Ambatovy (Nickel et Cobalt). Accaparement de terres et mort lente de la population. Témoignage des villageois

 Mensonges et réalités. Pour cacher les vérités ils préfèrent mentir. Car des milliards de dollars sont en jeu ! 2 000 milliards d’ariary par an, selon l’INSTAT (article plus bas). La santé et la vie des paysans ne pèsent pas bien lourd. Déplacements des populations, environnement pollué, décès et maladies graves. Nul respect de la vie humaine et les autorités malgaches complices. Des corrompus (ministres et députés) qui ferment les yeux contre de fortes sommes d’argent, ou les donations « interessées » des dirigeants de l’usine Sherritt d’Ambatovy,  comme les quelques kilomètres de routes et des  quelques mobiliers scolaires pour la ville de Tamatave… pour masquer les dégats « humains et environnementaux » dans ces régions.

MCM de Paris.

 PILLAGE À MADAGASCAR.

La découverte récente de gisements de nickel à Madagascar a fait baver d’envie plusieurs groupes capitalistes. Une mine située à 220 kilomètres de Tamatave doit bientôt permettre d’extraire, annuellement et pendant 27 ans, 60 000 tonnes de nickel et 5 600 tonnes de cobalt.

L’affaire se révèle profitable pour les actionnaires des trusts canadiens, japonais et sud-coréens, qui ont investi deux milliards de dollars dans l’exploitation de cette mine. Ils escomptent récolter dix fois plus. Quant à l’État malgache, il devra se contenter de deux milliards, de quoi arroser quelques parasites nationaux !

D’ores et déjà, les entreprises retenues ont construit un pipe-line pour acheminer le minerai jusqu’à l’usine de transformation d’Ambatovy.

Pour ce faire, elles ont fait une trouée dans une des zones les plus riches en biodiversité de ce qui reste de la forêt malgache, polluant et intoxiquant au passage 62 personnes. Devant la protestation des populations locales, le gouvernement n’a su qu’imposer le déplacement de plusieurs villages.

au final quelques actionnaires de grands trusts engrangent leurs profits avec la complicité de la bourgeoisie nationale.

Le mensuel de La Réunion.

 Ambatovy-Généralités :

Les opérations d’Ambatovy débutent à la Mine, près de la ville de Moramanga (voir carte), 80 km à l’Est d’Antananarivo, la capitale de Madagascar.

La pulpe de minerai latéritique est acheminée par un Pipeline de 220 km de la Mine vers l’Usine de transformation près de Toamasina sur la côte Est de Madagascar. Arrivée à l’Usine de transformation, la pulpe est traitée et raffinée pour obtenir des briquettes hautement concentrées de nickel et de cobalt-des petites briques de métal compressé qui sont ensuite expédiées aux clients d’Ambatovy à partir du Port de Toamasina, tout proche.

Ambatovy utilise le procédé hydrométallurgique dans la production de métaux parfaitement raffinés. Il s’agit d’une technologie mise au point et perfectionnée par Sherritt International Corporation. Ce procédé de pointe, utilisé dans le monde entier, permet d’extraire plus de 90% de nickel et de cobalt, pour obtenir des produits de qualité supérieure à moindre coût.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour une description des principales étapes du procédé hydro métallurgique.

Ambatovy a commencé sa phase de production en 2012 et prévoit de produire annuellement environ 60 000 tonnes de nickel raffiné et 5 600 tonnes de cobalt raffiné, une fois arrivée à sa pleine capacité. En valeur, le nickel se classera au premier rang des exportations de Madagascar. Environ 210 000 tonnes d’engrais sous forme de sulfate d’ammonium, un sous-produit du procédé de raffinage, seront également produites chaque année.

http://www.ambatovy.com/docs/?lang=fr&p=373

– Des vérités que l’on cache : Mensonges

Le Cercle de Réflexion des Economistes Malgaches (CREM) a visité Ambatovy

Une vingtaine de membres du « Cercle de Réflexion des Economistes Malgaches », CREM, ont visité les sites d’Ambatovy à Moramanga et à Toamasina les 23 et 24 avril 2013. Concrètement, il s’agit pour Ambatovy de continuer ses efforts en matière de transparence et d’information à l’endroit des organisations et des différentes entités publiques et privées. Cette ouverture aux organisations étatiques ou privées répond au souci d’Ambatovy d’enrichir les échanges dans les domaines économique et social dont Madagascar a besoin. L’objectif pour la compagnie est d’informer sur la véritable réalité dans laquelle Ambatovy évolue, de contribuer à la compréhension des enjeux qui se tissent autour de grands investissements miniers.

A Moramanga, les visiteurs ont vu la Mine proprement dite, ainsi que le Centre d’informations d’Ambatovy. A Toamasina, le CREM a visité l’Usine de transformation à Tanandava, le Centre de Formation d’Ambatovy, le Centre de Formation Agricole, ainsi que la Centrale d’achat qui approvisionne le service traiteur de la compagnie par les produits venant de quelque 8 000 paysans des régions Alaotra-Mangoro et Atsinanana. Le Vice-Président du CREM, Jonah Andrianantoanina, a souligné l’importance d’une telle visite. « Nous avons vu, entendu, su, et reçu beaucoup d’informations, et de réalités, lors de cette visite », a-t-il déclaré. Ambatovy continuera de s’ouvrir au public afin d’informer ce dernier sur ses activités et sur l’environnement global de son fonctionnement.

http://www.ambatovy.com/docs/?lang=fr&p=9058

Les Réalités : Témoignages des populations.

Les dégâts humains, sanitaires et environnementaux

causés par la société SHERRITT

à Ambatovy (Moramanga), à Tanandava et Toamasina

Fuite de dioxyde de soufre (SO2) à l’usine Sherritt d’Ambatovy:

le 26 février 2012

1 personne décédée et 10 autres en observation

Négligence à l’usine Sherritt d’Ambatovy: 1 personne décédée et 10 autres en observation Une dizaine de jours après l’accident chimique qui s’est produit sur le site industriel d’Ambatovy (Est de Madagascar), le bilan fait état d’une personne décédée et de 10 autres en observation. En effet, il s’agit d’une fuite de dioxyde de soufre (SO2), toxique par inhalation, survenue le dimanche 26 février qui a répandu une très forte odeur chimique jusqu’à 500m autour de l’usine, touchant directement le village d’Ambalantenina – Antanandava. Selon les villageois, très en colère, il y a eu la panique vers 16h car le gaz a immédiatement provoqué des gênes respiratoires, irritation des yeux et sécheresse de la gorge, effets qui sont insupportables pour les enfants. Toujours d’après les témoignages des villageois et constatés de visu par notre correspondant, les feuilles sont desséchées et les végétaux en général ont flétri, même les poissons ont succombé au gaz toxique. C’est donc une vraie catastrophe écologique à l’échelle locale.

Les responsables de l’usine et les représentants des pouvoirs publics ont mis 10 jours pour répondre à l’appel des villageois car c’est le lundi 5 mars seulement qu’ils sont venus sur zone pour apporter des explications et essayer de rassurer ces derniers.

Le Directeur Général adjoint de l’usine d’Ambatovy, M. Kévin Muller, a reconnu qu’il y a eu négligence de la part des techniciens lors d’un essai technique. Il s’agit, affirme-t-il, d’une vanne mal fermée qui a provoqué cette fuite de SO2 durant 5 à 8mn. Il a ajouté que sur les 15 essais effectués, celui-ci est le seul échec ! Certes, mais cela a coûté la vie à une personne. Donc, pour lui, tout est normal, il y a toujours des risques dans ce genre d’activité et cet accident en fait partie. L’incident est clos, circulez il n’y a rien à voir…à Ambatovy !!!

Il a également déclaré que l’entreprise prend en charge tous les préjudices occasionnés par cette mini catastrophe.

Toutefois, il a insisté sur la nécessité de déplacer les 800 villageois concernés d’Ambalantenina – Antanandava. La réponse de ces derniers est claire et pleine de bon sens : « nous ne pouvons pas nous adapter au mode de vie urbain ». Pourront-ils résister longtemps à la puissance des multinationales comme Sherritt ? Auront-ils encore la possibilité de vivre sur la terre de leurs ancêtres ? Hélas, l’histoire et les faits ne leur donnent guère raison.

« Si les Malagasy s’évanouissent assez facilement, c’est qu’ils sont mal nourris ».

Par ailleurs, toujours pour la même raison, deux salariés travaillant sur site ont également perdu connaissance les 27 et 29 février attestant que la forte odeur de gaz règne toujours sur la zone. Mais les expatriés de l’usine estiment que « si les Malagasy s’évanouissent assez facilement, c’est qu’ils sont mal nourris ». Propos qui ont choqué leurs collègues nationaux qui affirment que l’odeur est très forte dans l’usine et que tous n’ont pas la même capacité de résistance.

Peut-être que si la multinationale payait ses salariés nationaux au même niveau que les expatriés, les malagasy auraient la possibilité de mieux se nourrir améliorant ainsi leur capacité de résistance au gaz toxique.

Cependant, quelques questions méritent d’être posées :

 Qu’est-ce qui explique le manque de réactivité et des pouvoirs publics et surtout des responsables de l’usine ?

 Toutes les mesures de sécurisation et de protection d’urgence de la population ont-elles été bien appliquées notamment l’évacuation de la zone concernée ?

 Que compte faire la société Sherritt pour réparer les dégâts environnementaux ?

Remarquons, enfin, que dix jours après l’accident, l’odeur reste encore très forte sur place. D’après notre correspondant local http://tsimokagasikara.wordpress.com/2012/03/09/sherritt-ambatovy-loza-simika-nihanaka-ny-sofra-so2-accident-chimique-fuite-de-dioxyde-de-soufre-so2-nisehonihanaka-ny-sofra-so2/

Ambatovy :

Du gaz sulfureux dans l’air

Avant le démarrage, le projet Ambatovy avait procédé à des exercices de sécurité industrielle (Photo fournie)

Lors d’un essai technique, du dioxyde de soufre s’est échappé de l’usine de Tanandava. L’incident a entraîné la suffocation d’une cinquantaine de personnes.

Dimanche 26 février vers 15h, du gaz de dioxyde de soufre (SO2) s’est échappé de l’usine d’Ambatovy, à Tanandava Toamasina, durant un démarrage de la production d’acide sulfurique. Cet échappement a touché une zone de 500 m de long sur 200 m de large, en-dehors de la clôture, au nord de l’usine. Selon le communiqué de presse du projet, en date du 8 mars, quelques personnes présentes sur les lieux au moment de l’incident ont ressenti des irritations aux yeux et une gêne respiratoire pendant quelques minutes. L’équipe sociale d’Ambatovy a immédiatement entamé les visites auprès de la communauté installée dans ladite zone. La compagnie a envoyé un médecin pour faire un suivi médical de la population de la zone touchée. 53 personnes, dont 25 semblant en bonne santé et 28 plus mal en point, ont été traitées pour la toux, des conjonctivites ou une gêne respiratoire. Bien que tous ces cas ne soient pas directement liés à l’incident, Ambatovy veille à assurer le traitement et le suivi de chacun et prévoit un suivi sanitaire. Ambatovy a également effectué un suivi d’impact environnemental, en partenariat avec les autorités environnementales régionales (ONE) et un rapport a été envoyé à cet effet. Moins d’une quinzaine de jours près l’incident, des rumeurs selon lesquelles des morts seraient enregistrés des suites de cet échappement de dioxyde de soufre. De même, l’un des quatre ouvriers qui se sont évanouis lors de l’essai du vendredi 9 mars serait décédé. Rumeurs Pour couper court à ces fausses informations, le chef de district de Toamasina I, Jean Jugus Razafiarisoa, a organisé une conférence de presse, en accord avec le projet Ambatovy. « Ambatovy a confirmé l’échappement de gaz dioxyde de soufre lors d’un essai qui a foiré. Il n’y a pas eu de morts mais beaucoup de malades de suffocation qui ont été soignés. Nous nous sommes déjà rendus à l’usine incriminée pour nous informer, le chef de district de Toamasina II et moi-même », a-t-il annoncé. « Les autorités centrales et régionales suivent l’affaire de près, et les responsables du projet Ambatovy s’occupent

des personnes victimes de suffocation », a ajouté le chef de district de Toamasina I. Dans le processus d’essais techniques de l’usine de Tanandava, 14 démarrages sur 15 effectués ont été couronnés de succès. Seul un test a rencontré une difficulté qui est maintenant totalement résolue. Le suivi et l’analyse de l’impact de cet incident se poursuivent, sachant que sur le plan technique, tout est rentré dans l’ordre. Par ailleurs, Ambatovy assurera les compensations agricoles pour les cultures affectées.

Hery Fils Andrianandraina et Joël Valencio

Mardi 13 mars 2012

http://www.lexpressmada.com/5173/ambatovy-madagascar/32771-du-gaz-sulfureux-dans-l-air.html

La suite : http://terresmalgaches.info/IMG/pdf/Fuites_a_Ambatovy.pdf

Le nickel occupe la première place

Le nickel devient le premier produit d’exportation de Madagascar. Avec un objectif de 40.000 à 45.000 tonnes à exporter sur le marché international, le nickel devient l’un des produits d’exportation de Madagascar dépassant largement les produits traditionnels comme la vanille, le textile et le girofle. Le nickel raffiné d’Ambatovy va commencer à conquérir le marché international, une situation qui fait la fierté de la société mais également du pays.

D’après les statistiques de l’INSTAT en 2012, les recettes des produits d’exportation d’Ambatovy se chiffrent à 2.000 milliards d’Ariary contre 620 milliards d’Ariary pour le textile, 370 milliards d’Ariary pour le girofle, 132 milliards d’Ariary pour la crevette et 23 milliards d’Ariary pour la vanille. Le nickel raffiné sera le plus grand pourvoyeur de devise étrangère dans le pays et avec un apport en devise de plus d’1 milliard de dollar, ce produit va modifier la structure des exportations de Madagascar ainsi que sa balance commerciale en se rapprochant de l’équilibre, voire même de l’excédent lorsque le cours du nickel connaîtra un cycle haussier, souligne Ambatovy. Le nickel apportera, selon la compagnie, deux fois plus de devises que les autres produits d’exportation, allant de 700 millions de dollars à environs 1,8 milliard de dollars.
La compagnie prévoit de produire annuellement 60.000 tonnes de nickel pur à 99,8%, sur le marché international et avec ce chiffre, Ambatovy produira environ 3% de la production mondiale de nickel. Madagascar, avec toutes ces données, est classé parmi les 10 premiers pays producteurs de nickel raffiné avec la Chine produisant 411 000 tonnes en 2011, la Russie, le Japon, le Canada et l’Australie.

21 ou 31, c’est la même histoire

Ce qui étonne, non seulement les Malgaches mais également la compagnie elle-même car les redevances que cette compagnie a versé à l’Etat n’ont aucun effet sur l’économie pour ne pas dire mal utilisé. En 2012, Ambatovy a payé 21 millions de dollars en termes de taxes et redevances et en 2013, Ambatovy a payé 31 millions de dollars. Quels ont été les impacts de ces sommes colossales ? Comme souligne la compagnie elle-même, elle n’a pas le droit de dire à l’Etat d’utiliser les taxes d’une telle manière mais ce que l’on constate dans la gestion des recettes de l’Etat, c’est inimaginable. Ambatovy fait toujours l’objet de plusieurs rumeurs et c’est l’une des raisons pour lesquelles la compagnie organise depuis hier une porte ouverte qui va durer 10 jours afin d’éclaircir la population sur ces rumeurs. Ces journées « porte ouverte » se tiennent à la Gare de Soarano où le nickel même est présent pour que les visiteurs puissent voir de quoi ce produit qui a dépassé la vanille et la crevette ressemble. Avec plus de 10.000 employés dont 80% sont des nationaux, Ambatovy est l’une des plus gros investissements industriels à Madagascar et la compagnie est en train de former des relèves étant donné que les étrangers travaillant actuellement à Ambatovy vont quitter le navire dans les années qui viennent.

Racl.R
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2015

Politique : Com de la HCC. Social : Rapport de la FAO : 8 millions de malgaches sous alimentés. Hausse de 8,3 % du coût de la vie en un an. Ambatovy en panne…

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COMMUNIQUÉ DE LA HCC DU 04 JUIN 2015

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana

HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE

N°07-15/P/HCC/COMM                                        

FILAZANA

Mba ho fanajana ny Zon’ny Olom-pirenena hahafantatra (droit à l’information), dia ampahafantarina ny besinimaro fa manohy hatrany ny fizahana lalina ny taratasy napetrak’ireo Solombavambahoaka miampanga sy mangataka ny fanonganana ny Filoham-pirenena, tamin’ny alarobia 28 may 2015, ny Fitsarana Avo momba ny Lalam-panorenana, ao anatin’ny fanajana ny Lalana Fototra sy ny lalana velona.

Araka izany sy mba ho fanajana ny zon’ny fiarovana, izay anisan’ny zo fototra arovan’ny Lalam-panorenana, voafaritra ao amin’ny andininy faha- 13 andalana faha-enina, dia nampahafantarin’ny Fitsarana Avo, ny Filohan’ny Repôblika avy hatrany, araka ny paik’ady voafaritra, ny fisiana sy ny votoatin’io taratasy famakiana ady miampanga azy io.

Nametraka ny rijan-teny fiarovan-tenany ny Filohan’ny Repôblika tamin’ny alalan’ireo Mpisolovava azy ny Talata 02 jona lasa teo.

Ny Alarobia 03 jona kosa dia nisy Mpisolovava efatra mianadahy nametraka taratasy fampahafantarana ny Fitsarana Avo momba ny Lalam-panorenana fa hirotsaka hiaro ny tombotsoan’ ireo Solombavambahoaka Mpitory amin’izao raharaha izao.

Ho fampahafantarana ny mpitory sy ho fanajana ny Zon’ny Mpisolovava ary ao anatin’ny fandalinana ny raharaha ihany koa dia nomena ireo Mpisolo vava nosafidin’ireo Solombavambahoaka Mpitory ireo ny dika mitovy ny antontan-taratasin’ady.

Nomena fotoana izy ireo mba handinihiny izany ary koa hametrahany, raha toa ka misy izany, ny fehin-teny.

Isaorana isika miandry am-pilaminana sy mamela ny Fitsarana Avo hiasa malalaka ao anatin’ny fitoniana ho Tombotsoa Ambonin’ny Firenena.

Natao androany, faha-04 jona 2015

NY FILOHAN’NY FITSARANA AVO
MOMBA NY LALAM-PANORENANA

RAKOTOARISOA Jean-Eric

Ambohidahy• BP 835 • ANTANANARIVO 101 (MADAGASCAR)
Tél : 261 20 22 661 66

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La sous-alimentation touche huit millions de Malgaches

Le rapport 2015 sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde fait le point des progrès accomplis. Les objectifs de réduction de la faim y sont définis.
LEXPRESSMADA.COM

Nutrition – Aggravation de la sous-alimentation

 05.06.2015

Le rapport 2015 sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde fait le point des progrès accomplis. Les objectifs de réduction de la faim y sont définis.

L’objectif du millénaire pour le développement (OMD) n’est pas atteint pour Madagascar. Le nombre de personnes sous-alimentées ne fait qu’augmenter depuis 1990 selon le FAO dans le rapport de l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2015 qu’il a publié sur son site-web.

En effet, si dans les années 1990, 3.3 millions de Malgaches étaient sous-alimentés, en cette année 2015, ce chiffre a atteint les 8 millions. D’après Andry Mahenika, un coordinateur de projet sur la sous-alimentation, « Madagascar n’a pas un climat favorable sur toute l’Ile pour l’agriculture, qui est l’une des solutions pour lutter contre la sous-alimentation, c’est pour cela que ce chiffre monte autant ». « La croissance accélérée du nombre de la population est la cause de la sous-alimentation », selon Aintsoa Benjamina, un responsable d’ONG spécialiste en nutrition. D’après ce rapport élaboré par le FAO, les causes de l’insécurité alimentaire et la sous-alimentation à Madagascar sont les catastrophes naturelles et l’instabilité politique. Dans ces contextes, les mesures destinées à protéger les populations vulnérables et à améliorer les moyens d’existence ont été difficiles à
mettre en œuvre ou ont été inefficaces.

Amélioration possible
Dans d’autres pays en voie de développement, des améliorations ont été obtenues, mais globalement, il reste encore beaucoup à faire pour éliminer la faim et instaurer la sécurité alimentaire dans toutes ses dimensions, notamment pour le cas de Madagascar.

Les facteurs qui, à ce jour, ont le plus contribué à une plus grande sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition sont mis en avant. Ces facteurs sont notamment la croissance économique, qui doit être sans exclusion et offrir la possibilité d’améliorer les moyens d’existence des populations pauvres. Pour progresser dans ce domaine, il est essentiel d’améliorer la productivité et d’accroître les revenus des petites exploitations familiales.
La protection sociale qui contribue directement à la réduction de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition du fait qu’elle permet d’améliorer la sécurité du revenu et l’accès à une meilleure nutrition, à de meilleurs soins de santé et à une meilleure éducation. D’après le rapport du FAO, « cette protection sociale rend les populations pauvres plus à même de participer à la croissance grâce à un meilleur accès à l’emploi en renforçant les capacités humaines et en atténuant les effets de chocs ». Enfin, les améliorations
sont possibles avec la qualité des régimes alimentaires, aux conditions d’hygiène et à l’accès à l’eau propre, surtout au sein des groupes de population les plus
démunis.

Ravo Manambitsoa

L’Express de M/car

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Indice des prix à la consommation à Antananarivo

Une variation considérable

Les prix à la consommation ont cru de 8,3% entre avril 2014 et avril 2015, à Antananarivo selon le dernier rapport de l’Institut National de la (…).

Une variation considérable

vendredi 5 juin 2015, par Randria M.

Les prix à la consommation ont cru de 8,3% entre avril 2014 et avril 2015, à Antananarivo selon le dernier rapport de l’Institut National de la Statistique. En variation trimestrielle, entre janvier et avril 2015, ces prix ont augmenté de 2,8%.

Cette hausse est due surtout à la forte augmentation de prix des « produits vivriers transformés », qui se sont élevés de 17,3%, entre avril 2014 et avril 2015, mais également les« produits vivriers non transformés », les « produits manufacturés industriels » et les « produits manufacturés artisanaux » qui ont augmenté respectivement de 7%, de 6,9% et de 7,1%. D’autre part, il y a les prix des produits pharmaceutiques pour la « santé » qui ont augmenté de 1,9% pour le mois d’avril.

Par contre, les prix de « l’ameublement, équipement ménager, entretien » ont connu une diminution de 0,6% le mois d’avril 2015 contre une hausse de 2,3% pour le mois de mars 2015. Quant aux prix des « produits locaux », des « produits alimentaires, boissons, et tabacs » ainsi que du transport, ils demeurent stables. C’est également le cas pour la viande de bœuf, l’huile de soja, le sucre blanc, entre le mois de mars et avril 2015. Le prix du riz a baissé de 0,8, durant cette période.

Toujours selon ce rapport, il y a un ralentissement de la hausse des prix à la consommation, entre mars 2015 et avril 2015. Si les prix ont augmenté de 1,6% entre février 2015 et mars 2015, cette hausse n’est que 0,1% entre mars et avril 2015.

Les variations s’enchainent mais la hausse des prix domine, car le pouvoir d’achat de la population n’est pas prêt de suivre et encore moins de devancer cette tendance à la hausse, vu le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement. « Je regrette de ne pas avoir rassemblé mes matériaux l’an dernier, à cette époque, le prix d’une pièce de carreau de 30cm ne coutait que 1400 ariary, aujourd’hui elle coûte 2000 à 2200 ariary » dixit un père de famille, qui s’apprête à rénover sa maison.

Tribune M/car

 fmi

Le FMI pessimiste

vendredi 5 juin 2015, par Léa Ratsiazo

Le Fonds monétaire international (FMI) qui vient d’achever sa mission à Madagascar et n’a pas caché son inquiétude face à la conjoncture économique qui prévaut dans la Grande Ile. Ainsi, le FMI constate que “La situation économique actuelle est difficile. La faiblesse des cours des produits de base et des conditions climatiques sévères – cyclone, inondation et sécheresse qui ont frappé une grande partie de Madagascar au début de cette année – ont eu d’importantes conséquences négatives sur les perspectives de croissance de 2015. Cet affaiblissement de l’activité économique affecte la mobilisation des recettes, restreignant la capacité de l’Etat à assurer la fourniture des services de base aux publics au niveau envisagé dans la Loi de Finances de 2015.

« L’utilisation judicieuse des ressources publiques » est soulignée par le FMI ainsi que « l’accompagnement de la croissance soutenue du secteur privé, créatrice d’emplois. ». Le FMI rappelle les indispensables « réformes de l’appareil judiciaire pour garantir le respect de l’État de droit, ainsi que celles des grandes entreprises publiques, telles que Air Madagascar et JIRAMA. »

Le FMI note « le niveau de recouvrement des recettes à Madagascar qui demeure très faible au regard des besoins du pays. Les principales sources de cette faiblesse sont l’importance du secteur informel et la pratique largement répandue de non paiement des impôts qui s’est développée au cours de la période de transition. »

Une autre mission du FMI est prévue au mois d’août et qui pourra aboutir à un accord sur un programme de réformes financés par le FMI.

Tribune M/c ar

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2015

ECONOMIE

Ambatovy en chômage technique: Risque de pertes de milliers d’emplois

L’usine d’Ambatovy a été interrompue par une grève.
L’usine d’Ambatovy a été interrompue par une grève.

Des milliers d’emplois sont actuellement menacés à cause des problèmes rencontrés par Ambatovy.

Qui l’aurait cru ? Et pourtant c’est la réalité, Ambatovy le géant du nickel et du cobalt rencontre énormément de problèmes au point d’être obligé de réduire ses effectifs à partir d’aujourd’hui. « J’ai le regret de vous informer qu’au cours des prochains jours,  un programme de chômage technique sera mis en place, impactant un certain nombre de postes dans la société » indique notamment un communiqué signé par Tim Dobson, le Président d’Ambatovy.

Douche froide. Un chômage technique qui sera une douche froide pour les employés concernés habitués à des conditions de travail, l’une des meilleures à Madagascar. A l’origine de ces problèmes d’Ambatovy se trouve évidemment, la baisse dramatique des cours du nickel, ces dernières années. Mais il y a également les problèmes techniques nés des 27 jours de grève, à la mine, puis à l’usine d’Ambatovy. Des perturbations qui ont obligé les dirigeants d’Ambatovy à réduire ses prévisions de production pour l’année 2015.« Il résulte de ces deux facteurs négatifs qu’Ambatovy doit absolument passer par une réduction de taille afin d’être en capacité de poursuivre ses opérations dans la limite des fonds disponibles. Faute de réagir immédiatement, nous serions rapidement forcés de fermer la mine et l’usine. Ce qui causerait la perte d’emploi de tout le personnel d’Ambatovy.

Expatriés. En tout cas, ce chômage dont les détails seront connus ce matin, au cours d’une conférence de presse organisée par la Direction d’Ambatovy concernera tout le monde. Y compris les expatriés dont les valeurs des dépenses ont été réduites de 40%. Evidemment les nationaux seront touchés par cette mesure qu’Ambatovy compte appliquer. Toutefois, Ambatovy ne souhaite pas en arriver à l’option extrême de la fermeture. « Nous prenons toutes les mesures  possibles pour éviter cela, y compris une réduction du nombre de postes, sans affecter  le niveau de production » En tout cas, avec ces problèmes d’Ambatovy qui est le plus grand pourvoyeur de devises, c’est l’ensemble de l’économie qui risque de tomber complètement en panne.

Midi M/car

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Ambatovy

Le chômage technique d’une partie du personnel d’Ambatovy inquiète les banquiers !

vendredi 19 juin 2015, par Léa Ratsiazo

Les employés d’Ambatovy mis en chômage technique ne sont pas les seuls inquiets, les banquiers qui ont octroyé des crédits à ces employés le sont également. Les principales banques primaires à Madagascar disposent d’encours de crédits d’au moins 600 millions d’ariary par établissement à l’endroit de ces employés. Les employés ont bénéficié de crédit de 15 millions d’ariary en moyenne. Une somme supérieure à la moyenne nationale dans la mesure où les employés d’Ambatovy gagnent plus par rapport à cette moyenne nationale. Si jamais, la situation ne s’améliore pas, les banques et une grande partie des partenaires d’Ambatovy seront aussi en difficulté.

Tribune M/car

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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