernier par des personnes non identifiées. Un policier est mort en tentant d’empêcher ce kidnapping, dernier en date d’une longue série qui touche la communauté indo-pakistanaise des karanas, dont une grande partie est aussi de nationalité française. Jeune Afrique a interrogé son père, Danil, à qui les ravisseurs auraient demandé une rançon.

« Dépourvu. Vidé ». Depuis le 14 mai et le kidnapping de son fils Yanish, Danil Ismaël subit une véritable guerre des nerfs de la part des ravisseurs. La dernière fois qu’il les a eu au bout du fil, le 21 mai, s’était pour s’entendre dire « ton fils ne va pas bien. Dépêche-toi de payer, ce n’est pas le premier que nous tuerons. Ni le dernier ». Un peu plus tôt, le même jour, le patron de la Société malgache de transformation de plastiques (SMTP), groupe diversifié qui emploie plus de 1 500 personnes sur la grande île, avait été rendre hommage à Joseph Théophile Livatiana Nomenjanahary, le policier qui s’était courageusement interposé lors du rapt et qui est mort de ses blessures à la polyclinique d’Ilafy.

En voyage d’affaires dans la région de Nosy Be, Danil Ismaël n’était pas présent sur les lieux du drame, mais sa famille lui a depuis raconté les événements, dans le moindre détail. « Un dimanche par mois, mon fils se rendait au cimetière musulman d’Ilafy, pour visiter la tombe de ses grands-parents », commence à raconter ce membre éminent de la communauté karana. Yanish, 26 ans, est alors accompagné de son jeune neveu et ne juge pas utile de se faire escorter par l’un des gardes du corps de la famille. Après s’être recueilli devant la sépulture en compagnie de ses oncles, il est un peu moins de 10h30, quand Yanish se dirige vers la sortie et monte dans sa voiture, quand un 4×4 surgit et bloque le passage. Armés de fusils d’assaut et cagoulés, plusieurs hommes bondissent hors du véhicule, mettent en joue le plus jeune des fils Ismaël, le sortent de sa berline et l’obligent à grimper dans la leur.

Entre temps, l’officier de police Livatiana Nomenjanahary, présent sur place pour escorter une autre grande famille karana, les Tahora, sort son arme et, selon plusieurs témoins, tire en l’air. Les ravisseurs répliquent immédiatement et l’atteignent de deux balles à l’abdomen. « D’excellents tireurs car ils étaient distants d’une bonne cinquantaine de mètres », croit savoir Danil Ismaël. La scène n’a pas duré deux minutes, devant une centaine de personnes médusées. Moins d’une demi-heure plus tard, le téléphone de Danil Ismaël sonne. Au bout du fil, les kidnappeurs : « Votre fils est entre nos mains ».

Une demande de rançon proche du million d’euros

En état de choc, le père de Yanish regagne la capitale et prend contact avec le colonel Robin Joubert, attaché de sécurité intérieure à l’Ambassade de France à Madagascar. Il est dans le même temps contacté par l’Ambassadeur de l’Inde à Antananarivo, qui se dit consterné par les événements qui ciblent ces derniers temps la communauté Karana, victime depuis le début de l’année, de près d’une dizaine d’enlèvements, plus ou moins médiatisés, à travers le pays. A 17h04 exactement, le portable de Danil Ismaël retentit une nouvelle fois. Les ravisseurs se font alors plus précis : « Aucun dépôt de plainte et si tu coopères, nous ne ferons rien à ton fils ». Ils parlent également pour la première fois de rançon. « Une somme énorme, en devise étrangère », assure Danil Ismaël, sans plus de précision. Bien plus que les 25 000 euros demandés trois ans plus tôt pour libérer un neveu de l’homme d’affaires, mort dans des conditions aujourd’hui encore mystérieuses, malgré le règlement de la rançon.

Bien que plusieurs ministres se soient relayés, à titre privé, dans la soirée du 14 mai auprès de la famille Ismaël, les relations que cette dernière entretient avec les services de police de Madagascar sont plutôt distantes, du fait qu’aucune plainte n’ait été déposée. Dani Ismaël a par contre placé beaucoup d’espoirs dans les autorités françaises, via l’ambassade où il se rend le 17 mai, et le Collectif français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), créé justement pour gérer ce type de crise.

La France est depuis longtemps déjà en première ligne sur ce dossier. L’ancien ambassadeur François Goldblatt a même remis en février 2015 aux autorités malgaches une liste de suspects, susceptibles d’être liés à ces affaires d’enlèvements intervenues entre 1995 et 2014. Le document qui, selon la presse malgache, pourrait comporter les noms de plusieurs membres des différents services de sécurité du pays, voire de la communauté d’affaires karana elle-même, a aujourd’hui disparu, après avoir, semble-t-il, été à l’origine du rappel anticipé à Paris du diplomate, aujourd’hui en poste en Érythrée.

Des complicités parmi les karanas ?

Pour Danil Ismaël, s’il ne fait aucun doute que les ravisseurs sont Malgaches. Ils pourraient bien s’appuyer sur certaines complicités karana. « Les ravisseurs sont en général très bien renseignés », confirme un journaliste de la capitale. De là à voir un règlement de compte entre les familles les plus influentes d’une communauté qui compte parmi les principales puissances financières de l’île, il n’y a qu’un pas que refusent, pour l’instant, de franchir les enquêteurs.

Bientôt deux semaines après les événements, les recherches avancent lentement. Faute de plainte officielle, la police judiciaire malgache, en liaison avec le CFOIM et les services de l’ambassade de France, ne peut travailler qu’à partir des éléments que la famille veut bien leur communiquer. « Ce sont eux qui mènent en direct les négociations avec les ravisseurs, notamment pour faire baisser le montant de la rançon », explique un proche du dossier. Les ravisseurs ont déjà assuré à plusieurs occasions qu’ils avaient le temps. Surtout que la profusion de puces téléphoniques quasi-gratuites, dans un pays où aucune pièce d’identité n’est demandée lors de l’acte d’achat, empêche toute géolocalisation des appels sur la durée. Presque un comble, alors que le principal opérateur du pays, Telma, est dirigé par une personnalité de la communauté karana, Hassanein Hiridjee.

*Erratum :  l’information que nous avons publiée sur le montant de la rançon n’a pas été confirmée.

JeuneAfrique.

Kidnapping des karana.Yanis Danil.

Kidnapping teny Ilafy Karana ihany no ao ambadika ?

15/05/2017

Tanora lahy iray, fantatra amin’ny anarana Yanish Ismael, zanaky ny mpandraharaha karana Danil Ismael izay tompon’ny orinasa SMTP no nisy naka an-keriny teny Ilafy omaly maraina.

Kidnapping Ilafy

Vao avy nandevina izy sy ny fianakaviana no nisy andian’olona nanao sarontava sady nitondra basy mahery vaika tonga nisambotra azy. Nanapoaka basy ireto mpaka ankeriny ireto nentina nampitahorana sy nanaparitahana ny olona. Zandary iray, misahana ny fiarovana ity fianakaviana ity no naratra nandritra izany. Fiara Mazda miloko mainty no voalaza fa nitondran’ireo mpaka ankeriny ilay tovolahy niala teny an-toerana. Mitranga izany iray volana taorian’ny fakana an-keriny an’i Firoz, mpianatry ny Lycée Français Ambatobe, ary zanaka mpandraharaha mpivaro-damba “Eden” etsy Behoririka.Matetika moa dia mijanona amin’ny fisamborana ireo irakiraka nanao ny “mission” ny resaka fakana an-keriny Karana fa tsy mety fantatra mihitsy ny tena atidoha.Efa hatry ny ela koa anefa no mandeha ny resaka fa ry zareo samy Karana ihany io mifampaka an-keriny io, saingy fanadihadiana lalina sy misandrahaka irery ihany no hahafantarana ny tena marina momba izany.

Jean D. TiaTanindrazana

 

Madagascar : nouvel enlèvement d’un français d’origine indienne

Le fils d’un grand industriel de nationalité franco-malgache d’origine indienne a été enlevé à Antananarivo en fin de matinée, dimanche 14 mai. Un garde du corps a été blessé pendant le rapt.

Une scène surréaliste à la sortie d’un office religieux

La scène surréaliste eut lieu, dimanche, vers onze heures, à Ilafy, dans la banlieue nord d’Antananarivo. Yanish, le fils de Danil Ismaël, le propriétaire d’un grand groupe agro-alimentaire, a été la cible d’un kidnapping, à la sortie d’un cimetière où un office religieux auquel assistait une soixantaine de personnes venait de se tenir. Douze bandits armés de fusils d’assaut ont pris part à l’enlèvement. Ils ont embarqué la victime à bord d’une fourgonnette, avant de changer de véhicule un peu plus loin.

Les habitants du quartier où eut lieu le kidnapping et où se trouve un grand terminus de bus ont été pris de panique. Un sauve-qui-peut général a été observé. Les gens qui attendaient le passage d’un bus se sont rués à l’intérieur d’une usine pour se mettre à l’abri, car les bandits ont tiré en l’air pour prévenir toute tentative d’interposition. Un garde du corps du père de la victime et membre d’une unité spéciale de la police a d’ailleurs été blessé au cours de l’attaque.

La communauté indienne et l’opinion publique interpellent les autorités face au phénomène du kidnapping 

La famille de la victime et la police n’ont reçu aucune nouvelle depuis le kidnapping. Le phénomène est de nouveau en recrudescence après l’enlèvement d’un lycéen français d’origine indienne au mois d’avril. L’arsenal utilisé par les malfaiteurs est également de plus en plus perfectionné. Le coup avait été parfaitement préparé, et la police malgache aura certainement beaucoup de difficulté à résoudre cette affaire.

L’opinion publique, ainsi que la communauté indienne, sont secouées par ce nouveau kidnapping qui alimente le sentiment d’insécurité à Antananarivo. Elles interpellent les autorités à prendre leurs responsabilités dans la protection de la population, à l’heure où des nouveaux ministres de la Police et de la Gendarmerie viennent d’être nommés par le président malgache Hery Rajaonariampianina.

Une armée de bandits enlève le fils d’un opérateur à Ilafy

15.05.2017 

Kidnapping Lexpress

Nouveau kidnapping hier à Ilafy. Cette fois, c’est le fils de Danil Ismaël, propriétaire de Socolait qui a été la cible.

Une véritable armée. C’est le moins qu’on puisse dire. Douze bandits, tous armés de fusil d’assaut kalachnikov, ont enlevé hier à Ilafy Yanish Ismaël, le fils de l’opérateur Danil Ismaël propriétaire de la société Socolait et d’autres sociétés . La scène s’est passée vers 11 heures alors que le jeune homme se trouvait au cimetière en pleine prière avec une soixantaine de personnes. Les bandits ont surgi et l’ont embarqué à bord d’une Renault Express. Plus loin, ils ont changé de voiture.
Pendant l’opération, un garde du corps de son père, en l’occurrence un commando du Gsis, a essayé de s’interposer mais a reçu une balle des bandits. Il a dû être évacué à l’hôpital militaire de Soavinandriana. Il va sans dire que la population a été paniquée par le coups de feu. Un sauve-qui-peut général a été observé aux alentours d’Ankadikely Ilafy. Les gens qui attendaient le passage d’un bus près de l’usine Somacou ont essayé de se mettre à l’abri.
La famille de Yanish de même que les forces de l’ordre ont été sans nouvelles du jeune homme depuis hier.
On croyait la série de kidnappings terminée avec l’arrestation de plusieurs suspects, auteurs de l’enlèvement du jeune Firoze a Ambohibao, il y a un mois. Erreur, avec ce qui s’est passé hier, les kidnappings ont encore de beaux jours devant eux. Pire, les bandits sont mieux équipés et mieux
organisés. On se demande s’il s’agit d’une armée dans l’armée avec un tel arsenal.

Armée dans l’armée
Les auteurs du rapt d’hier constituent, ni plus ni moins, qu’une véritable colonne militaire. Visiblement, ils sont bien renseignés sur leur proie et ont parfaitement préparé leur coup. De là à permettre aux enquêteurs de remonter de fil en aiguille jusqu’à celui qui mijote les coups, cela ne devrait pas être une entreprise difficile. Mais il est des kidnappings comme il est du trafic de bois de rose, il existe une liste de ceux qui en font leur activité remise aux autorités suprêmes sans qu’aucune personne mentionnée parmi les délinquants ne soit arrêtée.
La communauté française va, sans doute, réagir de nouveau avec cet enlèvement. Elle a vivement interpellé les autorités malgaches de prendre leurs responsabilités dans la protection de la population. Les nouveaux  ministres de la Police et de la gendarmerie ont du pain sur la planche. Visible­ment,  n’ayant même pas eu le temps de tout voir et d’assainir ils sont pris de court. À moins qu’on leur ait donné une mission impossible.

L’Express de M/car

Rangorindralesoka Zanakandriana

Fanambaran’ny CFOIM  (Collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar) 

Taorian’ny fakàna ankeriny karàna teny Ilafy dia nanao fanambarana ny CFOIM ny handraisan’ny Fanjakana malagasy andraikitra mikasika ny fakàna ankeriny teratany karàna eto Madagasikara.

Heverina ho filambaniny tsotra izao amin’ny fanjakàna malagasy ity fanambarana ataon’ny CFOIM ity satria ireo fianakavian’ny karàna nisy naka ankeriny dia tsy mametraka fitoriana eny amin’ny mpitandro filaminana. Izany hoe mihevitra azy ireo ho ambonin’ny lalàna ny mpikambana amin’ny CFOIM fa tsy toa ny olondrehetra izay mitory eny amin’ny mpitandro filaminana raha misy tsy rariny nihatra taminy fa tokony handray ny andraikiny avy hatrany fotsiny ny fanjakana malagasy.

Ny C.F.O.I.M ???: Collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar no dikany. Iaraha-mahita izao fa tsy apatrides velively ireo karàna monina eto Madagasikara fa mizaka ny zompirenena frantsay, manana fikambanana izy ireo ary fantatr’ izy ireo tsara hoe « d’origine indienne » izy ireo. Marihina fa tamin’ny fanjanahantany dia nomen’ny Fanjakana frantsay zo tsara kokoa noho ny zon’ny Malagasy ireo karàna sy sinoa teto Madagasikara ary tato aoriana dia nomeny zompirenena frantsay ireo karàna sy sinoa teto Madagasikara ka izy ireny no olon’ny Fanjakàna frantsay mitoetra eto Madagasikara taorian’ny nanomezan’ny Frantsa ny fahaleovantena sarontsarony an’i Madagasikara ny taona 1960.

Tsy mahagaga raha toa ka mizaka zompirenena frantsay avokoa ireo teratany karàna nisy naka ankeriny eto Madagasikara. Ny NATIONS-UNIES moa dia tsy mahalala izany resaka rehetra izany (na mitapitsofina sy maso) fa avy dia milaza fa apatrides ny karàna eto Madagasikara…..

Véronique Vouland-Aneini s’insurge. Les Karana.

Kidnapping – Véronique Vouland-Aneini s’insurge

Veronique Vouland

18.05.2017

Selon l’ambassadeure de France, la recrudescence du kidnapping atteint un niveau inacceptable. Une situation qui risque de plomber l’image de Madagascar, après des investisseurs surtout.

Inacceptable. Ce mot a été utilisé par Véronique Vouland-Aneini, ambassadeure de France, en réaction à la recrudescence des rapts des membres de famille d’opérateurs économiques de nationalité française, ces derniers temps.
« C’est inacceptable. La recrudescence du kidnapping est très mauvais pour l’image de Madagascar vis-à-vis des investisseurs », a déclaré la diplomate hier, en marge d’une réception à l’occasion de la fête nationale de Norvège à Ivandry. La diplomate a fait part de son inquiétude et a regretté la nouvelle frénésie que semble connaître le phénomène de rapt de français d’origine indienne, alors qu’« il y a deux mois de cela, j’ai rencontré le président de la République pour parler du cas de cette communauté ».
Les opérateurs d’origine indienne et pakistanaise, de nationalité française pour la plupart, et les membres de leur famille sont fréquemment la cible des kidnappeurs. Des actes criminels, où les ravisseurs monnaient à prix fort la libération des captifs. Les autorités semblent avoir du mal à mettre fin au phénomène, bien que des arrestations aient déjà été faites. Deux évènements récents ont, semble-t-il, entrainé la consternation générale auprès des ressortissants français de Madagascar.
Le premier s’est déroulé à Ambohibao. Un élève du lycée Français a été kidnappé par un gang armé, au nez et à la barbe de policiers, alors qu’il attendait le bus scolaire à Ambohibao le 11 avril. Le second s’est déroulé à Ilafy dimanche. Alors que la famille se recueillait sur la tombe d’un proche, une douzaine d’hommes armés de gros calibres ont emmenés de force Yanish Ismaël, fils de Danil Ismaël, président du groupe SMTP.

Urgent
« Je considère qu’un enfant français enlevé sur le chemin de l’école est un mauvais signal envoyé à l’ensemble de communauté scolaire et éducative. Pour nous, il n’y a pas de distinction, quelle que soit l’origine, le lieu de naissance, la couleur de peau, la confession de l’enfant, c’est un élève et sa sécurité nous préoccupe », a déclare Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire des français de Madagascar, dans une interview qui paraitra dans l’Hebdo de Madagascar demain.
Jean-Hervé Fraslin avoue la perception d’une certaine impunité, concernant les cas d’enlèvement. Avant son départ, François Goldblat, ancien ambassadeur de France, a remis une liste de probables commanditaires de ces rapts aux responsables étatiques. La suite qu’en ont donnée les tenants du pouvoir reste, jusqu’ici, une question sans réponse.
Soutenant que dans bon nombre d’affaires, les enquêtes menées par les autorités malgaches aboutissent à des résultats, le conseiller consulaire déplore, toutefois, « sur ces séries de kidnapping, force est de constater que le processus n’est pas interrompu. Au contraire, nous avons le sentiment qu’il s’accélère ». L’élu ajoute qu’« il est urgent » que les autorités agissent pour rassurer les gens, notamment les investisseurs nationaux et étrangers.
Lors d’une réunion de l’Organe mixte de conception national (OMC-NAT), entité en charge de l’élaboration des stratégies de sécurité publique sur le territoire national, à Mahazoarivo mardi, la recrudescence du kidnapping a été survolée. Certaines indiscrétions indiquent, néanmoins, qu’une autre réunion des hauts responsables de la sécurité, qui s’est tenue au palais d’État de Mahazoarivo toujours mercredi, a longuement traité de la question.
Peu d’informations sont sorties de cette réunion, sauf qu’un secteur de travail où les acteurs pourraient avoir accès à des armes lourdes, sera particulièrement surveillé. Un renforcement dans le domaine du renseignement ferait aussi partie des mesures décidées. En marge de la réception d’hier à Ivandry, Veroniqe Vouland-Aneini a juste soutenu qu’« au niveau de l’ambassade, nous essayons de faciliter le dialogue entre les victimes et l’État ».

Andry Rialinstalama et Garry Fabrice Ranaivoson. L’Express de Madagascar.

Adolescent français enlevé à Madagascar : « C’est un kidnapping sous rançon, c’est une pratique qui arrive assez régulièrement »

Jean-Denis Boudot, du Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar, a rapporté en détail, mardi sur franceinfo, le déroulement de l’enlèvement d’un lycée de 16 ans devant le lycée français à Antananarivo (Madagascar).

Un adolescent français, âgé de 16 ans, a été enlevé tôt dans la matinée du mardi 11 avril par un groupe de six hommes cagoulés et armés de fusils d’assaut à Madagascar, a rapporté la police locale, mercredi 12 avril. Le rapt a eu lieu devant le lycée français de la capitale malgache, Antananarivo. « Il a été enlevé au moment où il s’apprêtait à prendre le bus scolaire », a expliqué Jean-Denis Boudot, du CFIOM, le Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar, mercredi soir sur franceinfo.

Le lycéen, d’origine indo-pakistanaise (karana en malgache), est scolarisé en 1re au lycée français d’Antananarivo. Le kidnapping a eu lieu « devant d’autres élèves qui se trouvaient à l’intérieur du bus. Ces derniers ont été les témoins de la scène et ils sont sous le choc », a détaillé Jean-Denis Boudot.

Les policiers ne sont pas intervenus

Jean-Denis Boudot s’est insurgé contre l’attitude des policiers. Ils « étaient à proximité des lieux et ne sont pas intervenus ». Les motivations des ravisseurs sont des motifs crapuleux. « C’est un kidnapping sous rançon, malheureusement c’est une pratique qui arrive assez régulièrement à Madagascar. En général, ces enlèvements touchent des adultes. L’aspect particulier, et surtout aggravant de ce qui s’est passé, est qu’il s’agit d’un mineur », a décrypté Jean-Denis Boudot.

Ce rapt suscite une vive émotion parmi la population locale. Un grand rassemblement de soutien est prévu, jeudi 13 avril, à 12h30, devant le lycée français à l’initiative des associations de parents d’élèves. 300 à 400 personnes sont attendues.

« Il a été enlevé au moment où il s’apprêtait à prendre le bus scolaire », Jean-Denis Boudot. Franinfo.

Assassinats, kidnapping : la fois de trop pour les karanas de Madagascar


Ces journaux malgaches ont la même Une ces derniers jours : un jeune de 16 ans, élève en 1ère STMG s’est fait kidnapper à Antananarivo, alors qu’il attendait le bus scolaire. Les kidnappings de jeunes d’origine indienne sont devenus monnaie courante à Madagascar et ces dernières années, des dizaines de familles d’origine indienne ont subi un rapt, demandes de rançons, des meurtres, assassinats…

Cette fois, c’est la fois de trop

La plupart sont de nationalité malgache, certains sont français mais tous sont nés et vivent à Madagascar depuis quatre à cinq générations. Si cette toute petite minorité (0.10% de la population malgache) est si visible, c’est parce qu’elle représente à elle seule un tiers du PIB du pays. L’insécurité à Madagascar s’est accrue depuis les événements politiques de 2009 mais les communautés issues de l’immigration sont prises pour cible et régulièrement menacées.

Le meurtre d’un jeune en août dernier avait déjà suscité l’indignation mais cette semaine, des voix se font entendre. Deux assassinats la même semaine. Un kidnapping de plus. Et les langues se délient, la colère gronde. De plus en plus fort. Des magasins sont fermés, des manifestations sont organisées dans les lycées français de Madagascar (Antananarivo et Toamasina) pour dénoncer ce déferlement de violence et l’insécurité qui règne aujourd’hui à Madagascar.

Appels à la mobilisation

Les messages de soutien aux familles se multiplient sur les réseaux sociaux et une pétition est même lancée pour interpeller le Président de la République. L’auteur de la pétition, Fakrou Akbaraly , dénonce les crimes commis à l’encontre des populations d’origine étrangère – indienne mais aussi européenne.

Des faits similaires, nombreux, se sont déjà produits dans plusieurs grandes villes du pays :
– une jeune femme indienne a été abattue d’une balle par des voleurs à la tire à Tamatave
– des religieuses agressées sauvagement ainsi qu’une volontaire allemande ayant subi des sévices criminels dans la ville d’Antsirabe

Le jeune de 16 ans étant de nationalité française, la presse internationale dont le Figaro, s’est aussi emparée de l’affaire. Jean Hervé Fraslin, le vice-président du Conseil consulaire des Français de Madagascar et Administrateur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a lancé un appel fort à la mobilisation dans un statut Facebook posté il y a deux jours et relayé en masse sur les réseaux sociaux.

Pour l’instant, toujours aucune nouvelle du jeune kidnappé voilà deux jours… Affaire à suivre.

 Chupsraconte.

KIDNAPPING DE YANISH ISMAEL À MADAGASCAR – SON PÈRE : «NOUS VIVONS UN ENFER»

BY IRSHAAD OLITTE 8 COMMENTAIRES

À Madagascar, des personnes d’origine indo-pakistanaise, connues comme les Karana sont particulièrement visés pour des enlèvements, rackets et rançons. À tel point que certains affirment que dans la Grande Ile, c’est devenu le deuxième sport national après le vol de zébus. Ainsi, les Karana de Madagascar se sentent de plus en plus en danger.

Installés dans la Grande Ile depuis plusieurs générations les Karana, une population  d’origine indo-pakistanaise issue de l’État indien du Gujrât, sont réputés pour avoir un rôle ultra important dans l’économie de Madagascar. À tel point que certains opérateurs économiques déclarent  que  la propriété de l’économie malgache est principalement entre les mains de cette minorité indienne. La majorité des membres de cette communauté gère des activités commerciales ou industrielles et ils sont à la tête des plus grands conglomérats du pays « Les Karana sont parmi les multimilliardaires de Madagascar, ils ont un sens inné des affaires et ils réussissent dans le business », observe Bernard, un Mauricien qui est à la tête d’une industrie à Madagascar depuis une dizaine d’années.

Les Karana se composent d’une minorité, soit moins de 0.10% de la population totale du pays, mais c’est par son poids économique qu’elle se fait remarquer et elle contribue à hauteur d’un tiers du PIB malgache. « Ce sont des commerçants habiles, économes, vivant de peu et leurs établissements, en général prospères, font une concurrence dangereuse, voire mortelle, aux établissements similaires gérés par les Européens », ajoute l’industriel mauricien. Cependant au cours des dernières années et en raison de leurs activités économiques prospères, les Karana sont une cible privilégiée pour les kidnappeurs en quête des rançons qui peuvent aller de 100 à 500 millions d’ariary (soit 50 000 à 250 000 euros).

Le dimanche 14 mai, il y a eu un énième cas d’enlèvement. Celui de Yanish Ismael, 26 ans, par une douzaine d’hommes armés. La victime est le fils de Danilhoussen Ismael , plus connu comme Danil Ismael, riche industriel et homme d’affaires malgache à la tête de la Société malgache de transformation des plastiques (SMTP) . Il a étendu ses activités à Maurice depuis quelques années et parmi ses acquisitions, il y a le Trianon Shopping Park.

Séance de prières

Yanish Ismael.

Le jour du drame, Yanish Ismael participait à une séance de prières au cimetière musulman d’Illafy avec ses proches. À un moment, une douzaine d’hommes, lourdement armés de kalachnikovs et de pistolets automatiques, ont investi les lieux. Faisant feu et blessant un commando qui assurait la garde rapprochée de Yanish Ismael, les bandits ont pu l’enlever. À ce jour, il se trouve toujours entre les mains des ravisseurs et ses proches sont sans nouvelles.

Chargée de l’enquête, la Brigade criminelle de la police malgache a interpellé huit personnes.L’enquête porte actuellement sur deux voitures, une Mazda et une Renault Express. Remontant leurs investigations à partir de l’identification des personnes grâce aux immatriculations, les limiers sont tombés sur des vendeurs de voitures d’occasion. L’enquête a aussi révélé que la Mazda a déjà été vendue cinq fois et la Renault Express trois fois. Ce qui fait que la première voiture est déjà passée par cinq personnes différentes et trois pour la seconde.

Yanish Ismael, diplômé en Business de l’Université de San Francisco, aux Etats-Unis, est connu pour être un jeune homme au grand cœur. À Madagascar, il est très actif sur le plan d’aide humanitaire et engagé au sein de l’association Médecins de l’océan Indien. “Yanish  est toujours disposé à aider les autres, je l’ai éduqué à être simple, il est très pieux, discret et il ne parle pas beaucoup, a confié son père très bouleversé par ce coup de sort. Il travaille bien à l’université et il est très aimé par ses professeurs et ses amis. »

Selon lui, les Karana de Madagascar vivent dans un sentiment de danger permanent. « Notre famille ne mérite pas cela, j’ai tout donné à Madagascar mais nous ne nous sentons plus en sécurité, ajoute Danil Ismael. Nous vivons un enfer ! »

Danil Ismael, père de trois enfants et fondateur de l’Association Karana Malagasy (AKAMA) dit avoir aussi une mission qui est la lutte contre la pauvreté dans la Grande Ile. « Être riche ou réussir en affaires, c’est aussi être responsable et s’engager à aider les autres bien moins lotis. J’ai créé beaucoup d’emplois et mes employés ont des repas gratuits et une assurance maladie, Les institutions internationales nous accompagnent dans nos projets et AKAMA est derrière plusieurs œuvres sociales et humanitaires qui font des dons dans des hôpitaux en termes de divers équipements, d’ordinateurs et d’imprimantes pour le ministère de la Santé, des matériels sanitaires et des fournitures scolaires, des matériaux de construction et des médicaments dans le pays. »

Outre la Société malgache de transformation des plastiques, Danil Ismael est aussi présent dans l’immobilier t il a racheté la Société commerciale laitière (SOCOLAIT) spécialisée dans la fabrication de produits laitiers. Il a poursuivi la diversification de ses activités en créant la société AGRIVET, un distributeur d’intrants agricoles et vétérinaires et de produits d’hygiène publiques, entre autres.

Dix jours de captivité

Outre Yanish Ismael, plusieurs autres personnes issues de la communauté des Karana ont subi le même sort.  Le  mardi 11 avril , un adolescent français âgé de 16 ans, Firoze Nourbhay, a été enlevé par un gang armé, composé de six bandits armés de fusils d’assaut, devant le lycée français de la capitale malgache, Antannarivo. La liste des Karana victimes d’enlèvement ne cesse de s’allonger.  En août 2015, le directeur  du magasin Conforama, Rafik Jaffaraly, a été kidnappé puis libéré contre une rançon après dix jours de captivité. L’enquête policière avait abouti à l’arrestation  du  cerveau et des exécutants, soit cinq Malgaches et un ressortissant Karana. Un autre cas, en 2016, concerne le Karana Rafik Fidahoussen enlevé par cinq bandits à Ivandry. La police nationale avait pu intervenir en libérant l’otage. Le suspect cuisiné par la police, avait dénoncé les commanditaires, deux Karana qui ont été arrêtés.

Avec cette situation d’insécurité de plus en plus dans le rouge pour les Karana, ces derniers se montrent de plus en plus prudents. « Ils habitent dans des forteresses hautement sécurisées et surveillées par des agents armés et lors de leurs déplacements, ils sont encerclés par des agents de sécurité surentraînés et lourdement armés», témoigne Serge, un Mauricen qui dirige une firme à Antannarivo.

Questionné sur son avenir dans la Grande Ile suite à l’enlèvement de son fils, l’homme d’affaires répond que pour le moment, sa priorité est de retrouver son fils. «J’attends mon fils, j’attends qu’il soit libéré et nous prions beaucoup ! » Le Defimediagroup

Kidnapping – Les investisseurs exaspérés

16.05.2017 |

Le 91e kidnapping depuis 2000 a visé la famille d’un grand opérateur connu également pour ses investissements dans le social. La situation est devenue chaotique.

Un coup de massue sur la tête. Le rapt d’Yanish Ismaël, fils de Danil Ismaël grand opérateur à la tête du Groupe SMTP qui emploie plus de mille cinq cent personnes, a terrassé d’abord tout le personnel du groupe et ensuite le monde économique. « C’est injuste. Je suis outré qu’on lui fasse cela mais surtout qu’on ne fait rien pour éradiquer ce fléau et protéger les investisseurs », déplore un de ses proches collaborateurs.
Tour à tour les patrons des grandes sociétés sont la cible des ravisseurs. Naza Electronic, Ocean Trade, Caromad, Henri Fraise, Avitech, Conforama, Eureka, Eden et maintenant SMTP ont connu les affres d’un kidnapping. Ils ont été libérés après plusieurs jours de détention et d’angoisse moyennant le paiement d’une rançon, d’habitude assez importante. Les enfants en sortent traumatisés à vie, alors que certains adultes ont subi des tortures. Pire, le jeune Alek n’a jamais été retrouvé. Et cela continue malgré les appels à répétition du Collectifs des Français d’origine indienne, principale cible des ravisseurs. « L’heure est grave. Notre colère est indicible et inexprimable face à la gravité de la situation. Le sentiment d’insécurité est d’autant plus accablant que ces actes barbares restent impunis », devait déplorer le CFOIM dans un communiqué.

Hémorragie grave
Eh oui, pas plus tard que la semaine passée, la police a arrêté une dizaine de soi-disant kidnappeurs du jeune Firoze enlevé à Ambohi­bao, mais visiblement cela n’est d’aucune importance. « La sécurité doit être garantie pour tous sans considération de nationalité ni de race », souligne un autre collaborateur de Danil Ismaël, dépité.
À la longue, les investisseurs finiront par quitter le pays les uns après les autres si ce n’est déjà le cas. Beaucoup ont préféré aller vivre sous d’autres cieux tout en confiant leurs affaires à des hommes de confiance. L’hémorragie risque de s’aggraver sans une réelle volonté de mettre fin au mal devenu un véritable commerce pour leurs auteurs.
C’est d’autant plus rageant que l’Union européenne vient de tenir sa traditionnelle table ronde au Carlton avec au menu le climat des affaires. Malheu­reusement il était plutôt question de mesures fiscales et douanières et non de sécurité des investisseurs et des investissements. Et hier a la Primature, l’OMC s’est réuni pour parler de vol de vanille, les kidnappings étaient occultés.
Si un investisseur comme Danil Ismaël décide lui aussi d’abandonner, on n’imagine pas les préjudices que cela peut causer. Déjà, on craint fort qu’il laisse tomber les 30 millions de dollars d’investissement qu’il avait annoncés a la conférence des bailleurs à Paris en décembre. On le comprend.

Un grand humaniste

« C’est un karana pas comme les autres. Il est exceptionnel. Tous les investissements qu’il fait sont accompagnés d’un projet social. Et si on lui présente un projet sans un côté social, c’est tout de suite rejeté ». C’est témoignage d’un proche collaborateur de Danil Ismaël, un grand humaniste outre ses qualités d’opérateur. Depuis plusieurs années, il est le principal mécène des Médecins de l’océan Indien qui effectue des tournées dans plusieurs localités de Madagascar dont récemment à Moramanga où les soins sont gratuits. Danil Ismaël construit, réhabilite ou équipe centres de santé ou hôpitaux des enfants un peu partout dans l’île.

Herisetra.  L’Express de Madagascar.

Madagascar : un adolescent français enlevé par des hommes armés

>Faits divers|R.K. avec AFP|12 avril 2017,

Le commando a pris la fuite en ouvrant le feu sur des policiers qui assuraient la circulation devant l’établissement scolaire de l’adolescent, âgé de 16 ans.

A Paris, le ministère des Affaires étrangères français assure sans plus de détails avoir «connaissance de cet enlèvement» et être «pleinement mobilisé». Un adolescent français d’origine indo-pakistanaise («karana» en malgache) a été enlevé tôt mardi matin par un groupe de six hommes cagoulés et armés de fusils d’assaut devant le lycée français de la capitale malgache Antananarivo.

Ce commando a pris la fuite en ouvrant le feu sur des policiers qui assuraient la circulation devant l’établissement scolaire, selon le commissaire malgache Alexandre Sylvain Ranaivoson, mercredi. «Un policier a été légèrement blessé et la voiture des policiers a aussi pris une balle au niveau de son radiateur», précise-t-il.

Des gangs criminels exigent des rançons

Les enlèvements de Karanas sont fréquents à Madagascar. Cette communauté, très active dans l’économie et le commerce local, est particulièrement ciblée par des gangs criminels qui exigent d’importantes rançons en échange de la libération de leurs victimes.

Dans un communiqué, un collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM) a dénoncé «la violence croissante» visant leur communauté. «La situation est grave. Il ne se passe plus une journée sans que la communauté soit touchée», ajoute le collectif, qui lance un «appel solennel au gouvernement malgache et à la communautéinternationale pour stopper l’escalade de la violence» à l’encontre de ses membres.

  leparisien.fr

Kidnapping-Yanis Ismael, 22/05/2017. Le policier est décédé à l’hopital. Arp Helisoa, GValosoa, Mcm-Tanà.

Publicités

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
Galerie | Cet article, publié dans Non classé, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :