Marc. Ravalomanana (I).

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MERCREDI 4 DÉCEMBRE 2013

Marc Ravalomanana: L’homme d’Etat

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Pour les vrais hommes d’état, c’est dans l’épreuve qu’ils se révèlent. C’est le cas, pour le président Ravalomanana. Et qu’il ait été élu par les malgaches à deux reprises ne relèvent pas du hasard. S’il ne faut considérer l’aura qu’il a gardée auprès du peuple quatre ans après son exil forcé, son éloignement l’a rapproché davantage avec ceux qui l’ont élu. Et ce n’est pas près de faiblir. Est-il aujourd’hui besoin de rappeler l’incroyable popularité qu’on lui fait preuve alors que dans cette crise tout est « pensé » pour l’exclure du processus ?

Si les médiateurs sont animés d’une bonne foi pour libérer ce pays de l’emprise de cette crise, ils ne peuvent pas effacer d’un simple revers de main, ses réalisations. En effet, le mandat qu’il a eu à la mairie d’Antananarivo a permis de mesurer ses qualités de manager, d’excellent gestionnaire et de meneur d’hommes. Arrivés à la magistrature suprême et dans l’histoire du pays, jamais un dirigeant n’a disposé d’un programme de gouvernement qui allait véritablement marquer le décollage économique de Madagascar. Ayant mis en oeuvre lors de son premier mandat le plan contenu dans « Madagascar Naturellement », suivi par le « MAP » (Madagascar Action Plan), le président Ravalomanana a apporté la preuve par les résultats, son appartenance au cercle réduit des visionnaires. Sans vouloir rentrer dans les statistiques, en 2008, Madagascar connait pour la première fois une croissance de 7,4% de son PIB, après quatre années de progression continue. Tous les indicateurs classiques d’attractivité du pays sont au vert (IDH, doing businnes, infrastructures, éducation, santé, justice etc etc).

La création du Conseil de Lutte contre la Corruption devenu plus tard le Bianco, faisait de Madagascar un précurseur en Afrique, et confirme la volonté de Marc Ravalomanana de faire de son pays un exemple dans la région et sur le continent africain. Dès son élection à son deuxième mandat, Marc Ravalomanana a commencé d’ailleurs à attirer l’intérêt mêlé de curiosité des autres dirigeants l’ayant rencontré lors des sommets de haut niveau. Son parcours atypique contrastait avec ceux de ses pairs africains, qui ont fini par lui témoigner estime et considération. En 2008, les efforts d’assainissement et de bonne gouvernance que le président Ravalomanana a su conduire, ont été récompensés par l’obtention de l’organisation des sommets de chefs d’état de l’Union Africaine et de la Francophonie prévus se tenir respectivement en 2009 et 2010.

L’histoire en a décidé autrement et la suite on connait… Plutôt, personne ne peut dire ce que demain réservera à ce pays devenu aujourd’hui le paria du continent africain. La seule chose dont on est sûr, la résolution de la crise malgache ne peut mettre dehors, au propre comme au figuré, l’homme qui détient la clé de sortie, maintes et maintes fois enterré par les apprentis sorciers de la médiation internationale, plus que jamais vivace dans le cœur des malgaches. Privilège réservé aux hommes d’état, les vrais.

sourcehttp://www.tim-madagascar.org/

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Madagascar: Les raisons du coup d’Etat

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« Madagascar n’a jamais été aussi performant économiquement »


« Depuis 2003, Marc Ravalomanana réforme le pays. En 7 ans, il construit environ 9000 km de routes bitumées. Soit bien plus que tous les gouvernements successifs cumulés en 43 ans d’indépendance du pays. Par comparaison, en 40 ans de pouvoir, Omar Bongo en a construit 1000km, soit 25km par an ! La performance économique du pays lui vaut les félicitations de la banque mondiale. A son arrivée au pouvoir en 2003, la réserve en devises du pays montait à environ 200 millions de dollars. 7 ans après, celle-ci est évaluée à 1,4 milliards.

« Madagascar n’a jamais été aussi performant économiquement », dixit la banque mondiale. Tandis que la croissance moyenne est de 6,3% en Afrique en 2008, Madagascar en fait 7,1% en 2008. Tandis que l’inflation moyenne est de 12% sur le continent, l’île n’en fait que 9,4%.

L’essentiel du budget national est investi dans les routes, infrastructures, la santé et l’éducation. Madagascar n’a jamais reçu autant d’Investissements Directs étrangers que sous le régime Ravalomanana. Les investisseurs lui font confiance. Il parcourt le monde pour les convaincre d’investir dans son pays. En 2005, il lance la construction du port de Fort Dauphin, qui deviendra le second port africain après celui de Durban, en termes de capacité.

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…plus de 9000 km de routes bitumées
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Pont de Fatihita…
Mais les réformes de Ravalomanana vont trop vite. Il touche trop d’intérêts, surtout ceux de la françafrique. Les 600 entreprises françaises de l’île sont habituées aux exclusivités. Ravalomanana, lui, ouvre le pays à tout le monde.
Ainsi, depuis 2007, le Canada est devenu le premier investisseur (IDE) à Madagascar, au détriment de la France qui l’a été depuis toujours. La Chine est devenue le premier partenaire commercial au détriment toujours de la France, reléguée à la 4ème place. Ravalomanana est populaire. Le monde
paysan et la classe moyenne l’apprécient. Fort de sa réélection, en 2007, l’anglais est devenu une langue officielle, au même titre que le français ou le malgache. Il change le système scolaire, « copie-collé » du système français, pour l’adapter au contexte du pays (langue d’enseignement en malgache au lieu du français…).
Dès 2003, Air France voulait racheter Air Madagascar alors au bord du dépôt de bilan, mais Ravalomanana refuse la privatisation de la compagnie nationale et confie sa gestion à Lufthansa. La société reprend des ailes. Pareillement, il refuse la privatisation de la compagnie des eaux et électricité pour en confier la gestion à une entreprise allemande.
Le secteur bancaire est monopolisé par 3 groupes français à Madagascar. Ravalomanana projetait alors de fonder une banque nationale avant juin 2009. De même le secteur pétrolier est monopolisé par quelques compagnies françaises qui ont toujours aligné leurs prix. Il était aussi en train de fonder une entreprise nationale chargée de l’importation de pétrole. Les secteurs clés de la domination française dans l’île sont touchés.
Déjà en novembre 2008, une usine de cimenterie venait d’être créée grâce à l’aide chinoise. Jusque là et depuis 30 ans, le ciment est à Madagascar le monopole de HOLCIM SA à capitaux essentiellement français, mais qui est filiale de HOLCIM International, une multinationale suisse. Signalons en passant que le ciment coûte 3 fois plus cher à Madagascar par rapport à l’île Maurice alors même que le pays en produit alors que Maurice en importe!
En 2008, afin d’entrer dans l’ère de l’agro-business, et utiliser les terres en friche, Ravalomanana projetait de louer 1,3 millions d’hectares de terres aux sud Coréens. L’étude était en cours et ces derniers voulaient investir 5 milliards de dollars sur l’île. La France semblait définitivement perdre son pré-carré. AFP a fait tout un scandale de cette histoire. Pourtant on oublie de préciser que seulement 8% des terres cultivables de l’île sont exploitées jusqu’à présent! Et que même si les Coréens avaient obtenu les 1,3 millions d’hectares de location, il resterait encore 42% des terres arables malgaches qui seraient non exploitées!
Dans la même foulée, on découvre à Madagascar 15 milliards de barils de pétrole. Ravalomanana reçoit personnellement le Président de Exxon Mobil dans son palais. Il reçoit les représentants de China Petroleum. Il veut ouvrir la concurrence à tous les pays par appel d’offres. TOTAL y perd car
habitué aux passe-droits et aux exclusivités acquises lors de la colonisation. 15 milliards de Barils, c’est tout de même 2 000 milliards de dollars, soit plus de 3 siècles de PIB Malgache!A cause de ses réformes, certes bénéfiques pour le pays, mais néfastes pour les compagnies françaises, Ravalomanana est donc devenu l’homme à abattre. Il n’est pas francophobe, c’est juste qu’il ne donne pas à l’ancienne métropole les exclusivités sur l’île comme ça a toujours été le cas (voyez AREVA qui a l’exclusivité de l’uranium en RDC!). Ravalomanana veut ouvrir son pays au monde entier. Mais non, l’Elysée refuse!

Il a fallu organiser un coup d’Etat, orchestrer une diabolisation internationale par le biais de France 24 et AFP. AFP dénonce une dictature de Ravalomanana. Elle oublie de dire que sous son régime ont été créées 4 journaux hebdomadaires et quotidiens d’opposition, plusieurs chaines de TV et une dizaine de stations radio, toutes d’opposition. Alors même qu’il y a seulement un peu plus de 15 ans, Madagascar vivait dans la censure avec une seule station TV privée! On oublie de dire qu’à Madagascar existe 189 partis politiques! Si ce n’est pas cela la démocratie!

On dénonce qu’il monopolise à travers son entreprise l’économie du pays. Mais on oublie de dire qu’avant même qu’il ne fasse de la politique, en 2001, TIKO, son entreprise, était déjà la plus importante industrie agro-alimentaire de l’île et qu’elle employait déjà plus de 4000 personnes !
Et on oublie aussi de dire que jusqu’ici, les finances, la construction, les BTP, le transport aérien… sont des monopoles de groupes français.

Quant au problème du développement, il n’a pas été abordé de front. Comment imaginer le développement d’un pays sans création d’une demande solvable ? On a préféré faire valoir les intérêts d’une économie de spéculation, une économie de comptoir. Le drame, c’est que le régime de Marc Ravalomanana s’est distingué par la remise à plat des bases de l’économie malgache. Mais en faisant cela, il a perturbé beaucoup de rentes de situation, créant un phénomène de déstabilisation et réunissant ainsi dans une coalition les opposants à cette vision. »… 6 Janvier 2012.
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Faravohitra 2 Juin 6

Ambositra 3

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