01/03/2015. Une Justice absente, encore un cas de lynchage à Mananara Nord. 9 Mars, 5 braqueurs lynchés par la foule.

Insécurité

Justice populaire à Mananara nord

lundi 2 mars 2015

La justice populaire a encore sévi dans le district de Mananara nord, région Analanjirofo. Le bilan est lourd : six (6) morts au total dont trois (3) brûlés et carbonisés et deux (2) blessés encore à l’hôpital de Mananara. Ces individus sont des « présumés voleurs en fuite, ayant blessés gravement par balles, un opérateur économique ».

Une foule en furie s’est ruée en milieu de matinée du 1er mars 2015 devant le commissariat de police de la ville de Mananara nord. Elle réclame qu’on lui livre les trois (3) bandits recherchés et appréhendés pour avoir volé un million d’ariary et blessé par balles leur victime –un opérateur dans le girofle. L’état de santé de cet opérateur a nécessité une évacuation sanitaire d’urgence à Antananarivo, selon nos sources.

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Incapable de maintenir l’ordre et de contenir cette foule déchaînée en raison apparemment de leur effectif, selon notre source, les responsables du commissariat décident vers 15h, de libérer les trois individus et sur lesquels la foule s’est livrée à des actes macabres. Non content de les rouer de coups jusqu’à leur mort, la foule a brûlé les cadavres de ces trois individus à l’aide des pneus de camion ; c’était vers 22h.

D’autres bandits qui auraient participé à l’assassinat d’un paysan agriculteur, ont été arrêtés dans la commune rurale d’Antanambe Mananara ; ils ont également été victimes de la justice populaire alors qu’ils étaient sur le chemin du commissariat de police de Mananara.

Joint au téléphone ce 02 mars 2015, Sidonie Raharinirina, député de Madagascar, élue à Mananara nord, est prudente : « le calme règne en ce moment à Mananara nord. Les autorités sont en pleine réunion à laquelle elle participe ; elle promet de plus amples informations et état des lieux dans les prochaines heures ».

Recueilli par Bill . Madagascar Tribune

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Attaques en série d’exportateurs de girofles : 3 bandits dont un chinois lynchés devant les autorités .

C’est assez récurrent dans cette partie de l’île : pour diverses raisons, la foule préfère rendre justice elle même, et les responsables, en face, incapables d’imposer leur autorité….

Trois individus dont un serait un ressortissant chinois, présumés auteurs d’une attaque à main armée contre un opérateur de girofle, ont été lynchés à mort par la foule devant le commissariat de police de Mananara, hier après midi. Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, la foule est toujours amassée devant le commissariat de police qui se trouve en face du bureau du district, a rapporté une source locale.
D’après notre source, ces 3 individus avaient été appréhendés par la police depuis samedi soir comme étant des présumés auteurs d’une attaque perpétrée le soir du vendredi 27 Février 2015, contre un richissime businessman de girofle. 8 hommes auraient été les auteurs, nous a-t-on informé dont 3 retrouvés hier tandis que d’autres auraient pris la fuite vers Toamasina. 4 autres ont été appréhendés à Tanambe, hier soir, et étaient sur la route de Mananara. Le sort de ces 4 autres présumés bandits n’est pas encore connu. Les 3 présumés bandits, victimes de vindicte populaire, devaient être déferrés au parquet, hier après midi. C’était lors de ce transfert que la foule s’est déchaînée contre eux. Notre source a fait savoir que ces présumés bandits ne sont pas des habitants de Mananara mais proviennent d’autres régions de Madagascar.
Vindicte populaire : une tradition malheureuse à Mananara Nord
La vindicte populaire d’hier n’est pas une première à Mananara Nord.

Pendant la période de transition, 17 cas ont été recensés par les autorités locales, nous a-t-on informé. La tragédie d’hier a laissé impuissantes les autorités locales. Elles n’avaient pas pu arrêter le lynchage, faute de matériels adéquats pour une dispersion de foule. Malgré une réunion d’urgence de l’Organe Mixte de Conception locale, le mal n’a pu être évité. Les négociations engagées par la députée de cette localité et le maire n’ont pas réussi à faire reculer la foule.
Pire encore, la foule amassée devant le commissariat a voulu s’en prendre aux policiers et a menaçé d’incendier le bâtiment. Certains individus ont accusé les policiers de protéger les bandits alors qu’ils réclamaient leur tête. Une menace qui a été évitée de peu, a avancé notre source. Toutefois, les familles des agents de la police de la ville de Mananara Nord ont été sécurisées, depuis hier. En ce qui concerne l’opérateur de girofle attaqué par les bandits, il a été évacué par avion à Antananarivo.

Marc A. Ma TV.

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Fitsaram-bahoaka.

VAOVAO: Tratra ireo jiolahy 08 nanafika mpandrahaha iray teto MANANARA NORD omaly 01er Mars ka niharan’ny fitsaram-bahoaka ny 06 lahy t@izy ireo. ary nodorana teo anoloan’ny biraon’ny Police eto Mananara omaly. Marihina fa mbola tadiavina ireo naman’izy ireo sy ny Patron ambadiky ny fanafihana mitampiadiana ataon’izy ireo. ny antony namonoana azy ireo dia nohon’ny ‪#‎tsy‬-matoky-fanjakana-intsony-ny-vahoaka satria raha vaotratra ny malaso dia mivoaka hoazy rehefa tonga eo anatrehan’ny manampahefana….

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AMPANOTOKANA – La foule exécute cinq braqueurs armés

L’Express de M/car. 09.03.2015
Cinq bandits qui venaient de braquer des voyageurs avec un Kalachnikov et un pistolet ont eu affaire au fokonolona. Les malfaiteurs ont été froidement tués sitôt leurs cartouches épuisées.

Fin tragique pour cinq bandits de grand chemin. À court de munitions après avoir échangé des coups de feu avec des gendarmes appuyés par des éléments du Détachement Autonome de Sécurité (DAS), cinq individus forts de Kalachnikov et de pistolet automatique, ont été lynchés à mort sitôt tombés dans les griffes d’une foule en état d’énervement total. Aux dernières nouvelles, leurs armes sont entre les mains des forces de l’ordre, et le butin d’un braquage qu’ils venaient de commettre a été récupéré.
Ce quintuple homicide faisait suite à un braquage musclé qui a mis en ébullition Ambatomitsangana Ampanotokana dans la matinée d’hier. Les bandits ont frappé aux alentours de 9 heures. Roulant à moto, trois opérateurs sont tombés dans un guet-apens qu’ils ont tendu sur un tronçon de route en mauvais état. Pris dans leur embuscade, une victime grièvement blessée a été, sans tarder, évacuée sur Tana. Elle est encore placée sous soins intensifs dans une clinique privée. Ses deux compagnons d’infortune ont été pour leur part dépouillés d’une importante somme d’argent.

Fuite éperdue

De source auprès de la gendarmerie, un chef de famille de quarante-et-un ans, habitant à Fenorivobe, a été délesté de dix-huit millions d’ariary en liquide. Un homme de cinquante-huit ans, tombé dans la nasse du gang, a pour part, perdu une somme évaluée à 600 000 ariary dans cette attaque armée.
Alors que les assaillants ont pris la poudre d’escampette après avoir sévi, laissant pour mort la victime sérieusement touchée, les deux autres, qui ont eu plus de peur que de mal, ont donné l’alerte. Rameutés par un vent de terreur qui soufflait dans les environs, les riverains ont d’emblée engagé une poursuite avec les militaires du DAS et les forces de gendarmerie. Ayant pris la fuite à pied, les fuyards sont tombés nez-à-nez avec les poursuivants au bout de quelques kilomètres, à la hauteur du village d’Alarobia Ampahimanga.
En se heurtant aux forces de l’ordre, la bande a fait parler la poudre. Prêts à en découdre avec les braqueurs, les poursuivants ont frappé d’une main de fer avec leurs armes de guerre. Face à la puissance de feu des gendarmes et du DAS, les braqueurs ont battu en retraite, en continuant leur fuite éperdue comme des bêtes traquées. Revigorée après ce repli, la foule en furie a continué à se lancer aux trousses des malfaiteurs. Les fuyards désemparés ont tiré des coups de semonce, mais le fokonolona n’a pas pour autant lâché prise. Ils se sont fait cueillir après que les derniers coups de feu ont sifflé aux oreilles.

Seth Andriamarohasina

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Santionany vitsy, satria maneran’ny Nosy dia maro ny hatezeram-bahoaka.

VOHIPENO : Rangahy voalaza ho nanolana an-janany matin’ny fitsaram-bahoaka

Nitrangana fitsaram-bahoaka indray tany Vohipeno.25 février 2015

Raim-pianakaviana iray voarohirohy fa nahavita nanampatra ny filàn-dratsiny tamin’ity zanany vavy vao 15 taona, izay naterany no maty tsy tra-drano noho ny vono sy daroka nataon’ny fokonolona azy.

Tamin’ny tapaky volana janoary lasa teo no nisehoan’ity habibiana ity teo an-tampon-tanànan’i Vohipeno. Tamin’io fotoana io dia voalaza fa nandray ny andraikiny feno ireo mpitandro filaminana avy eo anivon’ny Polisim-pirenena raha nahare ny zava-nitranga. Avy hatrany dia nidina ifotony ireto farany ary nanao ny fisamborana an’ity raim-pianakaviana nahavanon-doza.

Araka ny loharanom-baovao voaray dia azo lazaina ho very an-javony ihany ka tsy nahafa-po ny mponina tao an-toerana ny sazy azon’ity olon-dratsy. Ny talata lasa teo manodidina ny tamin’ny 2 ora tolak’andro dia fantatra fa nanapa-kevitra ny mpanjaka tao Vohipeno haka an’io lehilahy mba hokabariana ao amin’ny Vatomasina
araka ny fomban-tany fanaon’izy ireo rehefa misy olona tratra mandika lalàna tahaka izao. Andian’olona maromaro izay nahazo ny iraka no nandeha nisambotra an’ilay rangahy tamin’izany, ity farany izay voalaza fa somary mamomamo tamin’io fotoana io ka tsy maintsy nofatorana ny tanany mba tsy afa-hihetsika. Tsy nijanona fotsiny tamin’izay anefa fa mbola nikiry nanohitra ihany izy ary mbola nahavita nanopa ny mpanjaka “Takara” ihany koa ka teo no nahatonga ny olona nikasi-tanana azy.
Raikitra ny korontana teo amin’ny 100 metatra tsy hidirana ny lapa, samy nanampatra ny hatezerany tamin’ilay rangahy avokoa ny olon-drehetra. Nandeha ny daroka sy ny vono isan-karazany tao anatin’izany izay nitarika ny fahafatesany teo noho eo.

Fantatra fa nampidirina tao an-dapa ihany ny razana taorian’izay. Araka ny vaovao voaray hatrany dia tsy tapaka nisy Polisy teny an-toerana nandritra io fitsaram-bahoaka io saingy ireto farany dia tsy afaka nanao na inona na inona. Tokony ho tamin’ny 4 ora hariva no tonga nijery ny zava-nitranga teny an-toerana ny kaomandan’ny Kaompania Manakara niaraka tamin’ny kaomandan’ny borigady ao Vohipeno. Taorian’ny fifampidinihana dia naverina tamin’ny fianakaviany ny razana rehefa avy nozahan’ny mpitsabo.

Avotra isaorana Ino Vaovao

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AMBALAMANASY CARREAU 2 : Tovolahy sarona nangalatra “ampli” matin’ ny fitsaram-bahoaka

Tranga iray manamarina izany ny tao Ambalamanasy “carreau 2”, ny antoandron’ny alatsinainy 23 febroary lasa teo. 25 février 2015

Tsy mahatoky ny mpitandro filaminana sy ny Fitsarana mihitsy ny vahoaka ary leo ny vaky trano lava. Vokany, ny fitsaram-bahoaka ihany no vahaolana hitan’izy ireo fa mahomby hoentina hamaizana ireo mpanao ratsy.

Tovolahy iray sahabo 35 taona no sarona ambodiomby nangalatra “ampli-baffle”, ka niharan’ny fitsaram-bahoaka. Andro mazava tokony tamin’ny 4 ora no nanaovany ny asa ratsy.

Raha ny voalaza dia nopitsohiny avy ety ivelany ny varavarana tao amin’ilay trano mihidy iray, nangalarany ireo entana. Nisy nahatsikaritra anefa izy. Navelan’ny manodidina nigalabona tao anaty trano aloha ity mpamaky trano ity. Izy mivoaka tao anatin’ilay trano nitondra ilay fitaovana no nanaovan’ny fokonolona tambabe nosamborina. Tsy afaka nanao na inona na inona ity mpangalatra ity. Izy rahateo efa tsy zoviana amin’ny mponina eny Ambalamanasy fa efa kalaza ratsy amin’ny vaky trano.

Tsy niantso mpitandro filaminana na nanatitra azy teny amin’ny biraon’ny fokontany intsony ny fokonolona fa avy hatrany nampihatra ny fitsaram-bahoaka. Tsy lahy, tsy vavy, tsy antitra tsy tanora, tsy ankizy, fa samy nidaroka avokoa. Tao no namira antsy ny lohany. Maty nivalampatra teny amin’ny lalana noho izany ity tovolahy ikoizana amin’ny vaky trano tao amin’ny faritra Ambalamanasy ity.

Kamy Ino Vaovao

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Madagascar Democraty (05/03/2015)

Justice populaire et expéditive malgache digne de Daesh

Une enseignante a frôlé la mort à Analamalotra Toa­masina dimanche. Soupçon­née d’avoir empoisonné l’un de ses élèves, un garçon de neuf ans du nom de Ruffin Roberto, scolarisé dans l’école primaire publique du village où elle enseigne, elle a échappé de justesse à la vindicte populaire. Les forces de l’ordre sont venues l’arracher d’entre les griffes d’une foule en état d’énervement total.
Cette enseignante du primaire avait l’habitude de motiver ses élèves à sa manière pendant les cours qu’elle dispense. Elle récompenserait avec des biscuits les élèves qu’elle interroge lorsque ces derniers donnent les bonnes réponses. Il y a une dizaine de jours, la jeune victime aurait reçu un biscuit de sa part lors d’une interrogation orale. Des soupçons ont néanmoins commencé à peser sur elle lorsque le garçonnet est tombé malade et a succombé le dimanche 22 février. Le constat du médecin a révélé qu’il est mort suite à une fièvre thyphoïde.
Seth Andriamarohasina

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Lynchage et échauffourées à Ambilobe : une foule en furie s’en prend aux policiers

(NewsMada 05/09/13)

Ayant refusé de livrer quatre suspects à la vindicte populaire, les éléments du commissariat d’Ambilobe se sont attirés hier les foudres d’une foule en furie. Les policiers ont dû faire usage de leur arme. La ville d’Ambilobe a été hier le théâtre de violentes échauffourées. Des milliers de gens se sont attaqués au commissariat et ont brûlé vif un homme suspecté d’être un membre d’une bande armée qui a longtemps écumé Ambilobe.

Un bilan encore provisoire a fait état d’une personne tuée et six autres blessées par balles. Des voitures ont également été vandalisées et des maisons saccagées. D’après le contrôleur général de police Aimé Tantely Razafimanantsoa, directeur de la Sécurité publique et non moins directeur général de la police nationale par intérim, la situation reste confuse pour le moment, étant donné que plusieurs versions des faits sont parvenues à la direction de la police. Selon ses explications, cette affaire a pris sa source après l’arrestation par la police de quatre individus suspectés d’avoir participé à une série de vols à main armée dans la ville d’Ambilobe et des localités environnantes.

Ayant appris que quatre suspects ont été capturés par la police, près d’un millier de gens se sont rués au commissariat pour réclamer leur tête. Pris de court par cette tournure aussi violente qu’imprévue, les policiers ont essayé de calmer la foule mais en vain. Les gens ont crié à la vindicte populaire. Selon une source locale, les policiers ont refusé de livrer les suspects. «Leur refus a mis la foule en colère. Dès lors, la tension est montée de plusieurs crans. Les gens ont tenté de faire du forcing dans le commissariat, obligeant ainsi les policiers à utiliser leur arme. De leur côté, les gens ont riposté par des jets de pierres. D’après ce que nous avons entendu, six personnes ont été blessées dans les échauffourées et évacuées d’urgence vers l’hôpital d’Ambilobe», a précisé une source locale. Les éléments de la gendarmerie qui sont venus à la rescousse ont également été caillassés et leurs véhicules endommagés.

Le suspect livré sur l’autel de la barbarie

Face à la foule excitée qui emplissait davantage la cour du commissariat, les policiers ont dû céder et lui a livré l’un des quatre présumés bandits. Toujours d’après la source, celui-ci a été particulièrement identifié par l’une des victimes du vol. Sans attendre, les gens l’ont brûlé vif. En début d’après-midi, certains des manifestants ont quitté les lieux dans le but d’incendier les domiciles des policiers dont celui de l’adjoint du commissaire. Selon les manifestants, cet officier de police aurait été le premier à avoir tiré sur la foule. Finalement, les gens ne s’en sont pris qu’aux objets se trouvant à l’intérieur des maisons louées par trois policiers. En fin d’après-midi, la tension a baissé graduellement mais des jets de pierres sporadiques ont pu être observés jusqu’à une heure tardive de la soirée. Les trois autres suspects auraient également été relâchés mais aussi curieux que cela puisse paraître, les manifestants n’auraient touché à aucun poil de leurs cheveux. Selon le contrôleur général de police Aimé Tantely Razafimanantsoa, 16 éléments de la FIP d’Antsiranana, 10 éléments du commissariat d’Ambanja, 12 éléments de la circonscription de gendarmerie d’Antsiranana et des militaires ont été envoyés en renfort à Ambilobe afin de parer à toute éventualité. Encore un épisode malheureux qui n’est pas sans rappeler les mésaventures des policiers de Mananara qui, le 4 mai dernier, ont dû affronter la colère des gens à la suite d’une histoire de délestage. A cause des réactions hostiles des habitants, le commissariat a dû être fermé pendant des mois et ce sont ces derniers mêmes qui ont demandé sa réouverture.

Mparany

Deux morts et cinq blessés Selon les informations de dernières minutes, un des manifestants a également perdu la vie au cours des échauffourées. Il aurait été blessé dans la bousculade. Ce qui porte à deux le nombre des morts durant l’événement d’hier. Ses blessures ont été telles qu’il n’a pas survécu. D’après une source bien informée, les cinq autres blessés ont été évacués à l’hôpital «Manaram-penitra» d’Antsiranana. News Mada

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Sécurité

La vindicte populaire reprend

jeudi 5 mars 2015, par Léa Ratsiazo

Deux cas de justice populaire ont eu lieu ces derniers jours : à Mananara Nord et à Ambohimanarina Antananarivo. La vindicte populaire de Mananara Nord a fait six victimes (cf. Madagascar-tribune du lundi 02 mars 2015). Selon les témoins sur place, leur mise à mort a eu lieu devant les forces de l’ordre. A Ambohimanarina par contre, les forces de l’ordre ont pu éviter de justesse la mise à mort d’une famille de trois personnes accusées par la foule en furie de rapt d’enfant.

Le Secrétariat d’Etat à la gendarmerie (SEG), le général Didier Paza, a rencontré la presse pour réitérer le message comme quoi « dans un Etat de droit comme le nôtre, la justice populaire n’est pas tolérée et ternit gravement l’image de Madagascar. Il appartient au système judiciaire de juger les coupables selon la loi et de sanctionner en conséquence ». Des ordres ont été transmis à Mananara Nord pour arrêter et traduire en justice les auteurs de l’assassinat de ces individus selon le SEG.

Rappelons que c’est un cas de justice populaire qui a conduit au lynchage de trois personnes dont deux français à Nosy Be en octobre 2013 qui a provoqué le classement de Madagascar en zone orange au niveau du tourisme mondial. Dès son arrivée au pouvoir, le président de la République Hery Rajaonarimampianina a fait des pieds et des mains pour faire retirer La Grande Ile de ce classement qui nuit gravement au tourisme. Ce qui est louable en soi. Sauf qu’on dirait que les dirigeants ne s’expriment guère et ne font pas grand cas quand ce sont les nationaux qui sont victimes des vindictes populaires ou victimes tout court des exactions des dahalo et autres malfaiteurs.

Sans cautionner la justice populaire, les sociétés civiles rappellent une fois de plus que les vindictes populaires sont les fruits de la méfiance générale de la population envers le système judiciaire, gangréné par la corruption. Les citoyens estiment, à tort ou à raison, que les « coupables » seront relâchés une fois qu’ils « payent » soit au niveau de la gendarmerie et police nationale soit au niveau des tribunaux. Après quoi, ceux qui sont responsables des arrestations ou plaignants ont peur des représailles. Aussi, dès qu’on trouve un « coupable », on l’exécute sur la place publique. Ce qui est très dangereux et illégal en soi car malheureusement, dans bien des cas, on lynche quelqu’un sur la base d’une simple rumeur ou un malentendu.

Pour le moment, nous ne sommes pas encore dans un Etat de droit malgré la méthode Coué de ceux qui nous gouvernent.

Leo Ratsiazo.

Madagascar Tribune

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Gendarmerie et forces de l’ordre désavouées par les populations. 

Les victimes renoncent à porter plainte

jeudi 30 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

Les forces de l’ordre constatent que les victimes de kidnapping et même des attaques à main armée ne les contactent plus et ne portent pas plainte. La dernière et énième affaire de kidnapping d’un opérateur karana et chef de communauté Khoja n’a pas été portée devant les bureaux des forces de l’ordre. « Cette situation entrave notre travail, relève le directeur de la police nationale, nous ne pouvons travailler que sur information car les victimes ne nous contactent pas ».

Les victimes d’une attaque à main armée du côté d’Ambatobe le 21 octobre dernier ont renoncé à porter plainte aussi. Pourquoi ? selon la jeune femme victime, un des assaillants qui a pointé son arme sur elle serait un ami d’un des gendarmes. D’ailleurs lors de l’attaque, les gendarmes appelés au téléphone n’ont pas décroché. « Je n’ose pas dénoncer personnellement ceux qui m’ont attaqué, vu que ce sont des amis des forces de l’ordre et je me demande si les armes même n’appartient pas à ces éléments de forces de l’ordre. Je suis sûre qu’ils ne seront pas condamnés et vont s’en prendre à moi et à ma famille, et cette fois ils vont nous tuer carrément. D’autant que si on ne les paie pas, minimum les carburants, les enquêteurs ne se démènent pas ». D’autres victimes dans le même quartier affirment qu’ils ont payé les carburants et les crédits de téléphone des gendarmes mais une fois arrivés au Tribunal, les assaillants ont été relâchés.

Pareil pour les karana, ils paient de leur poche les enquêteurs mais aussi les kidnappeurs, sans assurance de retrouver sain et sauf leurs proches. La preuve, un jeune karanadiabétique, kidnappé depuis des mois, n’a toujours pas été remis à sa famille bien que la rançon aurait été payée. Madagascar Tribune.

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Lynchage à Nosy be

Madagascar : le lynchage de Nosy-Be lié à un commerce illicite de pierres précieuses

sebastien-judalet-Roberto-Gianfala

Le journal Le Parisien révèle de nouvelles informations sur le lynchage de 2 français à Nosy-Be en octobre 2014. Selon le média français, ce sont des proches des 2 victimes qui auraient été visés. Ces personnes seraient impliqués notamment dans le commerce illicite de pierres précieuses.

Le rappel des faits

Le 7 octobre 2014, Sébastien Judalet et Roberto Gianfala, sont torturés et brulés vifs par une foule enragée. Les 2 victimes étaient accusé d’avoir kidnappé un enfant et d’avoir jeté son corps dans la mer. Mais le Parisien révèle dans une enquête que le kidnapping d’enfants était un prétexte et que le parquet de Bobigny avait estimé que c’était des accusations sans aucun fondement. En revanche, Roberto Gianfala se serait lancé dans un commerce de pierres précieuses par l’intermédiaire d’une société d’un ami qui s’appelle Thierry Wins. Ce dernier travaillait aussi avec un bijoutier nommé Fred.

Ce sont ces personnes Thierry et Fred, qui avaient été visés par la foule. Mais Thierry Wins, qui n’entrera pas sans doute dans les annales pour son courage légendaire, à accusé Sébastien Judalet d’être impliqué dans le rapt de l’enfant. On connait la suite de l’histoire.

Un commerce illégal de pierres précieuses

L’enquête ne révèle pas si le commerce de pierres précieuses était illégal ou non, mais les lois de Madagascar stipule clairement que tout commerce de pierres précieuses doit passer à la fois par le Ministère des mines, du Commerce et l’intérieur. En général, des ressortissants étrangers n’ont pas le droit de commercer les pierres précieuses à moins qu’ils n’utilisent un intermédiaire local sur place. Ces nouvelles révélations confirment déjà ce que tout le monde soupçonnait depuis longtemps. Les 2 victimes ont été des boucs-émissaires et la foule a été incité à pratiquer une vengeance populaire. Ainsi, un sénateur nommé Joseph Yoland avait lancé un appel dans une radio locale pour massacrer les expatriés et il n’a jamais été inquiété jusqu’à présent. On a fait une dizaine d’arrestation, mais c’était d’autres boucs-émissaires plus qu’autre chose.

Toujours selon Le Parisien, Thierry Wins se cache actuellement dans le nord de Madagascar tandis que le bijoutier Fred s’est enfui de l’île dans une vedette. Et on peut se demander comment il a pu quitter l’île de façon totalement clandestine au nez et à la barbe des autorités.

La frustration et la rage d’une population aux abois

Ce massacre de Nosy-Be montre l’un des problèmes majeurs entre la population locale et les ressortissants et les minorités en général. Des ressortissants qui font tout et n’importe quoi parce qu’ils sont revêtus du manteau de l’impunité dans la corruption. Une minorité d’expatriés est impliquée dans de nombreux trafics, mais les médias internationaux gardent un silence assourdissant sur ces pratiques. Mais la population malgache a tendance à pratiquer le retour de manivelle de façon extrême et il suffit de quelques victimes pour que tous les torts soient pour la population malgaches tandis que les étrangers sont juste des bisounours de passage.

Ce double traitement médiatique est écoeurant et on a vu encore un exemple avec le kidnapping d’un jeune Karana dans la ville de Tuléar. L’ambassadeur de France s’est déplacé sur place et on ne parle même pas des médias français et anglophones qui le considèrent à la limite comme un crime terroriste. Mais on a aussi plus de 200 personnes qui sont mort de la famine dans le sud, des milliers de réfugiés à cause des inondations de Chedza et l’insécurité chronique qui a couté la vie à des centaines de malgaches, mais les médias français semblent s’en foutre totalement à moins qu’ils ne considèrent que la vie d’un français vaut celle de 1000 malgaches.

Houseniawriting

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 09/03/2015.

Tsy haiko izay ho lazaina fa resy ny firentsika , resy ny vahoka malagasy .
miady ao anaty rano sy kéré , fahantrana mandifotra no mianjady ny vahoaka maro anisa , ny sasany anefa mifaly fa voafidim-bahoka , ekena araka lazain’ny solombavam-bahoka iray fa zon’ny mampiasa ny volany amin’izay itiavany azy ! Eny tompoko , herimponareo no nahatonga anareo teo aminoo ireo toerana ireo ka dia samia manao izay mahafapo anareo ! Mirary soa tompoko .

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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