Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, 17 juin.

Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, 17 juin.

Le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les activités humaines et les variations climatiques.

Contrairement à l’opinion répandue, la désertification n’est pas la transformation de la terre en désert. La désertification se produit du fait de l’extrême vulnérabilité des écosystèmes des zones sèches à la surexploitation et à l’utilisation inappropriée des terres. La pauvreté, l’instabilité politique, la déforestation, le surpâturage et des pratiques d’irrigation inappropriées peuvent entraver la productivité des terres.

Plus de 250 millions de personnes sont directement affectées par la désertification, et environ un milliard de personnes vivent dans l’un des cent pays à risque. Pour la plupart, ces populations sont aussi parmi les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus vulnérables politiquement.

La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est célébrée chaque année pour sensibiliser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international. Cette journée est une occasion unique de rappeler à chacun que la neutralité en termes de dégradation des terres est possible moyennant un fort engagement de la communauté et une coopération à tous les niveaux.

Thème 2017 : « Dégradation des terres et migration »

Cette année, le thème de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse intègre l’importante relation entre la dégradation des sols et la migration.

La dégradation de l’environnement, l’insécurité alimentaire et la pauvreté sont des causes, parmi d’autres, de migration et de défis en matière de développement.

En 15 ans seulement, le nombre de migrants internationaux à travers le monde est passé de 173 millions en 2000 à 244 millions en 2015.

La célébration de cette année met en exergue les moyens que les communautés locales peuvent mettre en œuvre afin de renforcer la résilience face aux défis multidimensionnels de développement, tels que les pratiques sur la gestion durable des terres. Cette journée a pour objectif de rappeler à chacun le rôle important que joue la terre sur la production de nourriture, et sur la création d’emplois locaux, ainsi que sa capacité à améliorer la sécurité des zones touchées par la désertification.

La célébration de la Journée 2017 sera organisée par le Ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique à Ouagadougou, au Burkina Faso.

En savoir plus sur les différents événements dans le mondeexternal linkDisponible en anglais

La désertification et les objectifs de développement durable

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 déclare que « nous sommes déterminés à lutter contre la dégradation de la planète, en recourant à des modes de consommation et de production durables, en assurant la gestion durable de ses ressources naturelles et en prenant d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques, afin qu’elle puisse répondre aux besoins des générations actuelles et futures ». L’objectif 15 énonce plus précisément notre détermination à stopper et à inverser la tendance à la dégradation des sols.

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Madagascar: la destruction alarmante de sa biodiversité inquiète les chercheurs

Déforestation Madagascar

Le trafic de bois précieux est un désastre écologique qui contribue à la déforestion de Madagascar.
© Getty Images/Martin Harvey

A Madagascar, la protection de la biodiversité et le développement durable sont au cœur de la recherche scientifique. La cinquième édition du forum dédié à la recherche en la matière s’est clôturée, vendredi 16 juin, à l’Académie malgache, à Antananarivo. Plus de deux cents chercheurs malgaches et étrangers y ont participé dans ce pays où 50000 hectares de forêts disparaissent tous les ans.

Pendant trois jours, 250 chercheurs malgaches venus de toute l’île mais aussi des scientifiques étrangers ont échangé autour d’une question cruciale. Comment sauvegarder la biodiversité tout en favorisant le développement du pays ?

Connue pour ses nombreuses espèces endémiques végétales et animales, Madagascar fait face à une destruction de sa biodiversité alarmante. Culture sur brûlis, coupe abusive des arbres, charbonnage… 50 000 hectares de forêts par an disparaissent ainsi sur la Grande Ile. Or, il y a 60 ans, les forêts primaires couvraient près de 30% de la Grande Ile. Aujourd’hui, seuls 12% ont survécu aux activités humaines. Une réalité alarmante qui inquiète les chercheurs.

« Même si Madagascar est riche en biodiversité, cette biodiversité commence vraiment à se dégrader, à se perdre. C’est là, un des rôles fondamentaux des chercheurs : montrer où est le danger pour que les décisions soient prises. Mais, nous savons aussi que beaucoup de personnes dépendent de ces forêts et donc, le rôle de la recherche c’est d’essayer de trouver comment concilier les différents types de gestion », souligne Claudine Ramiarison, directrice générale de la Recherche scientifique au ministère malgache de l’Enseignement supérieur.

Mieux faire connaître la biodiversité pour inciter la population à la protéger. Irina Ratsizafy, doctorante au Centre national de Recherches sur l’environnement, plaide pour une plus grande ouverture du monde scientifique.

« En fait, on ne peut pas juste dire à la population, arrêtez de couper, arrêtez de brûler, arrêtez de… Ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas. Ce sont ceux qui savent, c’est à dire les scientifiques,… – qui savent que c’est important et que c’est nécessaire – de travailler dessus et d’informer ensuite la population », souligne-t-elle.

Un rôle des chercheurs toutefois limité par le faible budget alloué à la Recherche scientifique. La Grande Ile ne consacre que 0,04% de son produit intérieur brut à ce secteur.

Jeune Afrique.

Journée Mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse

 

Le 17 juin 1992, l’ONU a adopté la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Cette journée a pour but de nous rappeler les dangers de la désertification et de la sécheresse dans le monde.Tout d’abord, il est important de souligner que les déserts ne sont pas uniquement des lieux où l’on trouve des dunes de sables et des nomades les parcourant (et Tintin aussi ! Mais là c’est une autre histoire). Ainsi l’Antarctique, ou le grand Nord, sont des espaces désertiques, parce que l’eau y est prise en glace. Deuxièmement, l’homme n’est pas responsable, a l’origine, des déserts mais aujourd’hui il y contribue.Selon les critères de l’UNCCD, la désertification est la dégradation des sols dans les zones arides et semi-arides. Quand les sols sont fragilisés, le couvert végétal s’amenuis et le climat impitoyable fait le reste.

Cela représente 4 milliards d’hectares de terres émergées (soit 1/3 de la surface du globe) ou encore 1/5ème de la population mondiale. Chaque année, ce sont des milliers d’hectares de sols fertiles qui disparaissent. 30% du territoire des États-Unis est affecté par la désertification. Le nombre de personnes touchées directement par le problème est en forte croissance et on estime que 280 000 personnes sont mortes des suites de la sécheresse entre 1990 et 2000.

Quels impacts ?

Les impacts les plus visibles se situent au niveau de l’environnement, car la désertification rend les terrains inondables, ce qui entraîne une salinisation des sols, et donc une détérioration de la qualité de l’eau.

En second lieu, l’impact est aussi économique. En effet, au niveau planétaire le manque à gagner s’élève, selon la banque mondiale, à 42 milliards de dollars pour les régions touchées par la désertification (paradoxalement, le coût annuel de la lutte contre la désertification est seulement de 2.4 milliards)

Enfin, la dégradation des sols entraîne la pauvreté et la migration de masse à cause des famines qu’elle génère. (environ 60 millions de personnes partiront des zones désertifiées de l’Afrique sub-saharienne pour le Maghreb et l’Europe entre 1997 et 2020).

Des pistes de solutions ?

En la matière, la pânacée n’existe pas mais des solutions locales peuvent -et doivent- être mises en oeuvre rapidement pour faire bouger les choses. Parmi elles, et pas forcément très coûteuses, nous pouvons relever la régénération des sols et sa fertilisation grâce au compost et sa matière organique. Le reboisement est aussi une solution car les arbres permettent de fixer les sols, renforcer la fertilité et absorber l’eau lors des fortes précipitations. La technique ancestrale de la jachère constitue aussi une alternative intéressante…

Journée mondiale

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